Dermatologue : métier, spécialité, salaire, formation

Article mis à jour le : 9 avril 2026

Les affections de la peau sont un motif de consultation fréquent et le métier de dermatologue est en fort développement. Les dermatologues exercent soit en libéral dans leur cabinet privé soit en tant que salariés dans un établissement de santé.

  • Comment devient-on dermato ?
  • Quelles études faire pour être dermatologue ?
  • Quel est le quotidien de ce professionnel de santé ?
  • Comment se spécialiser ou se reconvertir ? 

Ce guide complet vous donne toutes les réponses sur le travail de dermatologue et son environnement.

programme des études de dermatologue

Le métier de dermatologue en France

Les dermatologues prennent en charge toutes les affections cutanées. Elles peuvent concerner non seulement la peau, les muqueuses (les ongles, le cuir chevelu et les poils).

En quoi consiste le travail du dermatologue ?

Un dermatologue s'occupe des affections courantes telles que l'acné, l'eczéma, les allergies ou encore les verrues. Il soigne également des pathologies plus graves comme les brûlures ou les cancers. Il peut être amené à réaliser des interventions chirurgicales. Ses patients sont de tous les âges.

Un dermatologue est aussi vénérologue, c'est-à-dire qu'il peut diagnostiquer et soigner les maladies sexuellement transmissibles (IST).

Quelles sont les missions d'un dermatologue ?

Diagnostic de pathologies cutanées

  • Réalisation d'examens peau, ongles et cuir chevelu
  • Prescrire des examens complémentaires

Mise en place de traitements

  • Prescription de médicaments
  • Traitement de maladies bénignes
  • Actes esthétiques
  • Prise en charge des effets cutanés des maladies sexuellement transmissibles

Interventions chirurgicales

  • Petites interventions en cabinet
  • Chirurgies importantes en établissement hospitalier

Informer et suivre les patients

Donner les bonnes informations pour empêcher le développement de pathologies

Agir en prévention

Informer les patients et les populations considérés comme à risque pour certaines pathologies

Échanger

Communiquer avec d'autres professionnels de santé (allergologue, médecin généraliste, etc.)

Quel profil faut-il avoir pour être dermatologue ?

Un dermatologue se doit d'être minutieux et habile de ses mains afin de pouvoir pratiquer des interventions comme des opérations au laser, par exemple.

Il faut également savoir être à l'écoute et faire preuve de pédagogie. En effet, les problèmes cutanés sont souvent un symptôme d'une autre maladie plus générale, comme le stress, l'anxiété ou la dépression. Le dermatologue doit déceler les signes pour orienter et soigner.

Avec l'affluence de patients qu'il doit gérer au quotidien, un dermatologue doit être endurant et réactif dans son diagnostic. Il doit également avoir une bonne condition physique.

Où travaille un dermatologue ?

Un dermatologue a le choix d'exercer :

  • en secteur hospitalier dans un établissement privé ou public ;
  • en cabinet libéral en se mettant à son propre compte ;
  • de manière mixte avec un cabinet libéral tout en assurant des consultations en clinique ou hôpital ;
  • en salarié au sein d'entreprises ou de laboratoires de recherche, par exemple.

Quelle est l'histoire de la profession de dermatologue ?

La problématique des pathologies de la peau est très ancienne. Les premières traces d'écrits sur les maladies cutanées ont été retrouvées et datent de 5000 av JC. La première classification des maladies de la peau a été écrite en 25 av JC.

En France, c'est en 1801 qu'est créée la première grande école de dermatologie à l'Hôpital Saint-Louis à Paris.

Quelques chiffres sur le métier de dermatologue

  • En 2025, la France compte environ 2 900 dermatologues
  • Près de 58 % des dermatologues exercent en libéral
  • L’âge moyen des dermatologues reste élevé, avec une forte proportion de praticiens de plus de 55 ans
  • Il n’y a plus que 3,3 dermatologues pour 100 000 habitants
  • Ces chiffres proviennent des données récentes de la Société Française de Dermatologie et du Syndicat National des Dermatologues-Vénéréologues (SNDV), qui alertent sur une pénurie croissante.

Quel est le salaire d'un dermatologue ?

Expérience dermatologue

Salaire brut mensuel moyen

Dermatologue débutant

3 700 €

Dermatologue expérimenté

6 000 - 7 000 €

La formation pour devenir dermatologue

Pour devenir dermatologue, il faut suivre un cycle d'études spécialisé suite à un diplôme en médecine.

Quel est le diplôme pour être dermatologue ?

Le diplôme pour être dermatologue est le DES (Diplôme d'Études Spécialisées) de dermatologie vénérologie.

Quelles études faire pour être dermatologue ?

Les études pour devenir dermatologue sont longues puisqu'il faut suivre 11 années de cours à l'université.

Il faut :

  • être titulaire d'un baccalauréat scientifique de préférence ;
  • avoir suivi l'ensemble des études de médecine à la faculté pour obtenir le titre de médecin ;
  • puis se spécialiser en obtenant le DES en dermatologie (8 semestres d'études).

L'armée recrute également ses futurs médecins dermatologues dès l'obtention du bac. Il faut postuler auprès de l'ESA (École de Santé des Armées) qui dispense un enseignement composé aussi d'un enseignement militaire en parallèle des cours de médecine.

Quelles sont les épreuves du concours d'entrée aux études de dermatologue ?

Depuis la rentrée 2021, il n'existe plus de concours en fin de première année de médecine pour pouvoir poursuivre ses études. La réforme de la PACES a instauré une nouvelle organisation.

En première année, les étudiants choisissent entre une année de LAS (Licence Accès Santé) ou de PASS (Parcours Accès Santé Spécifique). Accèdent en seconde année les étudiants ayant une moyenne supérieure à une limite définie par l'université. Les places sont ensuite octroyées selon les capacités d'accueil de chaque université.

Dermatologue formation

Quel est le programme des études de dermatologue ?

Les 6 premières années d'études pour devenir dermatologue sont dédiées au cursus médical. Suivent les 4 ou 5 années de spécialisation en dermatologie et vénérologie. De nombreux stages sont obligatoires tout au long de ce cursus.

Les universités fixent elles-mêmes les types de cours pour répondre aux exigences professionnelles d'exercice en tant que dermatologue.

L'État indique néanmoins les compétences à acquérir dans l'Arrêté du 21 avril 2017 relatif aux connaissances, aux compétences et aux maquettes de formation des diplômes d'études spécialisées.

Dans quel pays le diplôme de dermatologue est-il reconnu ?

Le diplôme de dermatologue vénérologue est automatiquement reconnu par les pays membres de l'Union Européenne. En effet, la dermatologie fait partie de la liste des spécialités citées dans l'annexe V de la Directive 2005/36/UE.

DE manière spécifique, pour exercer au Québec, il est nécessaire d'obtenir une reconnaissance. Pour cela, il faut notamment réaliser un stage d'adaptation. Il est conseillé de contacter le Collège des Médecins du Québec (CMQ).

Dans les autres pays, il n'existe aucun accord de reconnaissance et chaque État met en place des règles spécifiques.

Comment se préparer aux études de dermatologue ?

Des séminaires sont régulièrement organisés pour les internes en dermatologie.

Des cours en ligne sont accessibles aux étudiants en dermatologie. Citons par exemple :

  • L'UNDF - Université Numérique de la Dermatologie Francophone qui met en ligne des supports d'enseignement sur les dermatoses
  • Les fiches Lisaa du Collège des enseignants en dermatologie de France (CEDEF)
  • Les recommandations de pratique médicale de la Société française de dermatologie

Quels livres lire quand on veut être dermatologue ? Notre Top 3

  • Dermatologie et infections sexuellement transmissibles par Jean-Hilaire Saurat et al. Éditions Elsevier Masson. Janvier 2017.
  • Dermatologie : l'essentiel par Jean L. Bolognia et al. Édition Elsevier Masson. Janvier 2018.
  • Dermatologie, Abrégés Connaissances et pratique - Réussir les ECNi par le CEDEF. Éditions Elsevier Masson, 7ème édition. Novembre 2017

Comment se reconvertir pour être dermatologue ?

Un système de Passerelle d'accès aux études de santé permet également aux titulaires de certains diplômes d'accéder directement en 2e ou 3e année d'une des 4 filières santé (Médecine, Pharmacie, Odontologie, Maïeutique).

Les conditions d'accès sont gérées par l'Arrêté du 24 mars 2017 relatif aux modalités d'admission des filières concernées.

Une reconversion dans la spécialité médicale de dermatologie vénérologie est possible lorsqu'on est inscrit dans une autre spécialité.

Pour aller plus loin, consultez le site de l'Ordre des médecins sur le changement de spécialité.

Le prix de la formation de dermatologue

Le prix des études pour être dermatologue s'élève au montant des frais d'inscription à l'université et à la CVEV (Contribution à la vie étudiante et de campus). Il s'agit de quelques centaines d'euros chaque année.

Combien coûte la formation de dermatologue ?

On peut noter qu'en étant internes, c'est-à-dire à partir de la 5e année d'études, un étudiant en médecine est rémunéré entre 1 200 et 1 300 € par mois.

Quelles sont les aides à la formation de dermatologue ?

Il est possible de se faire aider au financement de la formation initiale pour devenir dermatologue grâce à différents dispositifs :

  • Prêt étudiant
  • Aides des collectivités locales (Département, Région)
  • Bourse d'étude
  • Aides dans le cadre du CESP (contrat d'engagement service public)

La formation continue du dermatologue

Grâce à la formation continue, chaque dermatologue en activité peut actualiser ses connaissances, renforcer ses compétences ou bien se spécialiser

Il existe en France, un grand nombre de formations médicales complémentaires pour les dermatologues. L’offre disponible est variée et comprend des formations diplômantes ou non. Parmi elles, on trouve :

  • des diplômes universitaires comme le DU Dermoscopie optique ou le DIU Dermatologie esthétique, laser et cosmétologie (liste des DU et DIU disponibles sur le site de la SFD)
  • des sessions de formation proposées lors de congrès de sociétés savantes ou de fédérations de professionnels
  • des ateliers de formation dispensés par des industriels de la dermatologie ou de la médecine esthétique 
  • des formations dans des centres de formation professionnelle continue

Avec la formation continue, le dermatologue peut également faire évoluer sa carrière professionnelle ou lui donner une nouvelle orientation (ex : direction d’un service spécialisé, enseignements ou recherche au sein d’un CHU…).

Le développement professionnel continu du dermatologue

Le développement professionnel continu (DPC) est un dispositif de formation continue réglementé. Le DPC permet aux dermatologues, comme à tous les professionnels de santé, de suivre une formation continue adaptée à l'évolution de leur profession.

Les orientations pluriannuelles prioritaires de DPC pour les dermatologues

Pour être éligible au DPC, une formation doit répondre à, au moins, une des orientations nationales prioritaires. Les orientations de DPC sont des thématiques prioritaires de santé publique déterminées de façon triennale par les services de l’État, en concertation avec les Conseils Nationaux Professionnels et l’Assurance Maladie.

Pour la période 2023-2025, des centaines d’orientations prioritaires ont été fixées 5 orientations de DPC spécifiquement destinées aux dermatologues (n°69 à 73) :

  • 69 - Stratégies thérapeutiques dans les pathologies dermatologiques inflammatoires chroniques (DIC)
  • 70 - Prise en charge des urgences dermatologiques
  • 71 - Stratégies diagnostiques dans le domaine des tumeurs cutanées
  • 72 - Stratégies thérapeutiques dans le domaine des tumeurs cutanées, muqueuses et ongles
  • 73 - Indications, techniques, aspects médico-légaux et éthiques des injectables à visée esthétique et correctrice en dermatologie

Certaines orientations concernent les dermatologues, entre autres spécialités :

  • 16 - Déploiement de l’activité physique adaptée (APA) (pages 67 à 70)
  • 18 - Promotion, prévention et prise en charge en matière de santé sexuelle (pages 76 à 78)
  • 19 - Repérage, accompagnement et prise en charge des pratiques addictives (pages 79 à 82)
  • 20 - Appréhension des enjeux liés à la santé environnementale (pages 83 à 85)
  • 30. Prise en charge des patients présentant des symptômes prolongés suite à une COVID 19 (pages 117 à 119)
  • 37 - Intégration d’une démarche de décision médicale partagée (pages 139 à 143)

Par ailleurs, les orientations 1 à 15 concernent toutes les professions médicales.

Orientation prioritaire n°69 - Stratégies thérapeutiques dans les pathologies dermatologiques inflammatoires chroniques (DIC)

Psoriasis, dermatite atopique, maladie de Verneuil, urticaire chronique… Les dermatoses inflammatoires chroniques sont des affections fréquentes. Leur diagnostic et leur prise en charge doivent s'adapter aux nouveaux traitements comme les biothérapies, par exemple. 

Fiche de cadrage (2 pages : n°261 et 262)

Objectifs de la formation :

  • Se familiariser avec les nouvelles thérapeutiques des DIC ;
  • Améliorer la prise en charge de ces maladies et limiter leur nombre.

Éléments de programme :

  • Le diagnostic et le bilan pré thérapeutique ;
  • Le plan de traitement global et le parcours de soins adapté ;
  • Les indicateurs pour l'évaluation et le suivi : les scores de gravité et les échelles de qualité de vie ;
  • Le dépistage des comorbidités et des facteurs de risque ;
  • Le suivi clinique et biologique ;
  • Le suivi vaccinal des patients sous immunosuppresseur et/ou biothérapie ;
  • La prévention et le dépistage précoce des effets indésirables.

Orientation prioritaire n°70 - Prise en charge des urgences dermatologiques

D’origine infectieuse, médicamenteuse, tumorale ou encore allergique, les dermatoses aiguës peuvent être graves et leurs causes sont multiples. Il est nécessaire de les repérer rapidement pour mettre en œuvre une prise en charge adaptée.

Fiche de cadrage (2 pages : n°263 et 264)

Objectifs de la formation :

  • Améliorer le diagnostic précoce aux urgences ;
  • Accélérer la prise en charge ;
  • Améliorer le parcours de soins.

Éléments de programme :

  • Savoir repérer un caractère urgent ;
  • Le diagnostic différentiel ;
  • Les critères de sévérité ;
  • La prise en charge en fonction de la situation : nourrisson, femme enceinte, personne âgée, patient immunodéprimé, patient poly médicamenté, etc. ;
  • L'utilisation des nouvelles technologies pour le diagnostic et le suivi.

Orientation prioritaire n° 71 - Stratégies diagnostiques dans le domaine des tumeurs cutanées

Le dermatologue dépiste régulièrement des tumeurs de la peau, des muqueuses et des ongles bénignes ou malignes. Un dépistage précoce permet un meilleur pronostic et une prise en charge moins agressive.

Fiche de cadrage (2 pages : n°265 et 266)

Objectifs de la formation :

  • Utiliser la diversité des moyens diagnostiques à disposition pour réaliser un dépistage plus précoce : biopsie, examen anatomopathologique, techniques d'imagerie non invasives, dermoscopie, OCT échographie cutanée...

Éléments de programme :

  • L'identification des patients à risque ;
  • La corrélation anatomoclinique dans les tumeurs cutanées ;
  • La dermoscopie et la vidéodermoscopie ;
  • L'adaptation du diagnostic en fonction des types de patients (femmes enceintes, enfants...) ;
  • Les nouvelles techniques d’imagerie diagnostique : microscopie confocale, OCT, échographie cutanée...

Orientation prioritaire n°72 - Stratégies thérapeutiques dans le domaine des tumeurs cutanées, muqueuses et ongles

D’origine infectieuse, médicamenteuse, tumorale ou encore allergique, les dermatoses aiguës peuvent être graves et leurs causes sont multiples. Différentes spécialités médicales sont concernées et le dermatologue collabore avec des chirurgiens et des oncologues, notamment.

Fiche de cadrage (2 pages : n°267 et 268)

Objectifs de la formation :

  • Améliorer la prise en charge des tumeurs ;
  • Faciliter les relations avec d'autres équipes spécialisées.

Éléments de programme :

  • Le bilan pré thérapeutique ;
  • La prescription d'examens d'imagerie ;
  • La prise en charge chirurgicale des tumeurs cutanées, des muqueuses et des ongles ;
  • Le traitement par photothérapie dynamique ;
  • Le traitement non invasif des tumeurs cutanées ;
  • Le parcours de soins.

Orientation prioritaire n° 73 - Indications, techniques, aspects médico-légaux et éthiques des injectables à visée esthétique et correctrice en dermatologie

Les demandes d'injection de produits de comblement et de toxine botulique sont de plus en plus importantes. Ces gestes nécessitent une connaissance spécifique en termes d'indications, de techniques, d'aspects médico-légaux et éthiques, d'information des patients.

Fiche de cadrage (2 pages : n°269 et 270)

Objectifs de la formation :

  • Assurer la sécurité des patients dans la prise en charge dermatologique lors d'injections.

Éléments de programme :

  • Les indications médicales et esthétiques ;
  • Les techniques d'injection ;
  • La prise en charge des effets secondaires ;
  • Le contexte médico-légal des gestes à visée esthétique et de reconstruction ;
  • La réflexion éthique.

Les actions de DPC pour les dermatologues

L’Agence nationale du DPC (ANDPC) met à disposition des professionnels de santé, une offre de formations composée :

  • d’actions cognitives, pour l’approfondissement des connaissances
  • d’actions d’analyse et d’évaluation des pratiques professionnelles
  • de gestion des risques, pour identifier, évaluer et prioriser les risques relatifs aux activités d’un métier

Il existe plusieurs formats d’actions de DPC :

  • des programmes de DPC en présentiel, en non présentiel (e-learning…) ou mixte
  • des programmes pluri professionnels (destinés à au moins 2 professions de santé différentes) ou mono professionnels

La liste officielle des formations DPC agréées est disponible sur le site de l’ANDPC.

Financement d’une formation DPC pour dermatologues

Les formations de DPC dermatologue sont payantes. Leur coût varie selon les organismes qui dispensent les enseignements et selon le format choisi (formation courte ou longue, en présentiel, e-learning ou mixte…).

Combien coûte une action de DPC pour dermatologue ?

En tant que dermatologue, vous devrez débourser entre 250 € et 1 000 €, voire plus de 2 000 € pour suivre une action de DPC.

À ces frais pédagogiques, des coûts supplémentaires de déplacement, de restauration et de logement sont à prévoir, sans oublier l’absence temporaire de vos revenus.

Quelles sont les aides financières dont peuvent bénéficier les dermatologues ?

Le prix d’une formation de DPC peut faire l’objet d’un financement sous certaines conditions.

L’Agence nationale de DPC accorde une aide financière aux dermatologues libéraux conventionnés et salariés exerçant en centre de santé conventionné qui s’engagent dans un parcours de DPC. Cette prise en charge se fait sous la forme d’un forfait.

Les règles et les modalités d’attribution des forfaits DPC pour les dermatologues sont les suivantes :

  • 21 heures de formation sont prises en charge par an et par dermatologue ;
  • les actions de DPC inférieures à 3 h ne sont pas considérées ;
  • l’aide financière accordée comprend une indemnisation versée au dermatologue pour compenser sa perte de revenus et le paiement des frais pédagogiques à l’organisme formateur.

Pour plus de précisions, consultez la fiche Forfait de prise en charge des médecins.

En dehors des forfaits DPC et en fonction de votre situation personnelle, il existe d’autres solutions pour financer, tout ou partie, d’une formation professionnelle continue :

  • le fonds interprofessionnel de formation des professionnels libéraux (FIFPL) ;
  • le compte personnel de formation (CPF) ;
  • l’association nationale pour la formation permanente du personnel Hospitalier (ANFH) ;
  • les opérateurs de compétences (OPCO Santé) ;
  • l’autofinancement avec le crédit d’impôt qui permet de déduire jusqu’à 40 h de formation par an (au taux horaire en vigueur) et/ou la déduction des frais additionnels sur la déclaration d’impôts.

Pour plus de détails, consultez notre dossier dédié au financement d’une formation professionnelle de santé.

Les spécialités et évolutions d'un dermatologue

Un dermatologue peut se surspécialiser en :

  • Dermatologie Esthétique et Correctrice
  • Dermatologie Chirurgicale

Tout au long de sa carrière, un dermatologue doit faire évoluer ses connaissances médicales et techniques par le biais de la formation continue.

Il peut également se spécialiser grâce à des diplômes complémentaires tels que des DU (Diplômes Universitaires) et des DIU (Diplôme Inter-Universitaires).

>> Voir la liste des DU et DIU existants établie par la Société française de dermatologie.

Le métier de dermatologue au quotidien

Quels sont les avantages du métier ?

Être dermatologue permet une reconnaissance de la société et des revenus confortables. Les débouchés sont importants, car il y a peu de dermatologues par rapport aux besoins de la population (5 pour 100 000 habitants). Un médecin spécialisé en dermatologie vénérologie est sûre de pouvoir exercer son métier dans la zone géographique de son choix et sans aucune difficulté.

Les évolutions de carrière sont attractives, de l'ouverture d'un cabinet privé à une carrière hospitalière à responsabilité en passant par la recherche ou encore l'enseignement.

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

Qu'il exerce en cabinet libéral ou à l'hôpital, le dermatologue a fréquemment des horaires très chargés. Les rendez-vous sont très prisés et il n'est pas rare que les patients attendent plusieurs mois avant de pouvoir obtenir une consultation avec un dermatologue.

Il n'y a clairement pas assez de dermatologues sur l'ensemble du territoire français pour répondre à une demande en croissance.

Parmi les inconvénients du métier de dermatologue, citons l'aspect parfois peu ragoutant de certaines pathologies cutanées.

Le quotidien d'une dermatologue est souvent un enchaînement de consultations pour le diagnostic et le traitement de pathologies cutanées. Les interventions chirurgicales sont bénignes en cabinet et parfois plus importantes dans le milieu hospitalier, lors de la prise en charge de tumeurs, par exemple.

Les organisations et associations pour dermatologue

CEDEF – Collège national des Enseignants en DErmatologie de France

Le CEDEF réunit des universitaires chargés d'enseignement pour le 2e et 3e cycles des études médicales.

  • Coordonnées : Maison de la Dermatologie - 10 cité Malesherbes – 75009 Paris
  • Site : https://cedef.org/

FDVF – Futurs Dermatologues et Vénérologues de France

Cette association a pour mission de représenter les étudiants internes inscrits au DES de dermatologie et vénérologie auprès des instances. Elle informe des événements et de l'actualité.

  • Coordonnées : 46 rue de Rivoli - 75004 Paris
  • Site : https://fdvf.org

SFD - Société française de dermatologie

La SFD existe depuis 130 ans et a pour mission de promouvoir la dermatologie auprès de la communauté médicale et scientifique.

  • Coordonnées : 10 cité Malesherbes – 75009 Paris
  • Site : https://www.sfdermato.org/

SNDV – Syndicat National des Dermatologues Vénérologues

Le syndicat réunit plus de 1 700 dermatologues exerçant aussi bien en libéral qu'en milieu hospitalier. C'est l'organisation de professionnels la plus importante.

  • Coordonnées : 10 rue treilhard - 75008 Paris
  • Site : http://www.syndicatdermatos.org/

Rédigé par

Laurent Lugari

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