La transformation numérique révolutionne le système de santé français. Au cœur de cette révolution, l'Agence du Numérique en Santé (ANS) orchestre cette mutation en accompagnant tous les acteurs - professionnels, établissements et patients - vers un système de santé plus connecté et plus efficace.
L'ANS développe des outils et services numériques déterminants, finance la modernisation des logiciels de santé et garantit la sécurité des échanges de données. Pour les professionnels de santé et les organismes du secteur, l'ANS représente le partenaire incontournable pour réussir leur transformation numérique et bénéficier des innovations technologiques.
Découvrons ensemble les produits et services que vous pouvez utiliser en tant que professionnels pour moderniser vos pratiques et améliorer la prise en charge de vos patients.
Qu'est-ce que l'Agence du Numérique en Santé (ANS) ?
L'Agence du Numérique en Santé (ANS) est l'organisme public responsable de l'accompagnement de la transformation numérique du système de santé français. Elle assure trois missions principales : réguler la e-santé, conduire les projets nationaux et accompagner le déploiement territorial des outils numériques.

Les trois missions stratégiques de l'agence du numérique en santé
Réguler et structurer l'écosystème de la e-santé
La première mission de l'ANS consiste à poser les fondements réglementaires et techniques de la santé numérique. Cette approche normative s'articule autour de plusieurs référentiels clés qui garantissent :
- La sécurité des échanges de données de santé
- L'interopérabilité entre les différents systèmes
- La confidentialité des informations patients
La doctrine du numérique en santé 2025, actuellement en concertation publique, illustre parfaitement cette démarche structurante. Ce cadre de référence définit l'architecture technique des services numériques et établit les règles d'urbanisation qui permettent aux différents systèmes de communiquer efficacement entre eux.
L'agence numérique en santé développe également des référentiels d'identification électronique, notamment l'Identité Nationale de Santé (INS), qui constitue le socle technique permettant d'identifier de manière unique chaque patient dans le système de santé français. Cette infrastructure critique garantit la traçabilité et la sécurité des échanges, tout en respectant les exigences du RGPD.
Conduire les projets nationaux d'envergure
La deuxième mission porte sur le pilotage de programmes d'intérêt national qui transforment structurellement l'organisation des soins. Le Ségur du numérique en santé représente l'initiative la plus emblématique de cette approche, avec un investissement inédit de 2 milliards d'euros.
Ce programme révolutionnaire vise à généraliser le partage fluide et sécurisé des données de santé entre professionnels et usagers. Concrètement, il finance la mise à niveau des logiciels métiers utilisés par les professionnels de santé pour qu'ils soient compatibles avec les services socles nationaux comme Mon espace santé et la messagerie sécurisée de santé.
Les résultats sont déjà tangibles avec :
- Plus de 95 000 professionnels de santé libéraux équipés
- 3 700 établissements de santé connectés
- 6 500 établissements sociaux et médico-sociaux impliqués
- 300 millions de documents de santé déposés en 2024
Accompagner le déploiement et favoriser l'innovation
La troisième mission consiste à soutenir l'appropriation des outils numériques par les professionnels et à stimuler l'innovation dans l'écosystème de la e-santé. Cette approche collaborative s'appuie sur un réseau territorial dense, notamment :
- Les Groupements Régionaux d'Appui au Déploiement de la e-Santé (GRADeS)
- Les Agences Régionales de Santé (ARS)
- Des programmes de formation spécialisés
L'ANS développe des programmes de formation spécifiques pour accompagner les professionnels dans l'appropriation des nouveaux outils. L'objectif est ambitieux : former 500 000 professionnels de santé d'ici 2027 selon le référentiel de compétences numériques.

Les produits et services socles de l'écosystème numérique
Pour accélérer et porter le déploiement du numérique en santé, l'Agence du Numérique en Santé propose une offre complète de produits et services adaptés aux besoins des professionnels et établissements de santé.
Cette gamme étendue couvre l'ensemble des besoins de la transformation numérique : de la publication de guides et documents de référence à la mise à disposition d'outils opérationnels et d'espaces de tests, en passant par l'identification électronique et les échanges sécurisés de données de santé. Ces services constituent les fondations techniques et réglementaires indispensables à la réussite de vos projets e-santé.
Chaque outil développé par l'ANS répond à des exigences strictes de sécurité, d'interopérabilité et de conformité réglementaire, garantissant aux professionnels un environnement numérique fiable et sécurisé pour exercer leur métier et servir leurs patients.
1. Identification et référentiels des professionnels
RPPS (Répertoire Partagé des Professionnels de Santé)
Base nationale regroupant 1,4 million de professionnels de santé avec identifiant unique reconnu par tout le système de santé. Fiabilise l'identification, évite les doublons et sécurise l'accès aux services numériques.
Services associés :
- Portail eRPPS : Dédié à l'enregistrement et à la gestion des données du RPPS par les ordres professionnels et ARS
- J'obtiens mon identité numérique RPPS : Service en ligne entièrement dématérialisé pour obtenir son identifiant RPPS lors de l'installation
- RPPS+ et nouvelles règles d'habilitations : Extension du RPPS aux psychologues, ostéopathes, ergothérapeutes, assistants sociaux et autres professions du soin
- Identité numérique RPPS Opticien : Service spécifique pour l'obtention du numéro RPPS par les opticiens
INS (Identité Nationale de Santé)
Identifiant unique pour chaque usager du système de santé français, s'appuyant sur les données INSEE. Le Référentiel RNIV (Référentiel National d'Identité Vérifiée) définit les règles de vérification d'identité dans les services numériques.
2. Authentification et sécurité
Carte CPS et e-CPS
Support physique à puce électronique délivré à 1,2 million de soignants. L'e-CPS en est la version dématérialisée mobile. Indispensables pour signer électroniquement et accéder aux plateformes sécurisées.
Services et guides associés :
- Portail Ma Carte : Gestion en ligne de sa carte CPS ou e-CPS
- Socle technique CPS : Spécifications techniques pour l'authentification et la signature électronique
- Guides pratiques e-CPS :
- "Je teste" : Test de l'accès à l'e-CPS
- "Je me connecte" : Utilisation de l'e-CPS pour la connexion aux services
- "Je consulte" : Consultation des informations via l'e-CPS
- "Je signale" : Déclaration d'incidents e-CPS
Pro Santé Connect
Porte d'entrée unique vers 500+ services numériques sécurisés. Remplace la multiplication des comptes et mots de passe.
Documentation associée :
- Référentiel Pro Santé Connect : Règles techniques et organisationnelles pour l'intégration
- Engagements Pro Santé Connect : Obligations contractuelles et techniques des services intégrés
Certificats de sécurité
- Certificat Santé : Sécurisation des échanges entre logiciels de santé
- Certificats logiciels : Délivrés aux éditeurs pour sécuriser l'accès aux données médicales
3. Structures et établissements
FINESS (Fichier National des Établissements Sanitaires et Sociaux)
Recense 60 000 établissements avec numéro FINESS comme identifiant officiel. Indispensable pour l'autorisation, conventionnement et facturation.
Annuaire Santé
Service public de consultation des informations de 2 millions de professionnels et structures. L'annuaire santé Facilite la mise en relation et fiabilise la facturation.
ROR (Répertoire Opérationnel des Ressources)
Cartographie temps réel de l'offre de soins : lits disponibles, spécialités, équipements. Précieux pour la gestion des crises sanitaires.
4. Messagerie sécurisée MSSanté - Service national MSSanté
Canal officiel d'échanges pour 1,5 million de comptes actifs. Remplace les emails non conformes par des communications chiffrées et hébergées en France.
Opérateurs nationaux :
- Mailiz (Assurance Maladie) : Messagerie sécurisée de l'Assurance Maladie, remplace les mails non conformes au RGPD
- Apicrypt : Solution historique avec 100 000+ utilisateurs, acteur incontournable pour laboratoires et médecins libéraux
- La Poste Santé Autonomie : Met l'accent sur la simplicité et l'hébergement souverain
- CGM (Cegedim) : Messagerie intégrée aux logiciels métiers, facilite l'usage quotidien
Opérateurs régionaux Grades :
- Grades Occitanie : Offre de proximité interopérable avec le réseau national
- Pulsy (Grades Grand Est) : Facilite les échanges entre acteurs régionaux
- Grades PACA : Solution locale conforme aux normes nationales
- Grades Normandie : Service de proximité connecté au réseau national
- Grades Pays de la Loire : Rapproche l'offre des acteurs locaux
- Grades Hauts-de-France : Contribue à la coordination des soins régionale
- BFC Santé (Bourgogne Franche-Comté) : Favorise la coopération locale
- Grades Nouvelle-Aquitaine : Soutient la coordination territoriale
- Grades Centre-Val de Loire : Participe au déploiement homogène de la e-santé
- Grades Martinique : Adapté au contexte insulaire
- Grades Guyane (Mipih.fr) : Garantit la continuité malgré les contraintes géographiques
- Grades Guadeloupe : Soutient la coopération entre structures insulaires
Opérateurs privés :
- Enovacom : Solutions d'interopérabilité hospitalière
- Equasens : Intégrée aux logiciels pharmacies et médico-sociaux
- Dedalus (Box Santé) : Solutions hospitalières largement déployées
- Maincare Solutions : Coordination des soins
- Mipih / Medimail : Largement adoptée par les hôpitaux
- GIP Okantis : Groupement d'intérêt public
- Wraptor : Intégrée aux logiciels métiers
- Adista : Services télécoms et infrastructures
Infrastructure technique :
- SMT (Système de Messagerie Transverse) : Interopérabilité entre opérateurs
- Référentiel opérateur MSSanté : Exigences pour intégrer le réseau
- Panorama des offres : Vue d'ensemble des opérateurs agréés
5. Hébergement et sécurité des données
Hébergeurs de données de santé (HDS)
Sociétés certifiées pour stocker 68 millions de dossiers médicaux numérisés. Normes strictes de sécurité conformes au RGPD.
PGSSI-S (Politique Générale de Sécurité des Systèmes d'Information de Santé)
Référentiel de sécurité pour tous les acteurs e-santé. Protège contre les cyberattaques et garantit la disponibilité.
- Corpus documentaire PGSSI-S : Documents et guides pratiques de cybersécurité
- FAQ PGSSI-S : Réponses aux questions fréquentes, vulgarise les règles complexes
6. Interopérabilité et standards
CI-SIS (Cadre d'Interopérabilité des Systèmes d'Information de Santé)
Référentiel national pour l'interopérabilité. Aligné sur les normes internationales HL7 et IHE.
SNOMED CT et terminologies médicales
- SNOMED CT - CGTS : Terminologie médicale internationale, standardise le langage médical
- CGTS (Centre de Gestion Terminologique de Santé) : Gestion des terminologies (CIM-10, CCAM, LPP, SNOMED CT)
MOS-NOS (Modèle et Nomenclatures Organisationnelles de Santé)
Référentiels structurant les organisations de santé. Améliorent la lisibilité et l'interopérabilité.
7. Télésanté et services patients
Pratiques numériques : téléconsultations, téléexpertises, télésurveillance. 13 millions de téléconsultations en 2022.
Mon espace santé
- Référencement Mon espace santé : Permet aux éditeurs de référencer leurs solutions dans la plateforme nationale
DMP (Dossier Médical Partagé)
- Référentiel DMP professionnel : Règles pour l'alimentation du DMP par les professionnels
8. Dispositifs et innovations
Dispositifs médicaux numériques
Encadrement des logiciels de diagnostic et objets connectés. Conformité aux règlements européens MDR.
Label e-Santé
Certification ANS attestant la conformité des solutions numériques. Gage de confiance pour les professionnels.
9. Services spécialisés
Référentiel de néonatologie
Standards pour nouveau-nés et soins intensifs pédiatriques. Garantit l'homogénéité et la coordination.
MDPH (Maisons Départementales des Personnes Handicapées)
Guichets uniques intégrés aux référentiels ANS. Facilitent l'échange sécurisé pour les personnes handicapées.
Portail PMH
Espace numérique pour Professionnels de Santé en Maisons et Hôpitaux.
Sesali
Plateforme d'accompagnement aux solutions sécurisées. Facilite l'adoption des outils numériques.
QHN (Quantified Health Network)
Initiative d'interconnexion des systèmes. Améliore la coordination et favorise l'usage des données.
10. Référentiel éthique et signalements - Plateforme Ethicovigilance
Signalement centralisé des manquements éthiques. Garantit l'évolution des services dans le respect des droits.
Types de signalements traités :
- Non-respect de la confidentialité et mauvaise gestion des données
- Pratiques abusives ou non conformes au RGPD
- Défaut de transparence et d'information des patients
- Anomalies tarifaires ou contractuelles
- Problèmes de notifications et alertes (ex: Doctolib)
- Signalements spécifiques à certains opérateurs (Avril Santé, Agence Dec, etc.)
Modules de signalements spécifiques :
- Signalements 2406-1 (DDN santé) : Problèmes de déontologie et protection des données
- Signalements 2410-1 : Manquements au référentiel éthique
- Signalements 2502-1 : Alertes spécifiques aux services numériques
- Signalements 2405-3 : Non-conformité aux principes éthiques
- Signalements 2405-1 : Sécurité et confidentialité des données
- Signalements 2405-2 : Manquements à la confidentialité
- Signalements 2401-2 (mail alerte Doctolib) : Incidents de notifications
- Signalements 2401 : Problèmes de notifications et alertes
- Signalements 2407-1 : Problèmes spécifiques observés
- Signalements 2407 : Signalements d'opérateurs précis
- Signalements 2404-1 (Avril Santé) : Incidents liés à des opérateurs identifiés
- Signalements 2404 : Remontées d'incidents sur services identifiés
- Signalements 2412-1 (Agence Dec) : Anomalies d'opérateurs spécifiques
- Signalements 2412 : Alertes concernant certains acteurs
- Signalements 9 € : Anomalies tarifaires ou contractuelles
Objectifs :
- Renforcer la surveillance et l'amélioration continue des services
- Garantir la conformité aux principes éthiques et légaux
- Maintenir la confiance dans l'écosystème numérique de santé
- Corriger rapidement les dérives et manquements
La plateforme traite de multiples modules de signalement permettant une classification précise des incidents selon leur nature et leur source, assurant ainsi une traçabilité complète et une réponse adaptée aux différents types de problèmes rencontrés.
Mon espace santé : le carnet de santé numérique des français
Lancé en janvier 2022, Mon espace santé s'est imposé comme le carnet de santé numérique de référence pour les Français. Les chiffres de son déploiement témoignent d'un succès remarquable :
- 97% des assurés sociaux disposent d'un profil Mon espace santé
- Plus de 17 millions l'ont déjà utilisé
- 6,5 millions d'utilisateurs se sont connectés pour la première fois en 2024
- 600 000 premières connexions pour le seul mois de décembre 2024
Cette dynamique s'accélère de manière significative. Chaque semaine, plus de 640 000 personnes utilisent activement le service, démontrant son intégration progressive dans les habitudes de santé des Français.
L'application mobile connaît également un succès notable avec :
- Plus de 5 millions de téléchargements
- Une note exceptionnelle de 4,7/5 sur les stores
- Un taux de satisfaction élevé sur l'utilité et la simplicité d'utilisation
Des fonctionnalités enrichies pour une santé connectée
Mon espace santé dépasse largement le simple stockage de documents médicaux. Le service propose un écosystème complet qui rend les citoyens véritablement acteurs de leur santé. Le dossier médical partagé intégré permet de centraliser l'ensemble des informations de santé :
- Documents médicaux de tous types
- Profil médical personnalisé
- Historique des vaccinations
- Données de santé personnelles
La messagerie sécurisée constitue un autre pilier majeur du service, permettant aux patients d'échanger en toute sécurité avec leurs professionnels de santé. Cette fonctionnalité facilite le suivi médical à distance et renforce la coordination entre les différents acteurs du parcours de soins.
Le catalogue de services référencés par l'État offre aux usagers un accès sécurisé à des applications de santé validées par les autorités publiques. Cette approche garantit la qualité et la fiabilité des outils proposés, tout en protégeant les utilisateurs contre les risques liés aux applications non certifiées.
Espace santé automatisée : une révolution pour les professionnels
Grâce au Ségur du numérique en santé, les professionnels peuvent désormais alimenter automatiquement les espaces santé de leurs patients. Cette automatisation représente un gain de temps considérable et garantit une meilleure exhaustivité des informations disponibles.
Au cours de l'année 2024, deux tiers des Français ont reçu au moins un document de santé dans leur espace numérique. Les types de documents les plus fréquemment transmis illustrent la diversité des soins couverts :
- 117 millions de comptes-rendus d'examens de biologie
- 69 millions de prescriptions de médicaments
- 26 millions de comptes-rendus d'imagerie médicale
Cette massification de l'alimentation automatique transforme fondamentalement la relation soignant-soigné en donnant aux patients un accès immédiat et permanent à leur information médicale, favorisant ainsi leur autonomie et leur implication dans leur parcours de soins.
Le ségur du numérique : un investissement historique pour la santé
Le Ségur du numérique en santé représente l'investissement public le plus important jamais consenti en France pour la transformation numérique du système de santé. Avec une enveloppe globale de 2 milliards d'euros, ce programme révolutionnaire couvre l'ensemble des secteurs :
- Secteur sanitaire (hôpitaux publics et privés)
- Secteur social (structures d'aide sociale)
- Secteur médico-social (EHPAD, structures handicap, etc.)
Cette approche globale reconnaît la nécessité d'une transformation cohérente de tous les maillons de la chaîne de soins. Les professionnels de santé libéraux, les établissements hospitaliers, les laboratoires de biologie médicale, les centres d'imagerie et les structures médico-sociales bénéficient tous de financements spécifiques adaptés à leurs besoins.
Le programme s'articule autour de plusieurs vagues successives qui permettent un déploiement progressif et maîtrisé :
- Vague 1 : centrée sur l'alimentation de Mon espace santé
- Vague 2 : axée sur la consultation des données patients
- Vagues futures : évolutions technologiques et nouveaux usages
Le système ouvert et non sélectif (SONS) : un modèle innovant
Le dispositif SONS constitue l'une des innovations les plus remarquables du Ségur numérique. Ce mécanisme d'achat pour compte permet à l'État de financer directement auprès des éditeurs les mises à jour logicielles nécessaires, sans reste à charge pour les professionnels et établissements.
Cette approche révolutionnaire présente plusieurs avantages :
- Suppression des barrières financières pour l'adoption du numérique
- Garantie de conformité aux standards nationaux
- Stimulation de la compétitivité de l'industrie française
- Accès aux dernières innovations technologiques
Le référencement des solutions par l'ANS garantit leur conformité aux exigences techniques et fonctionnelles du Ségur. Ce label qualité assure aux utilisateurs un niveau de sécurité, d'interopérabilité et de performance optimal, tout en stimulant la compétitivité de l'industrie française de la santé numérique.
Des résultats concrets pour tous les secteurs
Les chiffres du déploiement témoignent du succès du programme. Dans le secteur libéral :
- Plus de 67 000 médecins hors radiologie équipés
- 17 000 pharmacies de ville connectées
- 263 groupements de laboratoires de biologie impliqués
- Plus de la moitié des radiologues libéraux participants
Le secteur hospitalier n'est pas en reste avec plus de 3 700 établissements de santé équipés de solutions Ségur, représentant l'immense majorité de l'activité hospitalière française. Cette uniformisation des outils facilite la continuité des soins lors des transferts entre établissements et améliore la coordination des équipes.
Dans le secteur médico-social, près de 21 000 établissements ont souscrit aux mises à jour Ségur, soit une structure sur deux. Cette progression remarquable dans un secteur traditionnellement moins digitalisé démontre la pertinence de l'approche incitative du programme.
Intelligence artificielle et santé : la France se dote d'une stratégie ambitieuse
Une feuille de route nationale pour l'IA en santé
L'année 2025 marque un tournant décisif avec le lancement de la stratégie nationale "Intelligence artificielle au service de la santé". Cette initiative ambitieuse, portée par le ministère de la Santé en concertation avec l'ensemble des parties prenantes, vise à structurer le déploiement de l'IA dans notre système de santé.
La stratégie s'articule autour de quatre priorités fondamentales qui garantissent un développement éthique et sécurisé de l'intelligence artificielle en santé. Cette approche globale reconnaît les immenses potentialités de l'IA tout en encadrant rigoureusement ses usages pour protéger les patients et les professionnels.
L'investissement prévu est à la hauteur des ambitions :
- 119 millions d'euros pour la formation
- 500 000 soignants à former dès septembre 2025
- Intégration dans les pratiques quotidiennes
- Optimisation de la prise en charge des patients
Quatre piliers pour une IA de confiance
La stratégie nationale repose sur quatre piliers complémentaires :
- Clarifier la réglementation et encadrer les usages de l'IA en santé Cette démarche répond à la nécessité de créer un cadre juridique clair qui sécurise les professionnels dans l'utilisation de ces technologies tout en protégeant les droits des patients.
- Renforcer l'évaluation des solutions d'IA et de leur impact sur le système de soins Cette approche scientifique rigoureuse garantit que seules les solutions apportant une réelle valeur ajoutée médicale seront déployées à grande échelle.
- Accompagner les professionnels et les établissements dans leur appropriation des outils Au-delà de la formation technique, il s'agit de favoriser l'appropriation culturelle de ces outils par les équipes soignantes, condition indispensable à leur adoption réussie.
- Bâtir un cadre économique durable pour soutenir l'innovation s'appuyant sur l'IA Cette approche vise à créer les conditions d'un écosystème français compétitif et innovant dans ce domaine stratégique.
Des applications concrètes au service des patients
L'intelligence artificielle santé trouve déjà des applications concrètes dans de nombreux domaines :
- Radiologie : algorithmes d'aide au diagnostic pour détecter plus précocement certaines pathologies
- Pharmacie clinique : systèmes d'aide à la décision pharmaceutique pour sécuriser la prise en charge médicamenteuse
- Recherche clinique : cohortes synthétiques et essais simulés pour les maladies rares
- Gestion hospitalière : optimisation des parcours de soins et fluidification des processus
Les nouveaux appels à projets lancés en 2025 illustrent la diversité des champs d'application. Le programme IMPACT IA vise à tester en conditions réelles des dispositifs médicaux numériques intégrant de l'IA dans les établissements de santé et médico-sociaux. Cette démarche pragmatique permet d'évaluer l'impact organisationnel de ces innovations avant leur généralisation.
L'IA trouve également des applications prometteuses dans la recherche clinique, notamment pour pallier le faible nombre de patients disponibles dans les maladies rares grâce aux cohortes synthétiques et aux essais simulés.
Cybersécurité : un enjeu critique pour la santé numérique
Le programme CaRE : une réponse structurée aux cybermenaces
La cybersécurité des établissements de santé constitue un enjeu majeur de la transformation numérique. Le secteur de la santé fait face à une menace croissante :
- Plus de 1 173 déclarations d'incidents en 2023 (CERT Santé)
- 3ème secteur le plus touché par les cyberattaques
- +10% d'attaques par rançongiciel en 2023
- 10% des attaques par rançongiciel visent les établissements publics de santé
Face à cette menace croissante, l'État a lancé le programme CaRE (Cybersécurité accélération et Résilience des Établissements), doté de 250 millions d'euros jusqu'en 2025 avec un objectif d'investissement total de 750 millions d'euros d'ici 2027. Cette initiative sans précédent vise à élever massivement le niveau de sécurité des systèmes d'information hospitaliers.
Le programme s'articule autour de quatre domaines complémentaires :
- Gouvernance et résilience : organisation et pilotage de la cybersécurité
- Ressources et mutualisation : moyens humains et techniques
- Sensibilisation et formation : appropriation par les professionnels
- Sécurité opérationnelle : mise en œuvre technique des protections
Le CERT santé : un service d'appui spécialisé 24h/24
Le CERT Santé, service de l'ANS, constitue le centre névralgique de la réponse aux incidents de cybersécurité dans le secteur de la santé. Ses missions principales incluent :
- Réponse aux incidents : accompagnement 24h/24 et 7j/7 lors d'incidents majeurs
- Veille technologique : surveillance des menaces émergentes
- Sensibilisation : actions préventives auprès des professionnels
- Expertise technique : analyse des vulnérabilités et recommandations
Au-delà de la réponse aux incidents, le CERT Santé mène une mission préventive à travers sa veille technologique et ses actions de sensibilisation. Le portail Cyber veille-santé regroupe des actualités, un espace documentaire et des supports d'aide au signalement qui permettent aux professionnels de rester informés des menaces émergentes.
Cette approche préventive s'appuie également sur des audits proactifs des systèmes d'information exposés sur Internet, permettant d'identifier et de corriger les vulnérabilités avant qu'elles ne soient exploitées par des attaquants.
HospiConnect : sécuriser l'identification des professionnels
Le programme HospiConnect, composante du programme CaRE, vise à sécuriser et simplifier l'identification électronique des professionnels de santé dans les établissements. Cette initiative répond à l'obligation réglementaire d'utiliser un moyen d'identification électronique de niveau substantiel au 1er janvier 2026.
Cette modernisation de l'identification numérique apporte plusieurs bénéfices :
- Sécurisation : renforcement de la traçabilité des actions
- Simplification : accès facilité aux systèmes d'information
- Interopérabilité : harmonisation technique entre établissements
- Mobilité : facilitation des déplacements entre structures
L'approche retenue privilégie l'interopérabilité avec les dispositifs existants tout en garantissant un niveau de sécurité optimal. Cette harmonisation technique facilite la mobilité des professionnels entre établissements et simplifie la gestion des droits d'accès.
L'écosystème territorial : GRADeS et ARS au cœur du déploiement
Un maillage territorial dense pour un accompagnement de proximité
La réussite de la transformation numérique repose largement sur la qualité de l'accompagnement territorial. Les acteurs clés de cet écosystème incluent :
- Groupements Régionaux d'Appui au Déploiement de la e-Santé (GRADeS) : accompagnement technique de proximité
- Agences Régionales de Santé (ARS) : pilotage financier et réglementaire
- Collectivités territoriales : soutien aux initiatives locales
- Structures de formation : développement des compétences
Cette organisation décentralisée permet d'adapter les dispositifs nationaux aux spécificités territoriales tout en maintenant une cohérence d'ensemble. Les GRADeS assurent notamment l'accompagnement technique des professionnels dans l'appropriation des nouveaux outils, tandis que les ARS pilotent les aspects financiers et réglementaires.
Cette approche collaborative favorise l'émergence d'initiatives locales innovantes qui enrichissent l'écosystème national. Les retours d'expérience territoriaux alimentent également l'évolution des dispositifs nationaux, créant une dynamique d'amélioration continue.
Des programmes d'accompagnement adaptés aux besoins
Les programmes HOP'EN et SUN-ES illustrent cette démarche d'accompagnement territorial. HOP'EN 2, lancé en 2024, vise à accompagner la transformation numérique des établissements de santé avec des objectifs concrets :
- Amélioration de l'alimentation de Mon espace santé
- Développement des échanges par messagerie sécurisée
- Amélioration de la qualification des Identités Nationales de Santé
- Renforcement de la coordination entre professionnels
Près de 2 344 établissements ont vu leurs candidatures acceptées, soit 85% des établissements éligibles, démontrant l'adhésion massive des professionnels à cette démarche. Cette mobilisation témoigne de la maturité croissante de l'écosystème hospitalier français face aux enjeux numériques.
L'approche par objectifs concrets et mesurables permet de suivre précisément les progrès réalisés et d'adapter les accompagnements aux difficultés rencontrées. Cette méthode pragmatique garantit l'efficacité des investissements publics et favorise l'appropriation durable des outils par les professionnels.
Données de santé : vers un écosystème souverain et sécurisé
La stratégie nationale des données de santé
La valorisation des données de santé constitue un enjeu stratégique majeur pour la recherche, l'innovation et les politiques publiques. La France dispose d'atouts considérables dans ce domaine :
- Système National des Données de Santé (SNDS) : l'une des plus importantes bases médico-administratives au monde
- Richesse des données : prescriptions, diagnostics, actes hospitaliers, vaccinations
- Couverture nationale : données de l'ensemble de la population française
- Qualité technique : infrastructure robuste et sécurisée
La stratégie nationale vise à développer un écosystème souverain qui permette une exploitation responsable et sécurisée de ces données tout en respectant les droits des citoyens. Cette approche équilibrée reconnaît la valeur économique et scientifique des données de santé tout en garantissant leur protection.
L'hébergement souverain des données constitue un enjeu particulièrement sensible. L'appel d'offres pour l'hébergement de la copie du SNDS, lancé en 2025, vise à garantir la maîtrise nationale de ces informations stratégiques.
Un forum des parties prenantes pour une gouvernance partagée
La France met en place un Forum des parties prenantes inspiré du modèle prévu dans le cadre du règlement pour un espace européen des données de santé (EEDS). Cette instance consultative associe l'ensemble des acteurs aux décisions stratégiques concernant l'usage des données de santé.
Cette gouvernance partagée favorise le dialogue entre :
- Producteurs de données : établissements de santé, professionnels
- Ré-utilisateurs : chercheurs, industriels, autorités publiques
- Représentants des patients : associations, usagers
- Experts techniques : informaticiens, juristes, éthiciens
Cette approche collaborative garantit que les évolutions réglementaires et techniques prennent en compte les besoins et contraintes de chaque acteur, favorisant ainsi l'acceptabilité et l'efficacité des dispositifs mis en place.
Formation et accompagnement : préparer les professionnels de demain
La transformation numérique ne peut réussir sans un effort massif de formation des professionnels. L'objectif fixé est ambitieux :
- 500 000 élèves à former d'ici 2027
- Référentiel de compétences numériques standardisé
- 70 000 élèves déjà formés à la rentrée 2024-2025
- 50% des professionnels de santé en formation initiale concernés
À la rentrée 2024-2025, 70 000 élèves sont déjà formés selon ce référentiel, représentant 50% des professionnels de santé en formation initiale. Cette montée en charge progressive permet d'ajuster les contenus pédagogiques et les méthodes d'enseignement en fonction des retours d'expérience.
L'Appel à Manifestation d'Intérêt (AMI) Compétences et Métiers d'Avenir, opéré par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR), accompagne plus de 30 projets innovants de réingénierie des formations. Cette approche expérimentale favorise l'émergence de nouvelles pratiques pédagogiques adaptées aux enjeux du numérique en santé.
Des modules de formation accessibles et adaptés
L'ANS développe des modules vidéo en libre accès qui complètent les formations institutionnelles. Ces ressources présentent plusieurs avantages :
- 15 000 apprenants déjà touchés
- Accessibilité : formation à distance et à son rythme
- Diversité des formats : vidéos, quiz, cas pratiques
- Certification Pix+ : reconnaissance officielle des compétences
Cette approche multimodale permet de répondre à la diversité des profils et des besoins de formation. Les professionnels en activité peuvent ainsi actualiser leurs compétences à leur rythme, tandis que les étudiants bénéficient d'un socle de connaissances solide dès leur formation initiale.
La certification Pix+ Professionnels de santé, déployée dans 70% des universités du secteur santé lauréates, offre une reconnaissance officielle des compétences numériques acquises. Cette certification standardisée facilite la mobilité professionnelle et garantit un niveau de compétence homogène sur l'ensemble du territoire.
Innovation et recherche : la france à la pointe de la healthtech
L'écosystème France 2030 et la santé numérique
La stratégie d'accélération "Santé numérique" de France 2030 positionne la France comme un leader mondial de l'innovation en e-santé. Cette initiative structure une filière d'excellence française avec :
- 500 millions d'euros d'investissement total
- 50% dédiés à des projets embarquant de l'IA
- 141 lauréats financés à ce jour
- Plus de 320 millions d'euros de montant total engagé
Les 141 lauréats financés à ce jour pour un montant total de plus de 320 millions d'euros illustrent la diversité et la qualité de l'écosystème français. Ces projets couvrent l'ensemble de la chaîne de valeur, de la recherche fondamentale aux applications cliniques en passant par le développement technologique.
L'objectif est clair : faire de la France la première nation innovante en santé à l'horizon 2030. Cette ambition s'appuie sur les atouts français : excellence de la recherche, qualité du système de santé, richesse des données disponibles et dynamisme de l'écosystème startup.
Les tiers-lieux et l'expérimentation territorialisée
Le programme prévoit la création de 30 tiers-lieux d'expérimentation d'ici 2025 pour un budget de 63 millions d'euros. Ces espaces de co-innovation favorisent :
- Collaboration entre chercheurs, industriels et professionnels de terrain
- Accélération du transfert des innovations vers les applications cliniques
- Test en conditions réelles avec accompagnement scientifique
- Diffusion des bonnes pratiques à plus grande échelle
Cette approche territorialisée permet de tester les innovations en conditions réelles tout en bénéficiant d'un accompagnement scientifique et technique de haut niveau. Les retours d'expérience alimentent l'amélioration des solutions et facilitent leur diffusion à plus grande échelle.
Les TIGA (Territoires d'Innovation de Grande Ambition) comme eMeuse Santé et HIT (Health Innovation Territory) servent de terrains d'expérimentation privilégiés pour évaluer l'impact des innovations numériques sur l'organisation des soins et la qualité de la prise en charge.
Perspectives et défis pour 2025-2027
La vague 2 du ségur : vers la consultation généralisée
La vague 2 du Ségur du numérique en santé, qui se déploie progressivement en 2025, marque une nouvelle étape cruciale de la transformation. Après avoir réussi l'alimentation automatique des dossiers patients, l'objectif est maintenant de faciliter la consultation de ces informations par les professionnels directement depuis leurs logiciels quotidiens.
Cette évolution révolutionnaire permettra aux professionnels de santé d'accéder simplement à l'historique médical de leurs patients, avec des bénéfices majeurs :
- Amélioration de la coordination des soins
- Renforcement de la continuité de la prise en charge
- Réduction des redondances d'examens
- Optimisation des parcours de soins
Les premiers déploiements sont prévus pour les secteurs de l'imagerie et de la médecine de ville dès février 2025. Cette consultation facilitée transformera fondamentalement les pratiques médicales en donnant aux soignants une vision globale et actualisée de la situation de leurs patients.
L'expansion européenne et internationale
La France s'engage activement dans la construction de l'espace européen des données de santé (EEDS), contribuant ainsi à l'émergence d'un écosystème continental de la santé numérique. Cette dimension européenne offre de nouvelles opportunités :
- Élargissement des marchés pour les solutions françaises
- Enrichissement de l'écosystème national par les partenariats
- Standardisation des pratiques à l'échelle européenne
- Coopération renforcée en matière de recherche
Les initiatives comme la semaine européenne de la e-santé organisée par l'ANS renforcent la position de la France comme leader européen dans ce domaine. Ces événements favorisent les échanges de bonnes pratiques et stimulent la coopération internationale.
Cette ouverture européenne s'accompagne d'une vigilance particulière sur les enjeux de souveraineté numérique, garantissant que la France conserve la maîtrise de ses données stratégiques tout en bénéficiant des opportunités offertes par la coopération internationale.
Défis et opportunités à venir
Les prochaines années seront marquées par plusieurs défis majeurs :
- Appropriation généralisée des outils numériques par tous les professionnels
- Intégration éthique de l'intelligence artificielle dans les pratiques médicales
- Cybersécurité renforcée face à l'évolution des menaces
- Formation continue adaptée aux évolutions technologiques
L'appropriation généralisée des outils numériques par l'ensemble des professionnels de santé nécessitera un accompagnement continu et adapté aux spécificités de chaque métier et secteur.
L'intégration croissante de l'intelligence artificielle dans les pratiques médicales soulève des questions éthiques et réglementaires qui nécessitent des réponses adaptées. La concertation publique lancée en 2025 contribue à cette réflexion collective indispensable.
La cybersécurité demeurera un enjeu critique face à l'évolution constante des menaces. Le programme CaRE devra s'adapter aux nouveaux risques tout en maintenant un niveau de protection optimal des systèmes d'information de santé.
FAQ : questions fréquentes sur la transformation numérique en santé
Comment fonctionne le Ségur du numérique en santé ?
Le Ségur du numérique en santé est un programme d'investissement de 2 milliards d'euros qui finance la mise à niveau des logiciels de santé. À travers le dispositif SONS (Système Ouvert et Non Sélectif), l'État achète directement auprès des éditeurs les mises à jour nécessaires, sans reste à charge pour les professionnels.
Qui peut utiliser Mon espace santé ?
Mon espace santé est accessible à tous les assurés sociaux français. 97% de la population dispose déjà d'un profil créé automatiquement. Pour l'utiliser pleinement, il suffit de l'activer avec sa carte Vitale et un code d'activation depuis le site monespacesante.fr ou l'application mobile.
Comment les données de santé sont-elles protégées ?
Les données de santé bénéficient d'un niveau de protection renforcé à travers plusieurs dispositifs : hébergement certifié HDS, chiffrement des échanges, traçabilité des accès, respect du RGPD et politique générale de sécurité des systèmes d'information de santé (PGSSI-S).
Quels sont les avantages du référencement Ségur pour les éditeurs ?
Le référencement Ségur permet aux éditeurs d'attester de leur conformité aux exigences techniques et fonctionnelles, d'utiliser le logo "Référencé ANS" et d'apparaître dans la liste officielle. Il constitue surtout un prérequis pour bénéficier des financements SONS.
Comment se former au numérique en santé ?
Plusieurs dispositifs existent : formation initiale intégrant le référentiel de compétences numériques, modules vidéo en libre accès de l'ANS, certification Pix+ Professionnels de santé, formations proposées par les GRADeS et programmes d'accompagnement territoriaux.
