Diététicien : métier, salaire, formation

Article mis à jour le : 9 avril 2026

Le rôle central de la nutrition dans la prévention et le traitement de nombreuses pathologies n’est plus à démontrer. En tant que spécialiste de l’alimentation, le diététicien occupe une place de choix dans le système de soins.

  • Si vous envisagez de devenir diététicien, connaissez-vous les qualités requises pour exercer ce métier ?
  • Quels sont les formations les plus adaptées et les débouchés possibles ? 

Voici une fiche complète de tout ce qu’il faut savoir sur le métier de diététicien.

Diététicien formation

Le métier de diététicien en France

Le diététicien est un professionnel du secteur paramédical expert en nutrition.

Comment définir le travail d’un diététicien ?

Selon l’article L4371-1 du code de la santé publique, qui reconnaît officiellement le diététicien comme un professionnel de la santé :

"est considérée comme exerçant la profession de diététicien, toute personne qui, habituellement, dispense des conseils nutritionnels et, sur prescription médicale, participe à l'éducation et à la rééducation nutritionnelle des patients atteints de troubles du métabolisme ou de l'alimentation, par l'établissement d'un bilan diététique personnalisé et une éducation diététique adaptée."
L’article précise que :
"les diététiciens contribuent à la définition, à l'évaluation et au contrôle de la qualité de l'alimentation servie en collectivité, ainsi qu'aux activités de prévention en santé publique relevant du champ de la nutrition."

Quelles sont les missions d'un diététicien ?

Le diététicien propose un régime alimentaire adapté à chaque individu pour optimiser son état de santé et/ou maximiser ses performances.

Son rôle ne se limite pas à la seule conception de menus équilibrés. Selon le lieu où il exerce, ses fonctions sont plus ou moins complexes :

  • Il veille à la qualité nutritionnelle des aliments ;
  • Il assure le suivi qualitatif et hygiénique des repas en appliquant la législation en matière d’alimentation ;
  • Il participe aux commissions de menus avec des médecins, des gestionnaires et des chefs cuisiniers ;
  • Il conseille sur les méthodes de conservation et de préparation des produits ;
  • Il établit un diagnostic diététique à l’aide d’une enquête alimentaire ;
  • Il conçoit des menus équilibrés et adaptés aux besoins et aux habitudes de chacun ;
  • Il assure le suivi des patients sous régimes alimentaires particuliers ;
  • Il informe et éduque sur la nécessité d’une alimentation saine et équilibrée ;
  • Il participe à des programmes de formation en matière de nutrition.

Quelle différence entre un diététicien et un nutritionniste ?

Le diététicien est un professionnel spécialisé dans l'alimentation, tandis que le nutritionniste est un médecin spécialiste.

Bien qu’il soit un professionnel de la nutrition, le diététicien ne doit pas être confondu avec un nutritionniste.

  • Le nutritionniste est un médecin (bac + 8) qui s’est spécialisé dans le domaine de la nutrition. En tant que médecin, il peut prescrire des examens et des traitements et il bénéficie du remboursement de la sécurité sociale.
  • Le diététicien a quant à lui validé 2 années d’études supérieures. Il peut délivrer des conseils nutritionnels dans de nombreuses situations, mais ses consultations ne sont pas prises en charge par la sécurité sociale - sauf dans des cas exceptionnels. Par contre, de plus en plus de mutuelles intègrent dans leurs garanties les consultations chez le diététicien. Cela se fait le plus souvent sous la forme d’un nombre de séances remboursées par an.

Bon à savoir

Le terme de nutritionniste ne devrait pas être employé seul. Ce n’est pas un métier, mais un domaine d’activité. On devrait donc parler de médecin-nutritionniste ou de diététicien-nutritionniste ! 

Quel est le profil d'un diététicien ?

Outre les connaissances scientifiques nécessaires, le travail de diététicien requiert certaines qualités :

  • Faire preuve de patience et d’empathie. Le diététicien doit établir un lien de confiance avec ses patients afin de déceler la cause de leurs troubles alimentaires. Il doit prendre en compte plusieurs aspects de leur vie : situation professionnelle et familiale, état psychologique, influences socio-culturelles, contraintes physiques et psychologiques…
  • Être pédagogue et diplomate. Les habitudes alimentaires sont difficiles à changer. Le diététicien doit faire preuve de pédagogie et de beaucoup de tact pour obtenir l'adhésion des patients sans les culpabiliser ni les vexer.
  • Savoir travailler en équipe. Le diététicien est amené à travailler avec des soignants, du personnel de cuisine et des services achats.

Où travaille un diététicien ?

Grâce à la polyvalence de leur formation et aux compétences développées, les diététiciens peuvent exercer dans des secteurs très variés :

  • Dans les établissements de soins, publics ou privés (hôpital, clinique, maison de convalescence, centre de réadaptation, EHPAD) : en collaboration avec le médecin nutritionniste et les cuisiniers, ils conçoivent des menus standards destinés aux patients qui ne nécessitent aucune précaution alimentaire ainsi que des menus adaptés pour ceux qui suivent un régime particulier (sans sel, hypoglucidique, sans fibres…).
  • Dans la restauration collective (cantine scolaire, restaurants d’entreprise, restaurants universitaires, cuisines centrales…) : ils interviennent tout au long de la chaîne alimentaire, depuis l’achat des aliments jusqu’à l’élaboration des menus. Ils veillent à la qualité nutritionnelle des repas qu’ils adaptent à chaque public (enfants, personnes âgées…).
  • Dans le milieu sportif : les diététiciens conseillent les athlètes pour leur permettre d’améliorer leurs performances.
  • Dans l’industrie agro-alimentaire ou pharmaceutique : ils participent à l’élaboration de produits, accompagnent la démarche qualité ou mettent en place des études diététiques.
  • En cabinet privé : ils reçoivent des patients envoyés par leur médecin pour un suivi nutritionnel personnalisé dans le cadre d’une pathologie (obésité, diabète…), mais aussi des personnes qui viennent de leur propre initiative pour adapter leur alimentation à des modifications de leur état physiologique ou de leurs habitudes de vie (arrêt de la cigarette, grossesse, ménopause, sport…).
  • Autres (laboratoires de recherche, prestataires de santé à domicile, associations de prévention, DASS…). 
Le métier de diététicien en France

L’histoire de la profession de diététicien en quelques dates

Le métier de diététicien est relativement récent en France.

  • 1945 : formation des premiers « spécialistes en alimentation rationnelle » par la biologiste Lucie Randoin.
  • 1949 : création de la première école privée de diététique à Marseille.
  • 1951 : ouverture de la première école publique de diététique à Paris et création du Brevet de Technicien en diététique.
  • 1953 : création du premier service diététique hospitalier à l’hôtel-Dieu de Marseille.
  • 1954 : création de l'Association des diététiciens de langue française (ADLF) qui deviendra en 2008 l'Association française des diététiciens nutritionniste (AFDN).
  • 1962 : le Brevet de Technicien en diététique devient le BTS Diététique.
  • 1966 : création du DUT génie biologique option diététique.
  • 1967 : l’Organisation internationale du travail propose une définition. « Les diététiciens organisent et surveillent la préparation des régimes alimentaires destinés à des individus ou à des groupes, contrôlent et évaluent les éléments des programmes alimentaires qui se rapportent à la nutrition, aident à déterminer les divers facteurs relatifs aux problèmes de diététique et d’alimentation de la collectivité ».
  • 2007 : reconnaissance du statut de professionnel de la santé. 

Quelques chiffres sur le métier de diététicien

  • En 2020, on dénombrait 14 344 diététiciens en France.
  • Les femmes représentent 95 % de la profession.
  • L’âge moyen des diététiciens en exercice en France est de 39 ans.
  • 1 diététicien sur 3 exerce en cabinet libéral.
  • 60 % des diététiciens travaillent dans un établissement de santé ou de soins.
  • La profession attire de plus en plus de bacheliers (en moyenne, 1 200 candidatures par école pour 30 places).

Quel est le salaire d'un diététicien ?

Le salaire moyen d’un diététicien est très variable, essentiellement en fonction du domaine dans lequel il exerce. 

Fonction publique

Fixé par des échelons, le salaire mensuel brut dépend de sa classe et de son ancienneté. Exemples :

  • entre 1 668,22 € et 2 085,28 € pour l’échelon 1
  • entre 2 502,34 € et 2 750,70 € pour l’échelon 8

Secteur privé

Varie d’une entreprise à l’autre. En moyenne :

  • 1 800 € en début de carrière
  • 3 000 € en fin de carrière

En libéral

Plus élevé, il dépend :

  • du prix de la consultation,
  • du volume de la clientèle,
  • de la région d’implantation.

À noter : il est impossible de déterminer avec précision le salaire d’un diététicien libéral, car celui-ci est libre de fixer les tarifs qu’il souhaite. En général, une consultation de 30 minutes coûte entre 25 et 60 € (jusqu’à 80 € pour un bilan complet).

La formation pour devenir diététicien

Un diététicien est un professionnel de santé. Inscrit au Code de la Santé Publique, son titre est protégé et réglementé. Il est titulaire d'un numéro ADELI , délivré par la Haute Autorité de Santé, qui lui donne le droit d’exercer. En France, seule une personne ayant validé un diplôme d’État de diététicien peut exercer ce métier.

L’exercice illégal de la profession de diététicien, est par ailleurs puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende.

Quels diplômes pour devenir diététicien ?

Conformément aux dispositions des articles L.4371-2 et D.4371-1 du code de la santé publique "peuvent exercer la profession de diététicien, les titulaires du diplôme d'État de diététicien (…) ou d'une autorisation d'exercice pour les ressortissants communautaires."

Deux voies d’accès permettent de devenir diététicien : le BTS diététique et le DUT génie biologique - option diététique. Les deux diplômes sont accessibles sur dossier aux bacheliers issus des filières générale, technologique ou professionnelle avec une dominante scientifique : bac S, bac techno ST2S ou STL, bac pro ASSP.

diplômes pour devenir diététicien

Le BTS diététique

Le brevet de technicien supérieur (BTS) diététique est un diplôme d’État de niveau III délivré par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Il se prépare dans des lycées publics, privés sous contrat ou privés hors contrat.

La formation comprend 1 600 heures de cours réparties sur 2 ans et un stage obligatoire de 20 semaines en milieu professionnel. Les modalités du stage sont les suivantes :

  • 1re année : stage en restauration collective de 5 semaines (dans deux collectivités différentes) ;
  • 2e année : stage de diététique thérapeutique de 10 semaines (dans deux établissements de soins différents) ;
  • 1re ou 2e année : stage de 5 semaines dont le thème et le lieu d’exercice sont choisis par l’étudiant.

Le DUT génie biologique - option diététique

Le diplôme universitaire de technologie (DUT) génie biologique - option diététique est aussi un diplôme de niveau bac + 2. Il se prépare au sein d’un IUT (institut universitaire de technologie). En France, il existe une dizaine d’IUT qui forment à cette spécialité.

Le volume horaire des cours est de 1 800 heures équitablement réparties sur 2 ans. Les enseignements de première année sont communs à tous les DUT Génie biologique avec des cours de mathématiques, physique et chimie. La deuxième année est beaucoup plus orientée sur l’apprentissage de la diététique.

Des stages obligatoires complètent la formation :

  • 1re année : stage de découverte en restauration collective (4 semaines).
  • 2e année : stage en secteur hospitalier + stage dans le domaine de la qualité (durée totale de 15 semaines).

Quels sont les écoles préparant au diplôme de diététicien ?

Le site de l’ONISEP répertorie l’ensemble des établissements publics et privés préparant au BTS de diététique et au DUT génie biologique option diététique.

En ce qui concerne les établissements hors contrat avec l’état, l’Association française des diététiciens nutritionnistes conseille de vérifier :

  • le projet pédagogique détaillé du centre de formation ;
  • la liste des enseignants, leur qualification et leur ancienneté dans cette spécialité (au minimum 5 ans) ;
  • les résultats obtenus aux dernières sessions d'examen.

Quel est le programme des études de diététicien ?

L’enseignement du BTS diététique et du DUT génie biologique - option diététique couvre l’ensemble des notions nécessaires pour le passage des épreuves orales et écrites de l’examen.

Le programme des cours, des travaux dirigées (TD) et des travaux pratiques (TP) comprend :

  • biochimie/biologie ;
  • nutrition et alimentation du patient ;
  • bases physiologiques de la diététique ;
  • diététique thérapeutique ;
  • environnement professionnel ;
  • activités technologiques d’alimentation ;
  • sciences humaines ;
  • économie/gestion.

Le détail du contenu des cours est consultable sur le référentiel de l’Éducation nationale :

Modalités des examens conduisant au métier de diététicien-nutritionniste

Pour se présenter à l'examen, il faut avoir suivi une formation (BTS ou DUT) par la voie scolaire classique, par correspondance, par l'apprentissage (formation en alternance) ou par la formation professionnelle continue. Peuvent aussi se présenter toutes les personnes pouvant justifier d'une activité professionnelle d'au moins 3 ans dans le domaine de la diététique et d'un niveau au moins égal à celui de technicien.

L’obtention du diplôme de diététicien-nutritionniste est soumise à un contrôle continu et à des évaluations ponctuelles : épreuves écrites, orales et pratiques (mises en situation professionnelle) + soutenance d’un mémoire de stage.

Règlement des épreuves et des évaluations :

Dans quels pays le diplôme est-il reconnu ?

Aujourd'hui, la France est le seul État européen à former les diététiciens à bac + 2. Dans la plupart des autres pays en Europe et dans le monde, les études durent 3 ou 4 ans.

Depuis plusieurs années, les professionnels diététiciens réclament une réforme des études avec un diplôme d’état de niveau Licence qui puisse s’intégrer au cursus européen LMD (Licence, Master, Doctorat). Cette formation permettrait aux diététiciens français de pouvoir exercer dans n'importe quel pays de l'Union européenne.

À noter

Un nouveau diplôme de niveau Licence est entré en vigueur à la rentrée universitaire de 2021, le Bachelor Universitaire de Technologie Diététique et Nutrition.

Référentiel des activités, des compétences et des modalités d’évaluations du BUT Diététique et Nutrition.

Peut-on devenir diététicien sans un bac scientifique ? Et sans le bac ?

Les candidats les plus aptes à suivre une formation de diététicien sont les bacheliers issus des filières scientifiques et techniques (bac S, ST2S, STL). L’accès au BTS diététique ou au DUT génie biologique - option diététique est cependant ouvert à tous les profils : étudiants en reconversion ou ayant déjà suivi un cursus dans l’enseignement supérieur.

Si vous n’êtes pas titulaire d’un baccalauréat à dominante scientifique, plusieurs établissements proposent des mises à niveau - en biologie et en chimie - pour intégrer un BTS ou un DUT formant au métier de diététicien.

Pour ceux qui n’ont jamais eu le baccalauréat, les diplômes sont aussi accessibles par le biais d'une validation des acquis de l'expérience (VAE). La condition est de pouvoir justifier d’une année d'expérience professionnelle en rapport direct avec le secteur.

Quels livres lire quand on veut être diététicien ? Notre Top 3

  1. BTS Diététique Tout en un ! par C. MELKONIAN, A. BOCQUET, J. BRUTIN, S. COLOMBANI, A. FRANCE-GORAL (2020). Éditions Ellipses.
  2. Bases biochimiques de la diététique (2020) par O. Masson. Éditions Santé diététique.
  3. Aliments et nutrition : Exercices et annales par E. Fredot (2020). Éditions Santé diététique.

Quel est le prix de la formation de diététicien ?

Le coût de la formation pour devenir diététicien dépend du cursus choisi et peut être élevé. Il existe cependant plusieurs possibilités d’aides financières.

Combien coûtent les études pour devenir diététicien-nutritionniste ?

Le coût d’une inscription en BTS diététique comprend les frais de scolarité (environ 100 €) et les frais de dossier qui varient selon le statut de l’établissement :

  • gratuits dans les lycées publics ; 
  • entre 300 et 900 € dans les lycées privés sous contrat ;
  • et entre 1 500 et 4 500 € dans les lycées privés hors contrat.

Le DUT Génie biologique option diététique est délivré par les universités. Il faudra donc s’acquitter des frais de scolarité équivalant à ceux d’une licence, soit environ 170 € par an. À cela, s’ajoutent les frais de dossier et la CVEC (Contribution à la vie étudiante et de campus) d’un montant de 92 €.

Comment financer sa formation de diététicien ?

Les possibilités d’aides financières sont nombreuses et dépendent de la situation de l’étudiant :

  • bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux ;
  • aide au mérite pour les lycéens qui ont obtenu la mention très bien au baccalauréat (200 € par mois) ;
  • subvention des conseils régionaux ;
  • prêt étudiant garanti par l’État ;
  • contrat de professionnalisation avec une entreprise et en collaboration avec un Centre de formation par alternance (CFA) ;
  • aide individuelle à la formation (AIF) dispensée par Pôle Emploi pour les demandeurs d’emploi inscrits et les personnes en accompagnement de reclassement ;
  • compte personnel de formation (CPF) pour les salariés du secteur privé ;
  • fonds national d’aide d’urgence (FNDU) pour faire face à une situation délicate (perte d’un parent proche, maladie…).

Le métier de diététicien au quotidien

Qu’ils soient diététiciens en milieu hospitalier, diététiciens du sport ou encore diététiciens en cabinet libéral, ces experts de la nutrition exercent un métier aux multiples facettes.

Les avantages

L’exercice du métier de diététicien est particulièrement enrichissant pour plusieurs raisons :

  • un contact privilégié avec des publics très différents (enfants, personnes âgées, femmes enceintes, sportifs, malades…) ;
  • un travail en collaboration avec d’autres professionnels de la santé, mais aussi des non-soignants (cuisiniers…) ;
  • des compétences, des activités et des domaines d’exercice très vastes.

Les difficultés du métier de diététicien

Les inconvénients du métier de diététicien-nutritionniste sont en général liés à :

  • la concurrence qui peut exister entre les praticiens de la nutrition (diététiciens, nutritionnistes, coach en nutrition, naturopathe…) ;
  • la surcharge de travail en milieu hospitalier où les services diététiques sont souvent en sous-effectif.

Cependant, le métier de diététicien est un métier d’avenir pour plusieurs raisons :

  • la place importante occupée par l’alimentation dans l’état de santé d’un individu ;
  • le déficit de diététiciens régulièrement mis en avant par les professionnels ;
  • les embauches promises dans le cadre du PNNS (Plan National Nutrition Santé).

Poursuites d'études et évolution de carrière du diététicien

Le BTS et le DUT sont des formations professionnalisantes et dès leur obtention, le diététicien est apte à exercer. Cependant, les étudiants qui ont un bon dossier peuvent choisir de prolonger leurs études avec :

  • une licence professionnelle (ex : licence professionnelle métiers de la santé : nutrition/alimentation) ;
  • une licence générale, un master et plus rarement un doctorat ;
  • une classe préparatoire aux concours d'entrée des écoles d'ingénieurs (ex : ingénierie industrielle).

Les diététiciens qui souhaitent élargir leurs connaissances et leurs compétences peuvent aussi se spécialiser avec des formations complémentaires (ex : DU Nutrition de l’enfant et de l’adolescent, DU Nutrition appliquée aux activités physiques et au sport, DIU Soins aux patients diabétiques).

En tant que médecin, le diététicien doit aussi se conformer aux exigences du DPC en suivant des formations régulièrement.

Après quelques années d’expérience ou en complétant sa formation, le diététicien peut évoluer dans sa carrière :

  • En milieu hospitalier, il peut accéder à la fonction de cadre de santé d’unité de soins et d’activités paramédicales ou à celle de cadre de santé formateur.
  • En restauration collective, le diététicien a la possibilité d’évoluer vers un poste de responsable qualité.

Quelles formations suivre en tant que diététicien ?

Spécialistes de la nutrition, les diététiciens exercent une profession aux multiples facettes. Leurs compétences, leurs activités et les domaines dans lesquels ils peuvent évoluer sont très vastes.

Cependant, la variété des formations complémentaires disponibles pour les diététiciens est telle qu’elle leur permet de couvrir tous les aspects de leur profession. Il existe ainsi de nombreuses formations :

  • liées à la santé et/ou à des publics particuliers (enfants, femmes enceintes, personnes âgées, sportifs, diabétiques…) ;
  • pour combler des lacunes personnelles (expression orale, communication, relation client / patient…) ;
  • pour acquérir de nouvelles compétences et/ou élargir leur champ professionnel.

Parmi ces formations continues, certaines sont diplômantes (obtention d’un diplôme d’État), d’autres certifiantes (obtention d’un certificat de qualification reconnu par la profession) ou simplement qualifiantes.

Quelques suggestions de formation pour les diététiciens :

  • DU Nutrition de l’enfant et de l’adolescent
  • DU Nutrition du sport
  • DIU Soins aux patients diabétiques
  • Formations en naturopathie, micronutrition, nutrition fonctionnelle
  • Formations en coaching, en psychologie ou en développement personnel

Le développement professionnel continu des diététiciens

Le développement professionnel continu (DPC) est un dispositif de formation continue réglementé auquel sont soumis tous les professionnels de santé. Il a pour objectif d’améliorer la qualité et la sécurité des soins en actualisant les connaissances et les compétences des professionnels de santé.

En prenant en compte les priorités de santé publique, et en accord avec les Conseils nationaux professionnels et l’Assurance Maladie, l’État fixe tous les 3 ans, des orientations prioritaires de DPC.

Pour la période 2023-2025, 2 orientations pluriannuelles de DPC (n° 187 et 188) spécifiquement destinées aux diététiciens a été fixée par arrêté : 

  • 187 - Prise en charge de la nutrition artificielle
  • 188 - Prise en charge nutritionnelle des patients atteints de cancer

Certaines orientations concernent les diététiciens, entre autres spécialités :

  • 17 - Repérage et prise en charge des troubles nutritionnels (pages 71 à 75)
  • 22 - Repérage et prise en charge du risque cardio-vasculaire (pages 91 à 94)
  • 26 - Dépistage et prise en charge des maladies neurodégénératives (pages 105 à 107)
  • 27 - Repérage et prise en soins précoce du risque de perte d'autonomie pour les seniors résidant à leur domicile (pages 108 à 111)
  • 33 - Amélioration de la pertinence des parcours prioritaires (pages 126 à 130)

Par ailleurs, les orientations 1 à 15 concernent toutes les professions médicales.

Orientation n° 187 - Prise en charge de la nutrition artificielle

Une fiche de cadrage précise le contexte, les enjeux ainsi que les éléments de programme devant être abordés

Fiche de cadrage (2 pages : n°614 et 615) 

La nutrition artificielle (NA) permet de prendre en charge les patients à risque de dénutrition ou dénutris. Cela suppose de maitriser les supports nutritionnels pour les prescrire de manière adaptée, adapter les apports en fonction de la situation clinique, évaluer les besoins et interpréter les résultats que ce soit à l'hôpital ou à domicile.

Objectifs :

  • Prescrire la NA en respect des recommandations ;
  • Favoriser la prescription de la nutrition entérale ;
  • Diminuer les complications et la durée des séjours hospitaliers ;
  • Renforcer les connaissances pour optimiser la prise en charge.

Éléments de programme :

  • Diagnostic et évaluation du statut nutritionnel ;
  • Évaluation des besoins nutritionnels ;
  • Recommandations de la HAS et des sociétés savantes ;
  • Indications et contre-indications ;
  • Évaluation et suivi ;
  • Effets secondaires et complications ;
  • Interactions médicamenteuses ;
  • Éducation des patients ;
  • Préparation au retour à domicile.

Orientation n° 188 - Prise en charge nutritionnelle des patients atteints de cancer

Une fiche de cadrage précise le contexte, les enjeux ainsi que les éléments de programme devant être abordés.

Fiche de cadrage (2 pages : n°616 et 617)

La nutrition a une place dans les soins oncologiques de supports. Le diététicien a un rôle à jouer pour le patient avant, pendant et après le traitement contre le cancer.

Objectifs :

  • Prendre en charge le patient de manière précoce, personnalisée et adaptée ;
  • Identifier les situations à risques.

Éléments de programme :

  • Évaluer l'état du patient au niveau nutritionnel selon les référentiels nationaux et les critères de la HAS ;
  • Adapter l'alimentation aux traitements et symptômes ;
  • Adapter l'alimentation en cas de cancer de la sphère ORL ;
  • Prendre en charge les patients dénutris ;
  • Informations et conseils aux patients ;
  • Détection des patients et situations à risque (dénutrition, renutrition inappropriée...) ;
  • Mise en garde contre les thérapies alternatives non recommandées.

La liste officielle de l’ensemble des actions et des programmes de DPC est disponible sur le site de l’Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC).

Elles sont dispensées par des associations professionnelles, des organismes de formation privés, des universités ou encore des établissements de santé publics, sous la forme de stages intensifs ou de cours ponctuels, en présentiel ou en e-learning.

Comment financer une formation DPC en tant que diététicien ?

Le prix moyen d’une action de développement professionnel continu dépend de l’organisme formateur, ainsi que des modalités de suivi de la formation. Ce coût se situe entre 500 à 2 500 €.

À ces frais pédagogiques, peuvent également s’ajouter des frais de déplacement, d’hébergement et de repas, mais aussi des absences de revenus transitoires.

Les institutions et association pour le diététicien

AFDN - Association Française des Diététiciens Nutritionnistes

Association de loi 1901 créée en 1954, c’est la première organisation professionnelle représentant les diététiciens nutritionnistes de tous les secteurs d’activité.

ADL - Association des Diététiciens Libéraux

Composée de diététiciens installés dans une activité libérale ou en projet de le faire, elle a pour objectifs de présenter le métier de diététicien libéral et d’accompagner ses adhérents dans leur quotidien.

FFN - Fédération Française de Nutrition

Association de loi 190 créée en 2016, elle regroupe plusieurs associations ayant des statuts propres avec comme objet principal la nutrition.

SFN - La Société Française de Nutrition

Société savante organisée en association de loi 1901 et reconnue d’utilité publique. Elle a pour objectif de promouvoir la nutrition dans tous ses champs d’application et de contribuer au progrès des connaissances en Nutrition.

Site : sf-nutrition.fr

Rédigé par

Laurent Lugari

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