Formation Kinésithérapeute : métier, salaire et débouchés

Article mis à jour le : 9 avril 2026

Le kinésithérapeute soigne les affections bénignes comme les torticolis, les entorses et les œdèmes. Il traite également les atteintes plus sévères telles que les traumatismes dus aux accidents, les paralysies ou les troubles neurologiques.

Son rôle est de préserver ou de restaurer le mouvement pour améliorer la qualité de vie de ses patients. Il intervient aussi bien sur des nourrissons et des personnes âgées que sur des sportifs ou des femmes enceintes.

Vous souhaitez devenir kinésithérapeutes ?

Découvrez les principales missions du métier, les salaires, qualités requises et les formations pour devenir kinésithérapeute.

Masseur Kinésithérapeute

Kinésithérapeute : le métier

Le kinésithérapeute est un professionnel de la santé qui réalise un travail quotidien basé sur le soin et l’accompagnement des personnes.

Qu’est-ce qu’un kinésithérapeute ?

Le terme kinésithérapie - également appelée physiothérapie - est issu des mots grecs kinésis (mouvement) et therapeuein (soigner). Il signifie littéralement « soigner par le mouvement ».

Le kinésithérapeute est un praticien qui traite, soigne et rééduque les atteintes de l’appareil locomoteur (os, ligaments, muscles…) par des mouvements actifs et passifs (gymnastique médicale, massages, électrothérapie…).

Quel est le rôle d’un kinésithérapeute ?

Le masseur-kinésithérapeute travaille sur prescription médicale, à la demande d’un médecin ou d’un chirurgien.

  1. Il effectue, manuellement ou à l’aide d’instruments, des actes de rééducation/réadaptation pour préserver ou restaurer l’intégrité structurelle et fonctionnelle d’une personne.
  2. Le champ d’application du kinésithérapeute est large. Il soigne des affections bénignes comme des traumatismes sévères : dorsalgies, entorses, troubles de l’équilibre, incontinences, affections respiratoires, troubles de la déglutition, problèmes posturaux, douleurs post-chirurgicales, rééducation musculaire et articulaire, traumatologie…
  3. Il intervient à tous les âges de la vie, sur des malades, des personnes accidentées, des sportifs, des femmes enceintes…

Quelles sont les missions d'un kinésithérapeute ?

Diagnostic

  • Analyse et interprète l’ordonnance du médecin prescripteur
  • Réalise des examens et des tests pour évaluer les capacités motrices, sensorielles, cognitives et sensitives des patients
  • Établit un diagnostic kinésithérapique

Travail en équipe

  • Collaboration étroite avec d’autres professionnels de la santé et du soin (médecins, chirurgien, ostéopathe, orthoptiste…)

Soins et traitements

  • Détermine le traitement à mettre en œuvre (technique, nombre de séances…) et fixe les objectifs
  • Adapte sa prise en charge selon les besoins et les caractéristiques de la personne qu’il soigne
  • Intervient manuellement et/ou avec l’aide d’appareillages (massage, gymnastique médicale, chaleur, ultrason, cryothérapie, électrostimulation...)
  • Contrôle l’efficacité du traitement et l’adapte en cas de besoin

Pédagogie

  • Apporte des conseils thérapeutiques pour prévenir les récidives, compenser une perte fonctionnelle…

Les qualités et compétences requises pour être kinésithérapeute

Le métier de kinésithérapeute nécessite des connaissances médicales et la maîtrise des outils spécifiques de rééducation/réadaptation. Le kinésithérapeute doit aussi posséder certaines qualités personnelles :

  • Habileté gestuelle
  • Capacité d’analyse, d’observation et de synthèse
  • Capacité d’écoute, de dialogue et de compréhension
  • Bonne résistance physique
  • Patience, empathie et bienveillance
  • Pédagogie

Où travaille un kinésithérapeute ?

Le kinésithérapeute peut travailler dans le secteur public ou privé et au sein de différentes structures :

  • un établissement hospitalier
  • une clinique
  • un EHPAD ou une maison de retraite 
  • un centre de rééducation fonctionnelle
  • un centre de remise en forme ou un établissement thermal
  • un club ou une association de sports 
  • un centre d'accueil pour personnes handicapées
  • à domicile
  • dans son propre cabinet

Voir notre article sur le salon de la rééducation et de la kinésithérapie : Salon Rééduca

Quel est le salaire d'un kiné / kinésithérapeute en 2025 ?

Comme pour la plupart des professionnels de la santé, le salaire du kinésithérapeute varie selon son secteur d’activité, le type de structure dans lequel il exerce (privé, établissement public, à son propre compte) et l’ancienneté.

  • Dans la fonction publique hospitalière et après le Ségur de la santé, le salaire mensuel brut sont compris entre 1 900 € pour un kiné débutant et 3 400 € pour un cadre de santé en fin de carrière.
  • S’il exerce en libéral, ses revenus sont évidemment fonction de l’importance de sa clientèle, mais il gagne très correctement sa vie. Le revenu mensuel moyen net des masseurs-kinésithérapeutes libéraux est d’environ 3 500 €.
Les missions d'un kinésithérapeute

Guide de formation du kinésithérapeute 

La formation des kinésithérapeutes dure 5 ans. Elle comprend une année universitaire suivie de quatre années de formation professionnelle en Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie (IFMK).

Quel diplôme pour devenir kinésithérapeute ?

En France, il est indispensable d’obtenir un diplôme d’État (DE) de masseur-kinésithérapeute pour pouvoir exercer ce métier.

Il s’agit d’un diplôme de niveau I reconnu au grade de master depuis 2021.

Quel est le programme des études de kinésithérapie ?

Conformément à l’Arrêté du 2 septembre 2015, seuls les instituts de formation en masso-kinésithérapie (IFMK) sont en mesure de former au métier de kinésithérapeute. Il existe une quarantaine d’IFMK publics et privés répartis dans toute la France.

Les étudiants qui intègrent ces écoles suivent une formation de 4 ans pour acquérir des connaissances sur l’anatomie humaine, la biomécanique et les techniques gestuelles. Les enseignements comprennent des cours magistraux, des travaux pratiques et des stages annuels.

Le programme des cours suivis est le même dans toute la France, seules les options diffèrent en fonction des IFMK.

Le cursus se divise en 2 cycles de formation de 2 ans chacun :

  • 1er cycle : correspond à l’acquisition des savoirs fondamentaux et à l’appropriation de la démarche clinique.
  • 2e cycle : davantage tourné sur le métier de kinésithérapeute, il permet aux étudiants de développer les compétences de diagnostics et d’interventions grâce à des cours pratiques.

La formation de masseur-kinésithérapeute peut être suivie en formation initiale, en formation continue ou en alternance.

Les personnes titulaires d’un DE d’une profession du paramédical ou d’un bac+5 en santé, sont dispensées du suivi et de la validation de certains cours. C’est le cas par exemple des infirmiers, ergothérapeutes, podologues…

Comment entrer dans une école de kinésithérapie ?

Pour accéder à la formation de Kinésithérapeute, il faut obligatoirement être titulaire du baccalauréat scientifique et avoir effectué une première année universitaire.

Depuis la réforme des études de santé, les universités ont mis en place de nouvelles modalités d’accès aux études de kinésithérapie.

La Première année commune aux études de santé (PACES) a été supprimée. Désormais, pour intégrer une IFMK, les étudiants ont la possibilité de choisir parmi 3 types de parcours :

1. La licence avec option santé (L.AS)

Le lycéen choisit la licence qui correspond le mieux à ses projets et à ses points forts (lettres, droit, SVT, gestion, économie, etc.) et qui propose un « accès santé » en kinésithérapie. Il est important de vérifier sur Parcoursup que la L.AS choisie permet de candidater à la filière kinésithérapie, car certaines ne donnent accès qu’à des études de médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie.

2. Le parcours d’accès spécifique santé (PASS)

Il est proposé uniquement par les universités qui ont une unité de formation et de recherche (UFR) en santé. Cette voie est adaptée à tous les étudiants qui apprécient les disciplines scientifiques et qui ont de solides compétences dans ces domaines.

 Le PASS s'articule autour d'une majeure santé et d'une option hors santé (par exemple : droit, lettre, etc.) que le lycéen doit choisir en fonction de ses points forts et de ses autres projets éventuels.

3. Une licence Biologie ou STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives)

Les personnes en situation de handicap visuel peuvent suivre une année spécifique favorisant l’accès à la formation conduisant au DE de masseur-kinésithérapeute.

Quel que soit le parcours suivi, tout étudiant a 2 chances pour candidater aux études de kinésithérapie.

Les épreuves de sélection pour intégrer un institut de formation en masso-kinésithérapie

Les épreuves de sélection pour intégrer un institut de formation en masso-kinésithérapie

Pour être admis dans un IFMK, les candidats doivent obtenir un total de points au moins égal à 30 sur 60 aux trois épreuves de sélection suivantes :

  • 1 épreuve d’admissibilité (écrite, 1 h 30, notée sur 20 points) comportant 5 questions de culture générale. Le candidat doit obtenir au moins 10 points sur 20 pour être admissible.
  • 1 entretien oral (30 min, 20 points) sur le projet professionnel et les motivations du candidat
  • 1 mise en situation pratique (1 h 30, 20 points) à partir d’un cas clinique tiré au sort.

Une note inférieure à 10/20 est éliminatoire. Au vu des résultats obtenus aux 3 épreuves de sélection, le président du jury établit un classement des candidats.

En cas d'égalité de points entre plusieurs candidats, le classement est déterminé par la note obtenue à l'épreuve écrite, puis à celle de mise en situation pratique. 

Si les candidats n’ont pas pu être départagés, c’est le plus âgé qui est classé avant les autres.

Combien coûte la formation de kinésithérapeute ?

Le coût de la formation pour devenir kinésithérapeute peut être élevé. Il dépend entre autres, du cursus et de l’établissement de formation choisis, ainsi que de la situation personnelle de l’étudiant.

Il comprend :

  • des frais de scolarité et des frais de dossier pour l’inscription en première année d’université ;
  • la contribution à la vie étudiante et de campus (CVEC) d’un montant de 92 € ;
  • le prix de la formation en IFMK. Il est très variable en fonction du statut de l’IFMK (public ou privé) et peut aller de 170 € à plus de 5 000 €/an ;
  • des frais d’hébergement, de restauration, de transport…

Comment financer sa formation de kinésithérapeute ?

Selon leur situation individuelle, les étudiants des IFMK peuvent bénéficier des aides suivantes :

  • bourse d’études octroyée par la Région ;
  • contrat d'apprentissage avec un établissement de santé qui finance tout ou partie des études. En contrepartie, l’étudiant s’engage à y réaliser ses stages et à y travailler sous le statut d’apprenti lors des périodes de vacances scolaires ;
  • contrat d’allocation d’études proposé par des établissements de santé en échange d’un engagement à y travailler ensuite pendant une ou plusieurs années ;
  • convention de formation professionnelle avec l’APHP (Assistance Publique Hôpitaux de Paris) : prise en charge financière de la formation par l’assistance publique à partir de la 2e année, l’étudiant est aussi salarié de l’APHP pendant ses études et s’engage à travailler ensuite pendant 3 à 5 ans à l’APHP lorsqu’il aura obtenu son Diplôme d’État de Masseur-Kinésithérapeute ;
  • un prêt étudiant auprès des banques.
Association française des masseurs-kinésithérapeutes

Poursuites d’études et évolutions de carrière du kinésithérapeute

Une fois obtenu le DE de masseur-kinésithérapeute, les étudiants ont la possibilité de se spécialiser pour approfondir leurs connaissances ou développer leur champ d’expertise en :

  • continuant en 2e année de Master dans des domaines en relation avec la kinésithérapie (Biomécanique, Neurosciences, Vieillissement et handicap, etc.) ;
  • s’inscrivant dans un Diplôme Universitaire ou un diplôme Inter-Universitaire en lien avec le métier de masseur-kinésithérapeute (DU Technologies du sommeil et de l’éveil, DU Kinésithérapie du sport, DIU Appareillage et déformations du rachis de l’enfant et de l’adulte, DIU Prise en charge de la douleur…) ;
  • poursuivant des études médicales (médecine, pharmacie, odontologie ou maïeutique) sans passer par la 1re année des études de santé (sur dossier et après jury d’admission).

La liste des diplômes complémentaires reconnus par le Conseil national de l’ordre est consultable sur le site de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes.

Comme tous les professionnels de santé, les kinésithérapeutes ont l’obligation de se former tout au long de leur vie professionnelle. Avec le développement professionnel continu (DPC), tout en remplissant leur obligation triennale, ils peuvent actualiser leurs savoirs, acquérir de nouvelles compétences et enrichir leur parcours professionnel pour mieux répondre aux besoins des patients.

Ainsi, après plusieurs années d’expérience en milieu hospitalier, les kinésithérapeutes peuvent évoluer vers des métiers de responsabilités (cadre de santé, directeur de soins…).

Ils peuvent aussi se spécialiser dans le sport, la kinésithérapie respiratoire, la rhumatologie ou évoluer vers d’autres métiers comme l’ostéopathie (ils peuvent dans ce cas bénéficier d’une dispense de formation).

Le métier de kinésithérapeute au quotidien

Les avantages du métier Kiné

  • Un quotidien souvent composé de moments gratifiants ;
  • Un rapport de proximité et de confiance avec des publics très différents (enfants, personnes âgées, femmes enceintes, sportifs, malades…) ;
  • Un travail en collaboration avec d’autres professionnels de la santé (médecins, infirmières, ostéopathes…).

Les inconvénients

  • Une activité qui peut être sous-évaluée lorsque le kiné est considéré comme un simple masseur ;
  • Un métier physiquement exigeant (debout, efforts physiques prolongés…).

Témoignages de masseurs-kinésithérapeutes en vidéo

  1. Un Masseur-kinésithérapeute à l’hôpital
  2. Un kiné dans un club de football professionnel
  3. Un masseur-kinésithérapeute en cabinet
  4. Une kinésithérapeute spécialisée en obstétrique

Histoire de la kinésithérapie

La kinésithérapie est née au début du XIXe siècle, mais ses origines sont lointaines et remontent probablement jusqu’à l’Antiquité.

  • Plus de 2 000 ans av. J.C. : en Chine comme en Inde, la gymnastique douce et les mouvements passifs sont évoqués pour trouver l’harmonie entre le corps et l’esprit.
  • Moyen-âge : destruction des thermes et abandon des soins du corps, jugés inconvenants.
  • Renaissance : les découvertes scientifiques ouvrent la voie à la thérapie par le mouvement.
  • Au XVIIIe siècle : Pehr Henrik Ling - père de la masso-kinésithérapie - rédige « Les fondements généraux de la gymnastique ».
  • À partir de 1837 : l’Institut central de gymnastique de Stockholm délivre le diplôme de médecin-gymnaste à ses élèves qui ouvrent en ville des salles de gymnastique et de massage.
  • 1914-1918 : le service de santé des Armées met en place des centres spécialisés pratiquant l’ensemble des pratiques physiothérapiques pour la récupération et la rééducation des blessés.
  • 1924 : instauration du diplôme d’État d’infirmier masseur.
  • 1946 : le diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute est créé et officialise la profession.

Ressources utiles pour les kinésithérapeutes

FNEK - Fédération Nationale des Étudiants en Kinésithérapie

La FNEK fédère les différentes associations d’étudiants en kinésithérapie du territoire français. Son objectif est de participer à la promotion et à l’évolution de la formation en kinésithérapie. Elle défend les intérêts des étudiants en kinésithérapie auprès des différentes instances nationales.

Ordre des masseurs-kinésithérapeutes

Créée en 2004, c’est la seule institution professionnelle qui rassemble et fédère l’ensemble des masseurs-kinésithérapeutes, quels que soient leur statut, leur mode et lieu d’exercice.

CMK - Collège de la masso-kinésithérapie

Association loi 1901, le CMK a pour objet d’améliorer les pratiques en kinésithérapie, d’élaborer et de diffuser des guides de bonnes pratiques et des recommandations destinées à la profession, d’être interlocuteur des autorités publiques et de collaborer avec les autres collèges de professionnels de santé.

Association française des masseurs-kinésithérapeutes

AKTL – Association française des masseurs-kinésithérapeutes

Association loi 1901, l’AKTL a été créée en 1983 par les enseignants en Drainage lymphatique manuel (DLM) de l’Institut national de la kinésithérapie. C’est une des premières associations françaises de masseurs-kinésithérapeutes en termes de nombre d’adhérents.

AKEF – Association des kinésithérapeutes des équipes de France

Association loi 1901, créée en 1986 pour défendre et faire reconnaître le mode d'exercice des kinésithérapeutes des équipes de France.

  • Maison du Sport Français - 1 avenue Pierre de Coubertin - 75640 Paris Cedex 13
  • Site : http://www.akef.fr/

AKTL – Association kinésithérapeutes du monde

Kinésithérapeutes du Monde est une association à but non lucratif créée en 1987. Elle a pour but de faciliter l'accès aux soins de rééducation/réadaptation et de promouvoir l'inclusion des personnes vulnérables tant en France qu'à l'étranger, de promouvoir le droit fondamental à la santé pour tous et de mener des actions permettant de défendre ces droits.

Notre article enfin sur les différentes solutions de kiné

Quelles formations suivre lorsqu’on est kinésithérapeute ?

Depuis la mise en place du développement professionnel continu en 2013, la formation continue est une obligation pour tous les professionnels de santé.

Aujourd’hui, elle est aussi devenue une nécessité pour faire face à l’évolution constante des connaissances scientifiques.

La formation continue pour les masseurs-kinésithérapeutes

L’offre de formations pour les masseurs-kinésithérapeutes est riche et variée.

Elle comprend des formations plus ou moins longues (quelques heures à plusieurs mois), diplômantes ou non (DU, DIU, masters, attestations ou certificats d’études supérieures) et qui peuvent se suivre en présentiel, par correspondance ou en e-learning.

Ces formations complémentaires permettent au masseur-kinésithérapeute de :

  • actualiser les connaissances dans tous les aspects de la profession : diagnostic/évaluation des faiblesses, prise en charge kinésithérapique, éducation thérapeutique…
  • répondre aux besoins des patients (en constante évolution) 
  • élargir le champ des compétences vers d’autres disciplines (hypnose médicale, sexologie, posturologie…)
  • se spécialiser dans un domaine particulier (sport, gériatrie, pédiatrie…)
  • évoluer dans sa carrière professionnelle (cadre de santé…).

Les masseurs-kinésithérapeutes titulaires d’un diplôme complémentaire au diplôme d’État, peuvent en faire mention sur leur plaque professionnelle, à condition qu’il soit reconnu par le Conseil national de leur ordre.

La liste des diplômes examinés et reconnus par le Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes est consultable sur Diplômes Valides Kiné

Le développement professionnel continu du masseur-kinésithérapeute

Le développement professionnel continu (DPC) est un dispositif de formation continue réglementé auquel tous les kinésithérapeutes, quel que soit leur mode d’exercice, doivent se soumettre.

Les orientations pluriannuelles prioritaires de DPC pour les kinésithérapeutes

Le DPC oblige les masseurs-kinésithérapeutes à continuer à se former tout au long de leur vie professionnelle.

Chaque masseur-kinésithérapeute doit ainsi participer tous les ans à une action de DPC proposée par un organisme formateur agréé. Les actions de DPC doivent être conformes aux orientations prioritaires de santé publique définies de manière triennale par profession et/ou spécialité.

Pour la période 2023-2025, l’État a fixé 6 orientations prioritaires de DPC pour les masseurs-kinésithérapeutes.:

Certaines orientations concernent les kinésithérapeutes, entre autres spécialités :

  • 16 - Déploiement de l’activité physique adaptée (APA) (pages 67 à 70)
  • 17 - Repérage et prise en charge des troubles nutritionnels (pages 71 à 75)
  • 19 - Repérage, accompagnement et prise en charge des pratiques addictives (pages 79 à 82)
  • 21. Repérage, diagnostic et grands principes d'accompagnement du Trouble du Syndrome de l’Autisme (TSA) et des Troubles du Neuro Développement (TND) chez l’adulte et chez l’enfant (pages 86 à 90)
  • 23. Diagnostic précoce et prise en charge de l’endométriose (pages 95 à 96)
  • 26. Dépistage et prise en charge des maladies neurodégénératives (pages 105 à 107)
  • 27 - Repérage et prise en soins précoce du risque de perte d'autonomie pour les seniors résidant à leur domicile (pages 108 à 111)
  • 28. Prévention, repérage et prise en charge des pathologies et des risques sanitaires liés aux conditions et environnements particuliers d’emploi des militaires (pages 112 et 113)
  • 29. Prise en charge du « blessé de guerre » par le service de santé des armées (SSA) (pages 114 à 116)
  • 30. Prise en charge des patients présentant des symptômes prolongés suite à une COVID 19 (pages 117 à 119)
  • 33. Amélioration de la pertinence des parcours prioritaires (pages 126 à 130)
Par ailleurs, les orientations 1 à 15 concernent toutes les professions médicales

Orientation prioritaire n°268 - Drapeaux rouges et critères de réorientation

Lors d'un bilan kinésithérapique initial et au cours d'un programme de rééducation, des événements peuvent survenir qui nécessite une interruption de la prise en charge. Ces signaux sont appelés drapeaux rouges.

Fiche de cadrage (2 pages : n°624 et 625)

Objectifs de la formation :

  • Savoir repérer les signaux nécessitant une interruption de prise en charge kinésithérapeutique ;
  • Faciliter le diagnostic d'exclusion.

Éléments de programme :

  • La signification des drapeaux rouges lors d'un bilan ou au cours d'une prise en charge ;
  • Les différents types de drapeaux rouges ;
  • Les signes en fonction des champs de prise en charge ;
  • Les critères de réorientation vers un médecin.

Orientation prioritaire n°269 - Autonomisation du patient en rééducation des troubles musculosquelettiques

Les troubles musculosquelettiques représentent plus de la moitié de l'activité d'un masseur-kinésithérapeute. Ce phénomène va s'accroître dans les prochaines années à cause du vieillissement de la population

Fiche de cadrage (2 pages : n°626 et 627)

Objectifs de la formation :

  • Favoriser l'autonomie du patient ;
  • Valoriser les techniques passives dans la construction d'un programme de rééducation. 

Éléments de programme :

  • Les nouvelles techniques et connaissances sur la prise en charge opératoires ;
  • Le bilan diagnostique en kinésithérapie ;
  • Le programme thérapeutique co-construit selon la démarche EBP ;
  • L'intégration des techniques passives dans un programme thérapeutique selon les recommandations professionnelles ;
  • La mise en place d'un programme d'auto-rééducation.

Orientation prioritaire n°270 - Maîtrise des outils de surveillance en rééducation des pathologies cardiaques

L'incidence des pathologies d'origine cardiaque augmente. Elles nécessitent une prise en charge rééducative. Les recommandations évoluent régulièrement.

Fiche de cadrage (2 pages : n°630 et 631)

Objectifs de la formation :

  • Connaître les dernières évolutions des recommandations en matière de prise en charge des pathologies cardiaque sen rééducation ;
  • Adapter la prise en charge à la situation d'un patient atteint de pathologie cardiaque.

Éléments de programme :

  • Rappels physiopathologiques ;
  • Les facteurs de risques et de protection des pathologies cardiaques ;
  • La prise en charge des maladies cardiaques et le rôle de la rééducation ;
  • Les outils et dispositifs de surveillance de l'activité cardiaque ;
  • L'adaptation de l'intensité et de la fréquence des exercices ;
  • Le repérage des alertes ;
  • La coordination avec le médecin traitant.

Orientation prioritaire n°271 - Nouvelles techniques pratiques de rééducation respiratoire et maîtrise des dispositifs de surveillance

La prise en charge de patients atteints de pathologies respiratoires évolue et le kinésithérapeute doit suivre cette transformation des pratiques professionnelles en incluant de nouvelles techniques manuelles.

Fiche de cadrage (2 pages : n°630 et 631)

Objectifs de la formation :

  • Connaître les recommandations actualisées pour les pathologies respiratoires ;
  • Connaître le parcours de soin du patient ;
  • S'intégrer les échanges inter professionnels.

Éléments de programme :

  • Aspects physiopathologiques ;
  • Place de la rééducation dans le parcours de soin des pathologies respiratoires ;
  • Recommandations de bonnes pratiques en kinésithérapie respiratoire en fonction des pathologies ;
  • Indications et utilisation de ces techniques ;
  • Outils de surveillance ;
  • Choix de la technique adaptée au patient en fonction de sa pathologie et du bilan diagnostic kiné (BDK) ;
  • Éducation thérapeutique du patient et de l’aidant.

Orientation prioritaire n°272 - Nouvelles modalités de rééducation des pathologies neurologiques

Les affections neurologiques ont de lourdes conséquences fonctionnelles, sociales et économiques. Les bonnes pratiques intègrent des approches de prises en charge de plus en plus actives et intègrent les nouvelles technologies numériques.

Fiche de cadrage (2 pages : n°632 et 633) 

Objectifs de la formation :

  • Connaître les bonnes pratiques ;
  • Faire évoluer les prises en charges avec des approches actives et globales.

Éléments de programme :

  • Éléments physiopathologiques ;
  • Généralités sur la prise en charge des pathologies neurologiques ;
  • Nouvelles modalités de prise en charge : nouvelles thérapies fonctionnelles globales et rééducatives ;
  • Indications ;
  • Choix de la technique en fonction de la pathologie ;
  • Prise en charge ;
  • Éducation du patient.

Orientation prioritaire n°273 - Intervention en traitements cicatriciels et veino-lymphatiques

Les maladies de l’appareil circulatoire sont la deuxième cause de décès en France. Le lymphœdème est le plus souvent consécutif à un geste chirurgical. Il diminue fortement la qualité de vie et des études montrent la nécessité d'une prise en charge précoce de la cicatrice hypertrophique. L'intervention du kinésithérapeute est primordiale.

Fiche de cadrage (2 pages : n°634 et 635)

Objectifs de la formation :

  • Améliorer la prise en charge des cicatrices ;
  • Améliorer la qualité de vie des patients atteints.

Éléments de programme :

Au niveau cutaneo-trophique

  • Physiopathologie de la cicatrisation et de ses pathologies ;
  • Mobilisation cicatricielle ;
  • Suivi de l'évolution ;
  • Relation cicatrisation et système circulatoire ;
  • Éducation à l'auto-traitement et suivi.

Les formations DPC pour les masseurs-kinésithérapeutes

L’Agence nationale du Développement Professionnel Continu (ANDPC) met à la disposition des professionnels de santé, un moteur de recherche réunissant toutes les formations disponibles dispensées par des organismes/structures de formation agréés.

Proposées par des associations, des organismes privés de formation professionnelle continue ou encore des universités, les actions de DPC peuvent prendre différents formats : formation classique en présentiel, formation en e-learning ou format mixte.

Combien coûte une action de DPC pour masseurs-kinésithérapeutes ?

Le coût d’une action de DPC peut être pris en charge sous certaines conditions définies dans le document mis en ligne par l'ANDPC.

Suivre une formation professionnelle continue représente un certain coût pour le professionnel de santé. Outre le prix de la formation en elle-même, des frais supplémentaires de déplacement, de restauration et de logement sont également à prévoir, tout comme l'absence de revenus.

Les tarifs varient en fonction des formations (durée, organisme de formation, modalités de suivi).

Les forfaits DPC masseurs-kinésithérapeutes

L'ANDPC contribue à la prise en charge financière du DPC sous la forme de forfaits de DPC. Les budgets alloués comprennent :

  • le paiement de la formation elle-même ;
  • l'indemnisation du professionnel de santé, pour compenser sa perte de revenus.

Forfaits horaires pour les masseurs-kinésithérapeutes sont les suivants pour 2024 :

  • Formation continue (FC) :
    • Présentiel/Classe virtuelle : 57 € (frais pédagogiques) + 38 € (indemnisation)
    • Non présentiel : 28.50 € (frais pédagogiques) + 19 € (indemnisation)
  • Évaluation des pratiques professionnelles (EPP) et Gestion des risques (GDR) :
    • Présentiel/Classe virtuelle : 74.10 € (frais pédagogiques) + 38 € (indemnisation)
    • Non présentiel : 74.10€ (frais pédagogiques) + 30.40 € (indemnisation)
  • Programme Intégré (PI) : combine les tarifs de FC et EPP ou GDR selon les modules

Les modalités d'attribution des forfaits DPC kinésithérapeutes sont les suivantes :

  • Le droit de tirage annuel est de 14 heures ;
  • Un plafond triennal de prise en charge d'actions de formation continue est mis en place :
    • 30 heures si la 1ère inscription est en 2023
    • 21 heures si la 1ère inscription est en 2024
    • Aucun plafond dans la limite des 14 heures annuelles si la 1ère inscription est en 2025
  • Les actions DPC d'une durée inférieure à 3 h ne sont pas prises en charge ;
  • Les montants versés dépendent du format de suivi des cours (présentiel, non présentiel ou mixte) et de la durée de l'action de DPC.

Lire le PDF réalisé par l'agence DPC sur les Règles de prise en charge « Masseurs-Kinésithérapeutes »  

Les autres aides financières

En fonction de leur situation personnelle, les professionnels de santé disposent de plusieurs solutions pour financer leur formation professionnelle continue.

  • Les masseurs-kinésithérapeutes libéraux inscrits à l’URSSAF peuvent ainsi bénéficier d’une prise en charge de leur formation par le FIFPL (Fonds Interprofessionnel de Formation des Professionnels Libéraux).
  • Le compte personnel de formation (CPF) peut être utilisé par les kinésithérapeutes salariés.
  • Enfin, le crédit d’impôt permet de déduire jusqu’à 40 h de formation par an. Les frais annexes liés à la formation (repas, hébergement, transport…) sont quant à eux déductibles en charge sur la déclaration d’impôts.

Rédigé par

Laurent Lugari

Fondateur de Lonasante.com, notre mission est claire : accompagner les soignants et les structures médicales dans le choix des formations, logiciels, matériels et solutions adaptés à leur quotidien. À travers des contenus clairs et accessibles, nous vous aidons à gagner du temps sur vos recherches pour que vous puissiez vous concentrer sur l'essentiel : vos patients.