Bien connu du grand public, l'infirmier a un rôle essentiel dans la chaîne de soins. Qu'il exerce en libéral ou à l'hôpital, l'infirmier est au plus près des patients et dispense des soins préventifs, curatifs ou palliatifs. Les responsabilités sont importantes.
- Comment devenir infirmier ?
- Quel est le salaire d'une infirmière ?
- Comment se passe le quotidien ?
- Quels sont les avantages et les inconvénients de cette profession ?
Ce dossier fait le tour de tout ce qu'il faut savoir pour devenir infirmier.

Le métier d'infirmière en France
L'infirmier dispense des soins destinés à maintenir les patients en bonne santé ou à les soigner dans le cadre d'une pathologie ou d'un traumatisme. L'infirmière est en collaboration directe et étroite avec le médecin.
L'article L. 4311-1 du Code de la santé publique définit l'infirmier comme :
"toute personne qui donne habituellement des soins infirmiers sur prescription ou conseil médical, ou en application du rôle propre qui lui est dévolu."
En quoi consiste le travail d'infirmière ?
L'infirmière est un maillon essentiel, car elle est le lien entre le médecin et le patient. Elle est responsable des soins qui lui sont prodigués, ce qui signifie une large surveillance et une collaboration étroite avec tous les intervenants.
Elle assure les soins au patient dans le respect des règles et actes professionnels du Code de la Santé Publique.
Quelles sont les missions d'un infirmier ?
Mise en œuvre de traitements
- Application de prescription
- Surveillance des malades
- Dispensation de soins de manière autonome
- Gestes techniques : pose de perfusion, piqûre, prise de sang, pansements
- Distribution et administration de médicaments
Surveillance des patients
- Évaluation de l'état de santé
- Surveillance de l'état clinique et psychologique
- Suivi des effets d'un traitement
- Surveillance de l'évolution d'une maladie
Communication et administration
- Suivi et transmission des dossiers médicaux
- Tenue du cahier de soins
- Organisation du travail des aides-soignants
- Dialogue avec le patient
- Échange avec la famille du patient
- Communication avec les autres professionnels de santé : médecin et aide-soignant
- Lien entre le malade et les services hospitaliers (feuilles de soins, documents d'entrée, de sortie, etc.)
- Suivi du stock de médicaments
- Gestion du matériel de soins
Quel est le rôle d'un infirmier ?
L'article R4311-2 du Code de la santé publique définit comme suit le rôle de l'infirmier :
"1° De protéger, maintenir, restaurer et promouvoir la santé physique et mentale des personnes ou l'autonomie de leurs fonctions vitales physiques et psychiques en vue de favoriser leur maintien, leur insertion ou leur réinsertion dans leur cadre de vie familial ou social ;
2° De concourir à la mise en place de méthodes et au recueil des informations utiles aux autres professionnels, et notamment aux médecins pour poser leur diagnostic et évaluer l'effet de leurs prescriptions ;
3° De participer à l'évaluation du degré de dépendance des personnes ;
4° De contribuer à la mise en oeuvre des traitements en participant à la surveillance clinique et à l'application des prescriptions médicales contenues, le cas échéant, dans des protocoles établis à l'initiative du ou des médecins prescripteurs ;
5° De participer à la prévention, à l'évaluation et au soulagement de la douleur et de la détresse physique et psychique des personnes, particulièrement en fin de vie au moyen des soins palliatifs, et d'accompagner, en tant que de besoin, leur entourage."

Quel profil faut-il avoir pour être infirmier ?
Pour exercer la profession d'infirmier, il faut impérativement être rigoureux et minutieux et savoir être concentré, vigilant et attentif. Les gestes techniques sont une composante essentielle de l'activité des infirmiers : il est important de pouvoir les maîtriser. La technicité ne doit pas faire peur quand on souhaite devenir infirmier.
Un infirmier doit être doté d'une résistance physique et nerveuse importante.
Le contact important avec les patients implique également un sens de la psychologie développé : savoir écouter, être dans la bienveillance et le conseil pour veiller au bien-être de chacun.
Les contacts avec d'autres professionnels de santé impliquent également d'être capable de travailler en équipe tout en étant parfaitement autonome dans ses pratiques.
Où travaille un infirmier ?
L'infirmier peut travailler dans de nombreux environnements :
- service de soins dans un hôpital, une clinique, un centre de rééducation, etc.
- EHPAD
- service de maintien à domicile
- en cabinet libéral (après 24 mois d'exercice en services de soins)
dans ce cas, il officie au cabinet ou au domicile des patients. - établissements scolaires pour des actions de prévention et de suivi
- structures de médecine du travail
- entreprise
- services de la justice pour la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ)
- association humanitaire
- centres médicaux des armées
- sur le terrain de catastrophes sanitaires (pour les réservistes)
Quelle que soit le mode d'exercice, le métier est très recherché et les débouchés sont nombreux.
Quelle est l'histoire de la profession d'infirmier ?
Dans un premier temps, les infirmières ont longtemps été associées aux ordres religieux.
- En 1398, à la suite des grandes épidémies est apparu le mot enfermier venant de enfermerie. Au Moyen-âge, les soins sont prodigués par les religieuses, les repenties (anciennes prostituées) et les veuves (pour tester leur foi).
- La profession s'est ensuite progressivement laïcisée et les soins sont devenus de plus en plus techniques. L'infirmière devient "l'instrument du médecin".
- 1878 - La première école est créée à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris par le Docteur Bourneville.
- 1899 – Des cours sont mis en place par la Croix-Rouge.
- 1899 – Le Conseil international infirmier en créée.
- 1907 – Création du diplôme d'État infirmier secteur psychiatrique
- 1914-1918 – Les infirmières prennent une place importante dans les soins aux blessés.
- 1942 – Création du diplôme d'État d'infirmier
- 2006 – Création de l'Ordre national des infirmiers français.
Quelques chiffres sur le métier
- 764 260 infirmiers en France
- 131 579 infirmières libérales
- 22 895 infirmières puéricultrice
- 11 211 infirmières anesthésistes
- 8 211 infirmières de bloc opératoire
- 18 879 cadres de santé
- 87 % sont des femmes
- 18 % des infirmiers exercent en libéral
- 64 % des infirmiers sont uniquement salariés à l'hôpital

Quel est le salaire d'un infirmier ?
En libéral, le salaire d'un infirmier varie en fonction de différents critères dont notamment la fidélité de sa patientèle et le temps consacré à son activité professionnelle.
Dans la fonction publique hospitalière, le salaire d'un infirmier dépend de l'avancée de sa carrière, en fonction de son grade et de son échelon. Un infirmier fait partie de la catégorie A de la Fonction Publique. À son salaire (traitement de base) s'ajoutent des primes et une bonification indiciaire lorsque l'infirmier exerce dans certains services particuliers.
La rémunération d'un IDE varie selon le grade, l'échelon et le secteur d'exercice. Pour le détail échelon par échelon et un calculateur intégré, voir la grille de salaire complète de l'infirmier FPH.
Carrière de l'infirmier | Salaire net mensuel |
|---|---|
Début de carrière | 2 026 € |
5 ans de carrière | 2 207 € |
20 ans de carrière | 2 924 € |
Fin de carrière | 3 398 € |
Le salaire varie également si une spécialisation est choisie.
La formation pour devenir infirmier
Quel est le diplôme pour être infirmière ?
Pour devenir infirmier et être autorisé à exercer, il faut être titulaire du diplôme d'État d'infirmier (DEI).
Le DEI correspond à 180 crédits européens et au grade de licence.
Quelles études faire pour être infirmière ?
On accède à la formation en Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) préparant au diplôme d'État d'infirmier :
- après le bac, en s'inscrivant sur parcoursup.gouv.fr
- en formation continue en passant des épreuves d'admission
Les conditions d'accès au DE d'infirmier sont détaillées dans l'Arrêté du 31 juillet 2009 relatif au diplôme d’État infirmier du Code de santé publique.
Quelles sont les épreuves du concours d'entrée aux études d'infirmière ?
Sur Parcoursup, les sélections s'effectuent sur dossier.
Un référentiel est utilisé pour évaluer une série d'éléments appelés les "attendus nationaux" :
- Un intérêt pour le domaine sanitaire et social : connaître le secteur et le métier
- Disposer de qualités humaines et relationnelles : échanges, collaboration avec d'autres, travail en équipe, communication dans une autre langue, pratique des outils numériques
- Savoir s'exprimer à l'écrit et à l'oral
- Comprendre les démarches scientifiques et maîtriser les bases de l'arithmétique
- Savoir s'organiser et savoir-être : faire preuve de méthode, d'organisation, d'autonomie, de rigueur...
Quel est le programme des études d'infirmière ?
Les études d'infirmière comprennent 3 années de formation dans un institut de formation aux soins infirmiers (IFSI). Elles se répartissent en 2 100 heures de cours théoriques et 2 100 heures de stage pour l'apprentissage clinique.
Attention : un décret a été publié le 5 décembre 2024 et impose un programme de formation de 4 600 heures au lieu de 4 200 heures. Ce dernier doit être appliqué au plus tard à la rentrée 2026. Les modalités (déroulement de l’enseignement, contenu, conditions d’accès et modalités de délivrance du diplôme) seront précisées dans un arrêté du ministre.
Soulignons également le projet de nouveau référentiel de formation qui doit être opérationnel pour la rentrée 2025.
>> Voir Décret n° 2024-1134 du 4 décembre 2024 portant diverses modifications relatives à la formation conduisant au diplôme d'Etat d'infirmierLe travail complémentaire à fournir par l'étudiant au cours de ces 3 années est estimé à environ 900 heures en moyenne (300 heures chaque année).
La formation infirmière est composée de 6 semestres répartis de la façon suivante :
Semestre 1 : 231 h de cours magistraux, 234 h de cours dirigés, 60 h de travail personnel guidé, 100 h de charge de travail personnel
Semestre 2 : 126 h de cours magistraux, 183 h de cours dirigés, 41 h de travail personnel guidé, 150 h de charge de travail personnel
Semestre 3 : 118 h de cours magistraux, 177 h de cours dirigés, 55 h de travail personnel guidé, 150 h de charge de travail personnel
Semestre 4 : 109 h de cours magistraux, 187 h de cours dirigés, 54 h de travail personnel guidé, 150 h de charge de travail personnel
Semestre 5 : 116 h de cours magistraux, 184 h de cours dirigés, 50 h de travail personnel guidé, 150 h de charge de travail personnel
Semestre 6 : 50 h de cours magistraux, 85 h de cours dirigés, 40 h de travail personnel guidé, 200 h de charge de travail personnel
L'enseignement est réparti en 59 UE (Unités d'Enseignement). Elles couvrent 6 champs de compétences :
sciences humaines, sociales et droit
sciences biologiques et médicales
sciences et techniques infirmières, fondements et méthodes
sciences et techniques infirmières, interventions
intégration des savoirs et posture professionnelle infirmière (permet de mobiliser les savoirs et les savoir-faire en situation)
méthodes de travail
S'ajoutent 2 UE transversales :
- méthodes de travail et TIC,
- anglais
Selon les écoles, la formation est validée par une évaluation des connaissances et des compétences réalisée par le biais de :
- un contrôle continu
- un examen final
- la combinaison des deux
6 stages d'une durée totale de 60 semaines (2 100 heures) sont réalisés à raison d'un stage par semestre :
- semestre 1 : 1 stage de 5 semaines
- semestres 2, 3, 4 et 5 : 4 stages de 10 semaines
- semestre 6 : 1 stage de 15 semaines divisé en deux périodes
Le parcours de formation des infirmiers comprend également une obligation de réaliser un service sanitaire de 3 mois en deuxième année. L'objectif est de mener des actions de prévention autour des thèmes suivants :
- alimentation
- activité physique
- addiction
- santé sexuelle
À l'issue de la formation, sous réserve de réussir aux épreuves d'évaluation, l'étudiant devient IDE (infirmier diplômé d'État).
Comment se préparer ses études d'infirmière ?
Il existe de nombreuses formations de préparation à la première année en IFSI dispensées par des établissements privés. Les cours sont parfois en présentiel, parfois à distance en e-learning.
De manière générale, il est important de réviser vos connaissances en SVT (Sciences et Vie de la Terre) et en mathématiques (surtout l'arithmétique).

Comment réussir sa formation d'infirmière ?
De nombreuses ressources existent pour approfondir les cours :
- des cours en ligne comme ceux du site Espace Soignant pour les infirmiers avec 1 146 cours en ligne répartis en 23 thématiques.
- des applications mobiles comme SMARTfiches ou Organs 3D.
Quelles sont les écoles pour devenir infirmiere ?
Il y a 326 Instituts de formation en Soins Infirmiers (IFSI) répartis sur l'ensemble du territoire pour offrir un maillage équilibré et cohérent.
Pour trouver votre IFSI, consulter le site Uniformes de France.
Dans quel pays le diplôme d'infirmier est-il reconnu ?
En étant titulaire du DE infirmier français, il est possible de travailler dans n'importe quel pays de l'Union européenne. La reconnaissance est automatique, mais il est nécessaire de faire la demande auprès du pays d'accueil et justifier de son appartenance à un pays d'Europe. Un certain nombre de documents sont à transmettre.
Se renseigner auprès du centre NARIC ou du centre ENIC du pays.
Pour travailler en tant qu'infirmier dans un autre pays, les conditions et les démarches à réaliser vont très variables d'un pays à un autre. Les équivalences de diplômes dépendent des arrangements de reconnaissance mutuelle (ARM) signés entre le pays et la France
Pour avoir des informations complémentaires, consulter le site du ministère de la santé.
Quels livres lire quand on veut être infirmier ? Notre Top 3
- Réussir son admission en IFSA : Formation infirmier 2022 par B. Jabrane. Éditeur Studyrama, collection Top Chrono. Eévrier 2022.
- Réussir tout le diplôme infirmier par D. Augendre, A. Barrau et A. Besnier. Éditeur Vuibert, collection Réussir tout le DEI, 3e édition. Juin 2022.
- Cahier de l'étudiant infirmier : calcul de dose par K. Abbadi. Éditeur Foucher, 3e édition. Mai 2022.
Comment se reconvertir pour être infirmiere ?
Est considéré en reconversion professionnelle toute personne pouvant justifier de 3 années de cotisation à un régime de protection sociale.
Certains professionnels de santé, comme les aides-soignants et les auxiliaires de puériculture ont un accès privilégié aux études d'infirmier en faisant valoir la promotion professionnelle.
Les personnes en reconversion professionnelle doivent postuler dans un Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) : l'admission se fait sur concours.

Le prix de la formation d'infirmiere
Le prix de la formation pour devenir infirmier dépend du montant des droits d'inscription de l'établissement d'inscription. Comptez environ 2600 € par an pour devenir infirmier.
Combien coûte la formation d'infirmière ?
Le coût de la formation infirmière est variable et dépend notamment de la situation de l'école (privée ou publique).
Pour les établissements publics
Les frais de scolarité sont pris en charge par les conseils généraux dans la plupart des écoles.
- Frais d'inscription universitaire : 170 €
- Frais de scolarité : gratuit
Pour les établissements privés
- Frais d'inscription universitaire : 170 €
- Frais de scolarité : variables et compris entre 200 et 2 000 € par an
À ses coûts s'ajoutent les frais annexes, notamment le prix des tenues professionnelles.
Un étudiant en soins infirmier (ESI) débourse en moyenne 2 622,87 € chaque année pour ses études selon la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (FNESI)
Quelles sont les aides à la formation d'infirmière?
Il existe différentes solutions de financement.
- Bourse attribuée selon les ressources
- Contrat d'apprentissage pour les moins de 26 ans
- Prêt d'étudiant
- Aide du Conseil régional
- Financement par les dispositifs à disposition pour la formation continue des personnels de la Fonction Publique hospitalière
- Contrat d'apprentissage
- Aides pour les demandeurs d'emploi (ARE, etc.)
Les spécialités et évolutions de l'infirmière
Se spécialiser en tant qu'infirmière
Il existe 3 spécialités officielles accessibles à la suite du DE infirmier :
- infirmière anesthésiste
- infirmière de bloc opératoire
- infirmière puéricultrice

Infirmier anesthésiste
Après 2 années de pratique, une infirmière peut compléter sa formation pour devenir infirmière anesthésiste diplômée d'État (IADE). La formation est d'une durée de 2 ans.
Les missions d'un infirmier anesthésiste sont les suivantes :
- réaliser des soins d'anesthésie ou de réanimation
- accompagner le patient
- assurer la sécurité du patient dans la période péri-interventionnelle
- Le salaire d'un IADE varie de 1 650 € en début de carrière à 2 670 € en fin de carrière dans la fonction publique.
Pour être admis à passer le diplôme d'État infirmier anesthésiste, il faut :
- être titulaire du DE infirmier
- avoir exercer au moins 2 ans
- passer une épreuve écrite de 2 h et obtenir la moyenne
- réussir un oral d'admission
Lire notre article dédié : Devenir infirmière anesthésiste (IADE)

Infirmière de bloc opératoire
Une infirmière peut compléter sa formation pour devenir infirmière de bloc opératoire diplômée d'État (IBODE). Elle peut engager cette démarche dès la fin de la troisième année de formation en soins infirmiers. La formation est d'une durée de 18 mois.
L'infirmier de bloc opératoire prend en charge le patient quand il entre en salle d'opération et jusqu'à la fin de son intervention.
Le salaire d'un IBODE varient de 1 800 € à 2 100 € brut par mois selon les établissements où il exerce.
Pour être admis à passer le diplôme d'État infirmier de bloc opératoire, il faut :
- être titulaire du DE infirmier
- obtenir au moins 10/20 à une épreuve écrite d'1 h 30 avec 20 questions courtes sur le programme du DE d'infirmier
- réussir une épreuve orale d'admission (exposé de 10 minutes sur un sujet professionnel et entretien de 10 minutes avec le jury)
>> Consulter la liste des écoles d'IBODE
L'enseignement est organisé comme suit :
- 870 heures d'enseignement théorique, travaux dirigés et travaux pratiques
- 39 semaines de stages
- 8 jours de congés
Les cours portent sur les thématiques suivantes :
- les techniques chirurgicales
- l’environnement technologique des blocs opératoires
- les matériels et matériaux utilisés lors des actes invasifs et des interventions chirurgicales
- l'hygiène en bloc opératoire et secteurs associés
Lire notre article dédié : Devenir Infirmière de bloc opératoire (IBODE)

Infirmiere de puériculture
Une infirmière peut compléter sa formation pour devenir infirmière puéricultrice diplômée d'État (IPDE). La formation est d'une durée d'un an.
Les missions d'une infirmière puéricultrice (ou infirmier puériculteur) sont les suivantes :
- soins de santé pendant l'enfance
- prévention et recherche autour de la santé de l'enfant
- administration d'un service
Le salaire d'une IPDE varie de 1 540 € en début de carrière à 2 560 € en fin de carrière dans la fonction publique.
Pour être admis à passer le diplôme d'État infirmière puéricultrice, il faut :
- être titulaire du DE infirmier
- passer 2 épreuves écrites sur le programme du DE d'infirmier
- passer des tests psychotechniques
- réussir un oral d'admission (étude d'une situation professionnelle)
L'enseignement est organisé comme suit :
- 650 heures d'enseignement théorique et pratique dans l'établissement de formation
- 140 heures de travaux dirigés et d'évaluation
- 710 heures de stages
Le programme de formation pour devenir infirmier anesthésiste comprend les disciplines suivantes :
- L'enfant, de la vie intra utérine à l'âge de 15 ans
- La maladie, à partir des connaissances acquises en école d'infirmières
- La prévention médicale, médico-sociale et socio-éducative
- L'environnement familial et social
- L'exercice professionnel, réglementation, formation à la gestion
- Stage dans les services accueillant des enfants
- Temps pédagogiques de réflexion et d'exploitation des stages
- Travail personnel
>> Consulter la liste des écoles d'IPDE
Infirmière Asalée
Une Infirmière Asalée est une infirmière spécialement formée qui travaille en collaboration avec des médecins généralistes. Elle assure principalement le suivi des patients atteints de maladies chroniques (diabète, hypertension) et réalise des consultations d'éducation thérapeutique.
Lire notre article dédié : Devenir infirmière asalée
Faire évoluer sa carrière d'infirmier
Il est aussi possible d'accéder à davantage de responsabilités.
Cadre de santé
Après 4 années d'exercice, une infirmière peut accéder à des postes d'encadrement en passant le diplôme de cadre de santé. La formation dure 10 mois.
Les missions d'un cadre de santé sont les suivantes :
- Organise les activités de soins et activités paramédicales au sein d'un service ou unité de soins
- Veille à la qualité et à la sécurité
- Anime et encadre les équipes
- Coordonne les moyens nécessaires
Le salaire d'un IADE varie de 1 700 € en début de carrière à 2 500 € en fin de carrière dans la fonction publique.

Pour être admis à la formation de cadre de santé, il faut :
- être titulaire du DE infirmier
- avoir exercer au moins 4 ans
- passer une épreuve écrite de 4 h sur un sujet d'ordre sanitaire ou social et obtenir la moyenne
- réussir un oral d'admission de 30 minutes (un exposé oral sur un dossier et 20 minutes d'entretien avec le jury)
L'enseignement est organisé comme suit :
- 24 ou 26 semaines d'enseignement théorique et de travaux dirigés
- 15 ou 13 semaines de stages
- 1 semaine de congés
- 2 semaines de travail personnel
La formation pour devenir infirmier anesthésiste comprend 6 modules :
- Initiation à la fonction de cadre
- Santé publique
- Analyse des pratiques et initiation à la recherche
- Fonction d'encadrement
- Fonction de formation
- Approfondissement des fonctions d'encadrement et de formation professionnels
>> Consulter la liste des IFCS
Un cadre de santé peut ensuite évoluer vers les postes de :
- Cadre supérieur de santé
- Directeur de soins
Infirmier en pratique avancée (IPA)
Un infirmier en pratique avancée (IPA) exerce des missions plus larges dévolues autrement aux médecins.
L'IPA prend en charge des patients confiés par un médecin qui a établi un protocole d'organisation. L'IPA a alors la responsabilité de :
- dépister
- prévenir
- prescrire des examens complémentaires
- renouveler ou adapter les traitements
- revenir vers le médecin quand il atteint les limites de ses compétences
Pour devenir infirmier en pratique avancée (IPA), il faut :
- être titulaire du DE d'infirmier
- justifier de 3 ans d'expérience minimum
- obtenir le DEIPA (diplôme d'Etat d'infirmier en pratique avancée) dont la formation dure en 2 ans
Lire notre article dédié : le métier d'infirmière en pratique avancée IPA
Il est possible de suivre la formation au DEIPA dès l'obtention du DE d'infirmier. Néanmoins, pour exercer en tant qu'IPA, il faudra d'abord avoir une expérience de 3 ans en tant qu'infirmier.
Le DEIPA attribue le grade de Master.
La formation s'organise avec :
- une 1ère année commune à tous les étudiants pour poser les bases
- une 2ème année concernant le domaine d’intervention choisi par l’étudiant.
Le DEIPA propose 4 domaines d'intervention possibles :
- pathologies chroniques stabilisées
- oncologie et hémato-oncologie
- maladies rénales chroniques, dialyse et transplantation rénale
- psychiatrie et santé mentale
Changer d'environnement professionnel en tant qu'infirmier
Infirmière libérale (IDEL)
S'installer en libéral est possible après 2 ans minimum d'exercice du métier en secteur hospitalier.
Une infirmière libérale doit investir en rachetant dans une clientèle, ce qui équivaut en moyenne à 15 000 €.
Un infirmier libéral est un travailleur indépendant, ce qui implique d'être capable de gérer une entreprise (comptabilité et gestion).
Le salaire d'un infirmier en libéral dépend de son chiffre d'affaire, en fonction de ses choix, ses compétences, sa patientèle, etc.
L'infirmier en libéral réalise des soins sur prescription d'un médecin ou à sa propre initiative. Il est personnellement responsable de ses actes. Il est conventionné la plupart du temps c'est-à-dire qu'il s'engage à pratiquer des tarifs conventionnels. Les soins sont alors remboursés à 60 % par la Sécurité Sociale.
Au quotidien, l'infirmière libérale est un maillon essentiel dans les "soins de ville". On l'appelle souvent infirmière à domicile car elle dispense des soins à domicile ou à son cabinet : prélèvements, prises de sang, pansements, prise de médicaments, etc.

Infirmier militaire
L'infirmier militaire intègre une équipe dans les centres médicaux des armées. Ses missions sont les suivantes :
- soins préventifs et curatifs
- vérification de l'aptitude du personnel aux emplois confiés
L'infirmier militaire peut être amené à exercer dans des troupes alpines, parachutistes, sur un sous-marin, dans une base aérienne, etc.
Le recrutement des infirmiers militaires a lieu dès l'obtention du bac.
La formation est prise en charge par l'école du personnel paramédical des armées (EPPA). Elle est composée de :
- une formation d'infirmer externalisée en IFSI
- une formation militaire, médico-militaire et médico-opérationnelle
L'engagement dans l'armée est de 9 ans comprenant les 3 années de formation.
Infirmière scolaire
L'infirmier scolaire participe à la politique de santé publique mise en œuvre dans les établissements scolaires. Ils dispensent des soins et accomplissent des actes professionnels sur prescription.
Pour entrer dans l'éducation nationale ou l'enseignement supérieur, l'infirmier diplômé doit passer le concours d'entrée pour intégrer la fonction publique, avec une épreuve d'admissibilité et une épreuve orale d'admission
Lire notre article dédié : devenir infirmière scolaire
Infirmière coordinatrice
Une infirmière coordinatrice a pour mission la continuité des soins au patient à sa sortie de l'hôpital. Elle fait le lien entre le patient, son entourage et l'établissement de soins.
Il n'existe pas de diplôme spécifique en complémentaire pour être infirmière coordinatrice.
Infirmière ostéopathe
Une infirmière est dispensée d'une partie des cours de la formation au diplôme d'ostéopathie (DO). Elle peut suivre seulement 2 373 heures sur les 4 860 heures composant la totalité de la formation. La formation est répartie de la façon suivante :
- 1 673 heures de formation théorique et pratique
- 700 heures de stage
La formation pour devenir infirmière ostéopathe est de 4 années.
Infirmière perfusionniste
Le poste d'infirmière perfusionniste est reconnu par le Fonction Publique depuis 2015.
L'infirmière perfusionniste est un technicien en circulation extra-corporelle (CEC). Ses missions sont les suivantes :
- réaliser et surveiller la circulation extracorporelle (patient et matériel)
- surveiller les paramètres biologiques et hémodynamiques du patient
- assurer une assistance cardio-circulatoire
Pour être infirmière perfusionniste, il faut être IDE et passer un DU circulation extracorporelle.
Infirmière en endoscopie
Elle réalise les soins infirmiers en relation avec l'acte endoscopique. Elle peut être amené à gérer l'urgence endoscopique.
Pour être infirmier en endoscopie, il faut être IDE et passer le Diplôme Inter Universitaire (DIU) Infirmier en endoscopie.
Infirmière hygiéniste
L'infirmière hygiéniste intervient en prévention des maladies nosocomiales.
Les pré-requis pour être infirmier hygiéniste sont les suivants :
- être titulaire du DE d'infirmier
- avoir 5 ans minimum d'expérience en service de soins
- idéalement, être titulaire du DU Prévention des maladies nosocomiales

Infirmière de sapeurs-pompiers (ISP)
Un infirmier de sapeurs pompiers intègre le Service de Santé et de Secours Médical des Sapeurs-pompiers (SSSM). Ses missions sont tournées vers les secours d'urgence et les missions de sécurité civile.
Pour être infirmier de sapeurs-pompiers, il faut :
- être titulaire du DE d'infirmier
- passer le concours national d'infirmiers de sapeurs-pompiers professionnels des SDIS (services départementaux d'incendie et de secours)
Infirmier SMUR (ou SAMU)
Un infirmier ou une infirmière peut être affecté(e) au SMUR ou au SAMU. Néanmoins, il n'existe pas de spécialisation infirmier urgentiste en France. Les infirmières SMUR ou SAMU sont donc :
- d'infirmières IDE qui ont suivi une formation en réanimation ;
- d'infirmières IADE qui ont été formées en soins infirmiers, réanimation et urgences vitales.
La formation SMUR pour infirmier IDE généralement suivie est le DU Soins infirmiers en médecine urgence.
Infirmier de Santé au travail (IST)
Les missions d'un infirmier de santé au travail sont les suivantes :
- prévention
- assistance du médecin du travail
- gestion des urgences dans l'entreprise
Elles dépendent beaucoup de la structure et du contexte où ils exercent. Pour être IST, il faut :
- être titulaire du diplôme d'infirmier
- suivre une formation en santé au travail dans l'année suivant l'embauche
Lire notre article dédié : Devenir infirmier de santé au travail
Infirmier stomathérapeute
Un infirmier stomathérapeute :
- aide aux malades porteurs de dérivations digestives ou urinaires
- apporte des soins aux patients ayant des plaies chroniques, carcinologiques, des fistules, des escarres ou des problèmes de continence urinaire ou fécale
- informe pour faciliter la réadaptation physique et psychologique
Infirmier en tabacologie (IDET)
L'infirmier tabacologue possède des connaissances utiles pour informer, prévenir et accompagner les patients en sevrage tabagique.
Il est titulaire du DIU de tabacologie.

Le métier d'infirmière au quotidien
Le travail d'un infirmier au quotidien est très diversifié du fait de la diversité de ses missions.
Quels sont les avantages du métier d'infirmier ?
Le métier d'infirmière est au cœur des relations humaines. Des liens forts se nouent dans le soin et l'aide au malade. C'est un travail technique et valorisant.
Les missions d'une infirmière s'inscrivent dans un travail d'équipe. C'est un point positif qui donne une dimension collaborative au métier. Il s'agit d'un métier de passion, exercé par des personnes animées par le soin aux autres.
Quelles sont les difficultés du métier d'infirmier ?
Le travail d'infirmière est souvent difficile et éprouvant. Les infirmiers évoluent dans un environnement où les gens sont malades, en souffrance, voire en détresse. Ils sont en lien direct avec la maladie à gérer au quotidien. Leur travail est en continu et les horaires sont parfois décalés, y compris pendant le week-end et la nuit.
Le manque d'effectifs dans le secteur hospitalier entraîne une surcharge de travail qui peut s'avérer pesante et difficile selon les contextes. Un véritable souffrance au travail peut s'installer.
Le métier vu de l'intérieur
Voir la vidéo sur le quotidien d'un infirmier ci-dessous :
@Source Croix-Rouge française
Quelles formations suivre lorsqu’on est infirmier ?
Chaque infirmier a la possibilité de compléter sa formation initiale par des formations complémentaires. Le but ? Se spécialiser, renforcer ses compétences et/ou remplir ses obligations légales de développement professionnel continu.
La formation continue de l’infirmier
Après 1 ou 2 années de pratique, les infirmiers ont la possibilité de se spécialiser dans l’une des 3 branches officielles de leur profession. Ils doivent pour cela obtenir l’un des diplômes d’État (DE) suivants :
- IADE, pour devenir infirmier anesthésiste ;
- IBODE, pour devenir infirmier de bloc opératoire ;
- IPDE, pour devenir infirmier en puériculture.
Depuis 2018, une nouvelle spécialité s’est ouverte pour les infirmiers. Dorénavant, avec l’obtention du diplôme d’État d’IPA, ils peuvent devenir infirmiers en pratique avancée, une fonction qui leur confère une plus grande autonomie.
Le métier d’infirmier impose beaucoup de responsabilités et nécessite de solides compétences. Les infirmiers peuvent suivre des formations complémentaires pour mettre à jour leurs connaissances et/ou les adapter à l’évolution des exigences de la profession.
La formation continue permet aux infirmiers d’acquérir des compétences spécifiques en fonction du lieu dans lequel ils exercent (hôpital, EHPAD, milieu scolaire…) ou des publics rencontrés. Il existe ainsi des formations complémentaires certifiantes, comme le certificat de stomathérapeute, mais également de nombreux diplômes universitaires et interuniversitaires (DU et DIU) :
- DIU Prise en charge de la douleur
- DU Circulation extracorporelle
- DU Prise en charge des urgences vitales en soins infirmiers
- DU Santé, solidarité, précarité
- DU Hygiène hospitalière
- DIU Santé au travail
- DIU tabacologie et addiction
- DIU Soins palliatifs
L’infirmier peut aussi évoluer dans sa profession en passant à un échelon supérieur pour devenir par exemple cadre de santé, cadre supérieur de santé, directeur et coordinateur des soins ou directeur d’un institut de formation en soins infirmiers.
Le développement professionnel continu de l’infirmier
Le développement professionnel continu (DPC) est un dispositif de formation continue qui concerne tous les professionnels de santé.
Les orientations pluriannuelles prioritaires de DPC pour les infirmières
Le DPC est une obligation de formation devenue triennale depuis la loi n°2016-41 de modernisation de notre système de santé. Tout infirmier doit ainsi suivre au moins 2 actions de DPC sur 3 ans. Ces actions doivent être proposées par un organisme formateur agréé et être conformes à une orientation nationale de DPC.
Pour la période 2023-2025, 20 orientations de DPC pour les infirmiers ont été fixées par l’État :
- 1 orientation générale destinée aux médecins spécialisés en urgence et aux infirmiers
- 207 - Triage des patients se présentant en situation d’urgence - 7 orientations générales destinées à l’ensemble des infirmiers (n°174 à 180)
- 174 – Soins et suivi des patients porteurs de plaies aigües ou chroniques, simples ou complexes
- 175 - Évaluation, prise en charge et surveillance des patients porteurs de stomies
- 177 - Évaluation des besoins du patient et plan de soins
- 178 - Soins infirmiers et surveillance des patients souffrant de pathologies cardiaques
- 179 - Soins et surveillances des patients sous perfusion
- 180 - Soins et surveillance des patients en période post opératoire immédiate
- 295 – Gestion pratique de la violence et de l’agressivité du patient et de son entourage
- 2 orientations pour les infirmiers en santé mentale (n°181 et 182)
- 181 - Prévention et prise en charge des situations de violence et d’agressivité en santé mentale
- 182 - Entretiens cliniques infirmiers en santé mentale - 1 orientation pour les infirmiers en médecin scolaire (n°256)
- 256 - Bilan infirmier spécifique de la 12ème année - 1 orientation pour les infirmiers en santé au travail (n°257)
- 257 - Conduite des visites de suivi, d’information et de prévention - 1 orientation pour les infirmiers anesthésistes (n°258)
- 258 - Echographie des veines et/ou artères des membres supérieurs - 1 orientation pour les infirmiers de bloc opératoire (n°259)
- 259 - Qualité et sécurité des actes exclusifs au bloc opératoire - 3 orientations pour les infirmiers puériculteurs (n°183, 260 et 261)
- 183 - Prise en charge des émotions, besoins psycho-affectifs et psycho-sociaux de l’enfant
- 260 - Prise en charge des émotions, besoins psycho-affectifs et psycho-sociaux de l’enfant de 0 à 6 ans
- 261 - Projet de santé environnemental en Etablissement d’Accueil de Jeunes Enfants (EAJE) - 3 orientations pour les infirmiers en pratique avancée (n°184 à 186)
- 184 - Repérage des décompensations d’une pathologie chronique
- 185 - Intervention dans le parcours de réhabilitation psychosociale
- 186 - Prise en soins de l’asthénie
Par ailleurs, les orientations 1 à 15 concernent toutes les professions médicales.
Orientation prioritaire n°207 – Triage des patients se présentant en situation d’urgence
La médecine d'urgence implique de nombreux acteurs et couvre un large domaine de compétence pour savoir examiner, apprécier rapidement un degré de gravité et choisir un traitement adapté. Des travaux de recherche mettent en avant des possibilités d'amélioration basées sur une meilleure organisation et l'utilisation de techniques innovantes.
Fiche de cadrage (2 pages : 160 et 161)
Objectifs de la formation :
- Diminuer la morbi-mortalité.
Éléments de programme :
- Les critères de tri aux urgences ;
- Le repérage de l'urgence extrême (les drapeaux rouges) ;
- Les modalités de transmission ;
- Les particularités des patients âgées et des enfants ;
- Les décisions d'orientation : domicile, UHCD, hospitalisation ;
- Les relations avec les accompagnants (police, pompiers, SAMU...) ;
- La gestion des situations difficiles ;
- La collaboration pour l'élaboration des procédures.
Orientation prioritaire n°174 – Soins et suivi des patients porteurs de plaies aigües ou chroniques, simples ou complexes
Les plaies représentent une problématique de soins quotidienne pour les infirmiers intervenant en établissements ou au domicile des patients. Or, les dispositifs médicaux et les recommandations de bonnes pratiques évoluent constamment.
Il est donc nécessaire d’actualiser et de renforcer les compétences des infirmiers dans ce domaine, pour garantir la qualité des soins, mais aussi l’efficience du système de santé.
Fiche de cadrage (3 pages : n°560 à 562)
Objectifs de la formation :
- Améliorer l’évaluation initiale de la situation du patient en prenant en compte tous les éléments concourant à la cicatrisation (état nutritionnel, niveau de douleur…) ;
- Améliorer le processus de soins pour optimiser la cicatrisation ;
- Améliorer le processus de soins ;
- Garantir la sécurité des soins par la pertinence du choix des dispositifs médicaux.
Éléments de programme :
- Anatomie de la peau et différents types de plaies ;
- Processus cicatriciel : mécanismes, complications… ;
- Outils d'évaluation ;
- L'examen clinique ;
- Prévention, surveillance et éducation thérapeutique ;
- Le suivi du patient (coordination et traçabilité)
- Les bonnes pratiques de soins locaux ;
- Les soins infirmiers éducatifs ;
- La coordination et la traçabilité dans un contexte interprofessionnel ;
- L'identification des incidents, intolérances, allergies...
Orientation prioritaire n°175 - Évaluation, prise en charge et surveillance des patients porteurs de stomies
Urinaires ou digestives, temporaires ou définitives, les stomies sont des dispositifs très utilisés en France (plus de 100 000 personnes sont stomisées). Les pathologies pouvant conduire à la création d’une stomie sont variées : cancers colorectaux ou de la vessie, maladie de Crohn, diverticulite, traumatismes, etc. Les patients stomisés rencontrent des difficultés d’ordre physique et psychologique et les répercussions sur la vie sociale, professionnelle, familiale et le couple sont fréquentes.
Confronté à ces problématiques, le rôle de l’infirmier est majeur. Pour disposer de toutes les solutions adéquates et éviter les complications, il doit maîtriser l’ensemble des soins locaux et appréhender le patient dans une démarche globale et pluriprofessionnelle.
Fiche de cadrage (3 pages : n°563 à 565)
Objectifs de la formation :
- Améliorer le parcours de soins ;
- Connaître les bonnes pratiques ;
- Sécuriser la période post opératoire par une surveillance adaptée ;
- Améliorer la qualité de vie du patient et son autonomie et prévenir les complications.
Éléments de programme :
- Évaluation et examen clinique des stomies ;
- Phases de suivi d'un patient stomisé ;
- Transmission, traçabilité et coordination interprofessionnelle ;
- Soins et surveillance post opératoires ;
- Surveillance, prévention, dépistage et traitement des complications ;
- Soutien et éducation du patient.
Orientation prioritaire n°295 – Gestion pratique de la violence et de l’agressivité du patient et de son entourage
Les faits de violences et d’incivilités à l’encontre des infirmières sont en constante augmentation depuis plusieurs années. Ils génèrent stress chronique, dégradation de l’ambiance de travail et absentéisme chez les professionnelles de santé, mais sont également préjudiciables à la qualité des soins prodigués.
Fiche de cadrage (2 pages : n°65 et 66)
Pour prévenir les violences, il est essentiel de mieux comprendre les différents mécanismes de celles-ci et d’être formé à des techniques spécifiques de communication non violente.
Objectifs de la formation :
- Améliorer la qualité des soins par le maintien d’une bonne relation soignant-soigné
- Être capable de prévenir, apaiser, gérer les situations conflictuelles et de violences.
Éléments de programme :
- Savoir reconnaître les incivilités et les violences ;
- Facteurs de risque ;
- Techniques de communication infirmier / patient ;
- La conduite à tenir en cas d’agression et gestion du stress engendré ;
- Les bonnes pratiques comportementales pour prévenir et lutter contre les violences et les incivilités.
Orientation prioritaire n°177 - Évaluation des besoins du patient et plan de soins
Le but du Développement professionnel continu s’inscrit dans le cadre de la demande croissante de soins à domicile. L’idée est de permettre à l’infirmier - maillon essentiel du maintien à domicile - de s’approprier les bonnes pratiques d’évaluation des besoins des patients, pour être en mesure de leur proposer un plan de soins personnalisé et adapté.
Fiche de cadrage (3 pages : n°566 à 568)
Objectifs de la formation :
- Améliorer l’évaluation des besoins du patient par l’infirmier
- Sécuriser les prises en charge en prenant en compte les différents risques
- Amélioration de l’efficience des soins.
Éléments de programme :
- Évaluation des besoins du patient
- Outils et méthodes d'évaluation
- Élaboration d'un plan de soins en prenant en compte toutes les dimensions
- Facteurs d'influence pour la priorisation des actions
- Le bilan de soins infirmiers (BSI)
- Élaboration d’un BSI conforme aux exigences professionnelles et conventionnelles
- Collaboration et transmission du plan de soins en équipe pluriprofessionnelle
Orientation prioritaire n°178 - Soins infirmiers et surveillance des patients souffrant de pathologies cardiaques
Insuffisance cardiaque, maladie coronarienne et infarctus, hypertension artérielle, troubles du rythme, risque thrombo-embolique… Les pathologies cardiovasculaires sont nombreuses et variées. En France, elles sont également à l’origine de la mort de 400 personnes par jour et génèrent 20 milliards d’euros de dépenses annuelles.
Fiche de cadrage (3 pages : n°569 à 571)
L’objectif est pour l’infirmier de développer des compétences spécifiques aux maladies cardiovasculaires pour faire face aux défis de santé publique qu’elles représentent.
Objectifs de la formation :
- Actualiser et renforcer les connaissances des pathologies cardiaques et de leur surveillance
- Améliorer la prise en charge des patients souffrant de maladies cardiaques
- Accompagner le patient dans son parcours de soins et dépister les risques
Éléments de programme :
- Les maladies cardiovasculaires : physiopathologie, facteurs de risque, traitements (pharmacologiques et non pharmacologiques) et leurs surveillances
- Les anticoagulants : processus de coagulation, familles de médicaments et indications
- La surveillance des pathologies cardiaques : bonnes pratiques infirmières, identification des signes nécessitant une alerte au médecin
Orientation prioritaire n°179 - Soins et surveillances des patients sous perfusion
Picc-line, mid-line, voie sous cutanée, voie intrarectale, voie intra péritonéale, voie périnerveuse, chambre à cathéter… L’infirmier doit savoir utiliser et manipuler ces abords veineux dans le respect des bonnes pratiques.
Fiche de cadrage (3 pages : n°572 à 574)
Objectifs de la formation :
- Améliorer l’efficience des soins infirmiers pour prévenir les infections associées
- Améliorer la gestion des complications afin d’en limiter l’impact.
Éléments de programme :
- Anatomie du système veineux ou capital veineux ;
- Les indications des abords veineux ;
- Les zones de ponctions ;
- Les nouveaux matériels périphériques adaptés aux voies d’abord ;
- Techniques de pose avec ou sans échoguidage ;
- Les solutés et leurs modalités de surveillance ;
- L'information et l'éducation du patient ;
- Les complications ;
- La prévention et la surveillance ;
- La transmission.
Orientation prioritaire n°180 - Soins et surveillance des patients en période post opératoire immédiate
Les sorties d’hospitalisation après chirurgie sont de plus en plus précoces et des dispositifs spécifiques se développent : chirurgie ambulatoire, RAAC, etc. La stratégie nationale de Santé Publique 2018-2022 soutient cette nouvelle organisation du système de santé et indique la nécessité de « poursuivre le virage ambulatoire et développer les alternatives à l’hospitalisation conventionnelle ».
La récupération améliorée après chirurgie (RAAC) est une approche globale du patient favorisant le rétablissement précoce de ses capacités après la chirurgie. La RAAC implique des changements conséquents dans les process pré, per et postopératoires et fait l’objet d’une orientation de DPC en 2022 (orientation n°196).
Fiche de cadrage (2 pages : n°575 et 577)
Les infirmiers et infirmières à domicile vont ainsi devoir faire face à un afflux de patients en période post opératoire immédiate impliquant un renforcement de connaissances et de compétences sur des point précis.
Objectifs de la formation :
- Améliorer l’efficience du parcours de soins du patient avec des soins et surveillances adaptés
- Sécuriser la période postopératoire immédiate par une surveillance des risques spécifiques
- Favoriser l'autonomie des patients.
Éléments de programme :
- Les pathologies d'un programme de réhabilitation RAAC ou assimilé ;
- Le parcours du patient en chirurgie et sortie précoce post-chirurgie ;
- Les risques post opératoires ;
- Les bonnes pratiques : organisation, soins et surveillances des patients en post opératoire ;
- L'information et l'éducation du patient et/ou de ses aidants à domicile ;
- La traçabilité et le reporting interprofessionnel / intersecteurs de soins.
Orientation prioritaire n°181 - Prévention et prise en charge des situations de violence et d’agressivité en santé mentale
La prise en charge psychiatrique peut induire la survenue de troubles du comportement que l'infirmier doit savoir gérer en mobilisant ses compétences relationnelles. La pratique de l'isolement et de la contention est encadrée au niveau législatif.
Fiche de cadrage (2 pages : n°578 et 580)
Objectifs de la formation :
- Approfondir les fondamentaux
- Connaître les interventions thérapeutiques pour mettre en oeuvre des réponses adaptées
Éléments de programme :
- Le repérage des mécanismes de l'agressivité et de la violence en psychiatrie ;
- Le processus de crise ;
- Les mesures, les outils de prévention et les interventions cliniques ;
- Les stratégies de désamorçage et de suivi ;
- Les mesures d'isolement et de contention ;
- Les bonnes pratiques éthiques ;
- Les mesures post-crise.
Orientation prioritaire n°182 - Entretiens cliniques infirmiers en santé mentale
Mener un entretien clinique infirmier en santé mentale nécessite des connaissances approfondies que les enseignements cliniques et théoriques n'apportent pas en détails.
Fiche de cadrage (4 pages : 581 à 584)
Objectifs de la formation :
- Approfondir les compétences infirmières pour réaliser des entretiens cliniques en santé mentale ;
- Faciliter la compréhension et les problématiques ;
- Renforcer la communication ;
- Améliorer la méthode des entretiens.
Éléments de programme :
- Repères législatifs ;
- Mise en oeuvre opérationnelle de la relation de soin en psychiatrie ;
- L'entretien infirmiers en pratique : typologie d'entretiens, positionnement infirmier, les émotions et ressentis du professionnel.
Orientation prioritaire n°256 - Bilan infirmier spécifique de la 12ème année
L'infirmière scolaire a un rôle majeur dans la santé des élèves. Parmi ses missions, les bilans de santé (la 3e, 6e et 12e année de l'enfant) sont une composante essentielle. Le bilan de la 12e année est réalisé à l'entrée de la puberté et c'est un temps fort de prévention.
Fiche de cadrage (2 pages : n°585 et 586)
Objectifs de la formation :
- Savoir repérer les signes d'alerte ;
- Promouvoir un environnement et un comportement favorables à la bonne santé ;
- Améliorer le travail pluriprofessionnel.
Éléments de programme :
- Interrogatoire, examen et surveillance ;
- Les signes d'alerte et les anomalies justifiant une consultation spécialisée ;
- Tests de dépistage des troubles sensoriels ;
- Prévention et éducation à la santé ;
- Orientation vers les ressources médicales, médico-sociales, et sociales sur le territoire, et notamment la médecine scolaire.
Orientation prioritaire n°257 - Conduite des visites de suivi, d’information et de prévention
Les IDE participent au suivi individuel en milieu du travail. Elles doivent mettre à jour leurs connaissances afin d'assurer les interventions dont elles sont responsables.
Fiche de cadrage (2 pages : n°587 et 588)
Objectifs de la formation :
- Approfondir les connaissances pour mener à bien des visites de suivi, d'information et de prévention en parfaite sécurité et dans le respect de la législation
Éléments de programme :
- La visite d'information et de prévention par l'infirmière en santé au travail ;
- Les pathologies et traitements susceptibles d’impacter le travail ;
- Les conseils de prévention adaptés et personnalisés ;
- La traçabilité et reporting vers le médecin de santé au travail ;
- Situations d'alerte induisant l'orientation vers le médecin du travail.
Orientation prioritaire n°258 - Echographie des veines et/ou artères des membres supérieurs
L'IADE est chargé de repérer les critères de pose de voie veineuse difficile. Au bloc opératoire, l'IADE réalise ou aide à la pose d'abord veineux et à la mise en place d'un monitorage invasif.
Fiche de cadrage (3 pages : n°589 à 591)
Objectifs de la formation :
- Le fonctionnement des échographes ;
- Les principes de l’imagerie échographique et techniques d’acquisition d’images
- Les indications des abords vasculaires échoguidés
- Les techniques de pose des abords vasculaires échoguidés : voie veineuse périphérique, centrale, artérielle, midline, picline... ;
- Les règles d’asepsie lors de ponctions échoguidées ;
- Le dépistage et prévention des complications ;
- Les indicateurs de suivi.
Orientation prioritaire n°259 - Qualité et sécurité des actes exclusifs au bloc opératoire
Avec le décret N°2015-74 du 27 janvier 2015 relatif aux actes infirmiers relevant de la compétence exclusive des infirmiers de bloc opératoire, les IBODE sont amenés à pratiquer de nouveaux actes. Pour la sécurité des patients, l’évaluation de ces nouvelles pratiques, en termes de qualité et gestion des risques, est une priorité.
Fiche de cadrage (2 pages : n°592 et 593)
Objectifs de la formation :
- Améliorer la qualité des pratiques des Infirmiers en bloc opératoire dans la réalisation de leurs actes exclusifs.
Éléments de programme :
- Les complications liées aux installations en posture chirurgicale et leur prévention
- Évaluation de l’état clinique des personnes opérées
- Les pratiques de sutures sous cutanées et cutanées et de fixation des drains sus aponévrotiques
- Identification à postériori des incidents, des évènements indésirables et identification d’actions correctives
- Les pratiques d’aspiration, d’aide à l’exposition et hémostase : prévention, gestion des complications possibles…
- Les risques liés à la suture d’organes et de vaisseaux
- La pose de dispositifs médicaux, l’aide à la réduction de fractures et l’injection d’un produit à visée thérapeutique
Orientation prioritaire n°183 - Prise en charge des émotions, besoins psycho-affectifs et psycho-sociaux de l’enfant
L'impact des ruptures et des dysfonctionnements est important sur le développement des enfants. Les connaissances sur ce sujet sont en évolution constante.
Fiche de cadrage (2 pages : n°594 et 596)
Objectifs de la formation :
- Prendre en compte les besoins psycho-affectifs et psycho-sociaux de l'enfant ;
- Savoir repérer les signes d'alerte ;
- Accompagner les parents.
Éléments de programme :
- Les besoins psycho-affectifs et psycho-sociaux de l’enfant de 0 à 17 ans
- Les émotions de l’enfant de 0 à 17 ans ;
- L'apport des neurosciences ;
- Les facteurs d’insécurité sur le cerveau : sommeil, confiance en soi, capacité d’apprentissage, mémoire, etc. ;
- La place des parents dans la vie émotionnelle et psycho-affective de l’enfant ;
- L’impact des événements comme une rupture familiale, une hospitalisation ou une séparation sur ces besoins ;
- L’accompagnement des enfants ;
- Les professionnels face à ces besoins ;
- Les ressources et la résilience.
Orientation prioritaire n°260 - Prise en charge des émotions, besoins psycho-affectifs et psycho-sociaux de l’enfant de 0 à 6 ans
Les 1 000 premiers jours de vie sont très importants pour le développement affectif. L'infirmier puériculteur en cas d'hospitalisation joue un rôle central.
Fiche de cadrage (2 pages : n°596 et 599)
Objectifs de la formation :
- Améliorer la prise en compte des besoins ;
- Mieux repérer les signes d’alerte.
Éléments de programme :
- Les émotions chez l'enfant de 0 à 6 ans ;
- L'accompagnement des émotions sur le développement ;
- Les outils d'évaluation : QCEE, EE-M...
- Les modèles de prise en charge des émotions ;
- Le rôle des professionnels et leur posture face aux émotions de l'enfant.
Orientation prioritaire n°261 - Projet de santé environnemental en Etablissement d’Accueil de Jeunes Enfants (EAJE)
Les puéricultrices sont à présent chargées d'élaborer et mettre en oeuvre un projet de santé avec un volet santé environnement dans les EAJE. La santé environnementale dans les 1 000 premiers jours de vie est, en effet, cruciale pour le développement de l'enfant.
Fiche de cadrage (2 pages : n°598 et 599)
Objectifs de la formation :
- Prendre en compte des données validées sur les risques environnementaux ;
- Maîtriser la composante environnementale pour l'inclure dans les projets.
Éléments de programme :
- Les impacts de l’environnement sur la santé du jeune enfant ;
- Les risques environnementaux en EAJE et leurs conséquences ;
- Les actions pour limiter les risques ;
- Les connaissances validées et le cadre réglementaire en vigueur ;
- L'aide au diagnostic.
Orientation prioritaire n°184 - Repérage des décompensations d’une pathologie chronique
Les maladies chroniques sont de plus en plus fréquentes. Certaines pathologies chroniques présentant une stabilité peuvent décompenser. Il est nécessaire de savoir repérer les ruptures d'équilibres. Les infirmiers en pratique avancée (IPA) ont un rôle à jouer pour permettre l'alerte.
Fiche de cadrage (2 pages : n°600 et 601)
Objectifs de la formation :
- Actualiser ses connaissances pour améliorer l'évaluation clinique et paraclinique ;
- Repérer les situations de décompensation ;
- Évaluer les urgences ;
- Coordonner le parcours de soins ;
- Suivre en post décompensation.
Éléments de programme :
- Les pathologies chroniques et la décompensation
- L'évaluation clinique ;
- L'évaluation du degré d’urgence
- La prise de décision ;
- Le suivi post décompensation
- La prévention.
Orientation prioritaire n°185 - Intervention dans le parcours de réhabilitation psychosociale
La qualité de vie sans rupture est une priorité de santé notamment pour les personnes avec des troubles psychiques ou en situation de handicap. L'inclusion sociale est primordiale. L'infirmier en pratique avancée est au coeur de l'organisation qui permettre d'orienter et d'améliorer le parcours du patient chronique stabilisé ayant une pathologie psychiatrique.
Fiche de cadrage (2 pages : n°602 et 603)
Objectifs de la formation :
- Savoir repérer les patients à qui proposer une réhabilitation psychosociale ;
- Coordonner le parcours de réhabilitation ;
- Participer à la mise en oeuvre ;
- Promouvoir la réhabilitation.
Éléments de programme :
- Les fonctions cognitives, la cognition sociale et l'autonomie ;
- Les conséquences d’une absence de remédiation psychosociale
- Les outils d'évaluation ;
- Les outils de réhabilitation psychosociale ;
- Les aides pour coordonner le parcours ;
- L'orientation et les partenariats.
Orientation prioritaire n°186 - Prise en soins de l’asthénie
L'asthénie est un motif courant de consultation. Elle peut être en lien avec une maladie chronique, une souffrance psychique ou une réaction à un surmenage ou une infection brève.
Fiche de cadrage (32 pages : n°604 et 606)
Objectifs de la formation :
- Mieux définir et repérer l'asthénie ;
- Améliorer sa prise en charge ;
- Limiter son impact sur la vie quotidienne des patients.
Éléments de programme :
- Prévenir, dépister et traiter l’asthénie ;
- Prendre en compte l’asthénie dans les pratiques ;
- Les outils cliniques de dépistages, d’évaluation et des traitements de l’asthénie ;
- La prise en charge pluri professionnelle ;
- La prévention de l’asthénie ;
- La promotion auprès des professionnels de santé et de la population générale ;
Les formations DPC pour les infirmières
+ de 470 actions de DPC pour les infirmiers (IDE) sont répertoriées :
- 22 dédiées aux infirmières anesthésistes (IADE)
- 44 pour les infirmières puéricultrices
- 11 pour les infirmières de bloc opératoire (IBODE)
- 14 pour les infirmiers en pratique avancée (IPA)
La liste officielle de l’ensemble de ces formations agréées par le DPC est disponible sur le site de l’ANDPC.
Comment financer une formation de DPC pour infirmier ?
Le prix d’une action de développement professionnel continu est très variable en fonction de l’organisme formateur choisi.
En 2024, les infirmiers devaient débourser en moyenne de 200 à 800 €.
Les infirmiers sont éligibles à la prise en charge de leur participation à au moins un programme de DPC. Cette contribution financière se fait dans la limite du forfait en vigueur.
Éligibilité et droits à la formation
Les infirmiers éligibles au DPC sont :
- Les infirmiers libéraux conventionnés
- Les salariés de centres de santé conventionnés
Chaque infirmier éligible bénéficie d'un droit de tirage annuel de 14 heures.
Un plafond triennal s'applique selon l'année de première inscription :
- 35 heures pour une inscription en 2023
- 24 heures pour une inscription en 2024
- Pas de plafond autre que les 14 heures annuelles pour une inscription en 2025
Types de formations prises en charge
Le DPC couvre plusieurs types de formations :
- Formation continue (FC)
- Évaluation des pratiques professionnelles (EPP)
- Gestion des risques (GDR)
- Programme Intégré (PI) combinant FC et EPP ou GDR
Modalités de prise en charge financière
Les forfaits horaires varient selon le type de formation et le mode d'enseignement (présentiel/classe virtuelle ou non présentiel). Ils se décomposent en deux parties :
- Frais pédagogiques (pris en charge par l'ODPC)
- Indemnisation du professionnel de santé
Les montants oscillent entre 23,50€ et 62,40€ par heure, selon la formation choisie.
- Les actions de DPC d'une durée inférieure à 3 h ne sont pas prises en charge.
- L'aide financière comprend le paiement de l'organisme formateur agréé et une indemnisation de l'infirmier pour perte de ressources.
Autres options de financement
Lorsque la formation souhaitée ne peut pas être financée par l’ANDPC (nombre d’heures déjà utilisé sur l’année, plafond du forfait atteint…), d’autres moyens existent :
- le Fonds Interprofessionnel de Formation des Professionnels Libéraux (FIFPL) ;
- le Compte Personnel de Formation (CPF) ;
- l’Association Nationale pour la Formation permanente du personnel Hospitalier (ANFH).
Réduction des frais pour les formations autofinancées
Si une action de DPC doit être financée par ses propres moyens, il est possible de réduire les frais avec :
- Le crédit d'impôt qui permet de déduire jusqu'à 40 h de formation par an, au taux horaire du SMIC en vigueur.
- Les frais annexes (repas, hébergement, transport) peuvent être déduits comme frais professionnels sur la déclaration d'impôts. Cette déduction est cumulable avec le crédit d'impôts.
Les organisations et groupes d'entraide pour infirmier
Ordre national des infirmiers
Ordre professionnel gérant la profession. Avec des conseils départementaux et interdépartementaux, des conseils régionaux et interrégionaux, l'ordre national des infirmiers a pour missions de :
- Maintenir les principes éthiques, de moralité, de probité et de compétences
- Gérer les inscriptions des membres à son tableau
- Élaborer un code de déontologie
- diffuser les règles de bonnes pratiques en soins infirmiers
- défendre la profession ou les professionnels
Site : https://www.ordre-infirmiers.fr/
FNESI – Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers
La FNESI est chargée de représenter les étudiants en soins infirmiers auprès des instances, de les informer, de les défendre si besoin et de soutenir la formation et l'accompagnement aux projets.
- Coordonnées : 79 rue Perier – 92120 Montrouge
- Téléphone : 01 40 33 70 78
- Mail : vosdroits@fnesi.org
- Site : https://www.fnesi.org/
FNI – Fédération des infirmières libérales
- Coordonnées : 7 rue Godot de Mauroy - 75009 Paris
- Téléphone : 01 47 42 94 13
- Site : https://fni.fr/
SNIIL – Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux
- Coordonnées : 9, rue Bézout - 75014 Paris
- Téléphone : 01 55 28 35 85
- Site : https://www.sniil.fr/
SNPI : Syndicat national des professionnels infirmiers
Regroupe les infirmières, les cadres infirmières et les infirmières spécialisées.
- Coordonnées : 39 rue Victor Massé - 75009 Paris
- Téléphone : 01 48 78 69 26
- Site : https://www.syndicat-infirmier.com/
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