La position latérale de sécurité (PLS, recovery position en anglais) consiste à placer sur le côté une personne inconsciente qui respire, dans une position stable. Elle protège la respiration. La langue ne bascule plus en arrière pour fermer la gorge, et les sécrétions ou vomissements s'écoulent vers l'extérieur au lieu de passer dans les poumons.
Ce guide s'adresse aux soignants qui revoient le geste. Il s'appuie sur les références techniques nationales de secourisme de juillet 2026 et les transpose au cabinet, à la tournée à domicile et à la transmission au SAMU.

- Inconsciente mais respire : PLS après 10 secondes de contrôle de la respiration, bouche vers le bas.
- Ne respire pas normalement : pas de PLS, massage cardiaque et défibrillateur sans attendre.
- Côté gauche pour la femme enceinte et la personne obèse, sinon droite ou gauche au choix.
- Surveillance continue : si la respiration cesse, retour sur le dos et réanimation immédiate.
Sommaire du guide
- Le rôle de la PLS et les risques sans elle
- La conduite à tenir : le protocole étape par étape
- La technique de retournement en trois temps
- Quand la pratiquer, quand s'en abstenir
- Droite ou gauche : adapter selon la victime
- Deux cas pratiques en situation de soin
- Erreurs fréquentes et astuces de terrain
- Après la PLS : surveiller et transmettre
- S'entraîner, se former et former son équipe
- Fiche PLS à imprimer ou enregistrer en PDF
- Questions fréquentes
Le rôle de la PLS et les risques sans elle
La PLS, aussi appelée décubitus latéral, est le geste qui garde les voies aériennes libres chez une victime inconsciente qui respire. Laissée sur le dos, cette personne s'expose à une obstruction des voies aériennes et à une asphyxie. Le relâchement musculaire de l'inconscience supprime en effet les protections naturelles de la respiration.
| Risque sur le dos | Mécanisme | Conséquence |
|---|---|---|
| Obstruction par la langue | La langue, non maintenue, chute vers l'arrière et ferme le pharynx | Hypoxie rapide, arrêt respiratoire |
| Fausse route | Le contenu gastrique ou la salive reflue et passe dans la trachée | Bronchoaspiration, détresse respiratoire |
| Accumulation de sécrétions | Sans toux ni déglutition, salive, sang et mucus stagnent dans la gorge | Obstruction progressive, suffocation lente |
| Aggravation de l'hypoxie | La ventilation diminue et l'oxygénation du sang chute | Souffrance cérébrale et cardiaque, jusqu'à l'arrêt |
Sur le côté, bouche vers le bas, la position latérale limite ces risques. Le référentiel national de secourisme lui attribue trois effets :
- elle évite que la langue chute dans le fond de la gorge,
- elle laisse s'écouler salive et vomissements vers l'extérieur,
- elle maintient la victime stable jusqu'à l'arrivée des secours.
La conduite à tenir face à une victime inconsciente est détaillée par le ministère de l'Intérieur, dans sa fiche sur les gestes qui sauvent.
- Pour qui : victime qui ne réagit pas mais respire, hors traumatisme.
- Pourquoi : libérer les voies aériennes, laisser s'écouler les liquides.
- À ne pas faire : mettre en PLS une victime qui ne respire pas. C'est alors une réanimation cardio-pulmonaire.
- Quel côté : droite ou gauche au choix, sauf femme enceinte et personne obèse, placées de préférence sur le côté gauche (référentiel français).
- Ensuite : alerter le 15, surveiller la respiration en continu.
- Formation : attestation AFGSU à renouveler tous les 4 ans, geste revu lors du recyclage.

La conduite à tenir : le protocole étape par étape
Face à une personne qui semble inconsciente, la conduite à tenir suit toujours le même ordre. La PLS n'est qu'une étape de ce protocole, déclenchée seulement après avoir vérifié la respiration. Cet enchaînement reprend celui rappelé par le ministère de l'Intérieur.
- Protéger. Supprimez ou écartez le danger (circulation, électricité, feu) avant d'approcher, pour vous et pour la victime.
- Apprécier la conscience. Posez une question simple et donnez un ordre clair. Si aucune réaction, secouez doucement les épaules.
- Libérer les voies aériennes. Desserrez col, cravate ou ceinture. Basculez délicatement la tête en arrière, une main sur le front, deux doigts sous le menton, pour décoller la langue du fond de la gorge.
- Apprécier la respiration. Pendant 10 secondes, regardez le thorax se soulever, écoutez et sentez le souffle. Respiration normale : passez à la PLS. Respiration absente ou anormale : c'est un arrêt cardiaque, démarrez la réanimation.
- Mettre en PLS. Tournez la victime sur le côté selon la technique en trois temps détaillée plus bas.
- Alerter et surveiller. Faites alerter le 15 (ou alertez vous-même si vous êtes seul), puis surveillez la respiration jusqu'aux secours.
L'étape la plus délicate est l'appréciation de la conscience, car c'est elle qui décide de la suite. Vous adressez à la victime des consignes simples et claires, puis vous observez sa réaction :
- « Est-ce que vous m'entendez ? »
- « Ouvrez les yeux. »
- « Serrez-moi la main. »
- « Clignez des yeux. »
Sans aucune réaction à ces consignes, secouez doucement les épaules. L'absence totale de réponse confirme l'inconscience. Vous libérez alors les voies aériennes, puis vous vérifiez la respiration. Ce dernier point, et lui seul, détermine s'il faut passer à la PLS ou démarrer une réanimation.
Si vous êtes seul et qu'aucun traumatisme n'est suspecté, placez d'abord la victime en PLS puis alertez les secours. Si une autre personne est présente, faites-la alerter pendant que vous réalisez le geste.

La technique de retournement en trois temps
La PLS se réalise en trois temps : préparation, retournement, stabilisation. La séquence suit les références techniques nationales de la DGSCGC, édition de juillet 2026. Le mouvement reste régulier, sans forcer en cas de résistance.
- Préparation. Retirez les lunettes de la victime. Rapprochez ses jambes dans l'axe du corps. Placez le bras situé de votre côté à angle droit, coude fléchi, paume vers le haut. Amenez le dos de sa main opposée contre son oreille située de votre côté, paume contre paume.
- Retournement. Attrapez la jambe la plus éloignée derrière le genou et relevez-la, pied au sol. Faites levier sur ce genou pour faire rouler la victime vers vous, d'un mouvement d'ensemble, en accompagnant la tête.
- Dégagement et stabilisation. Dégagez doucement votre main de sous sa tête, en tenant son coude pour ne pas entraîner la tête. Ouvrez la bouche pour laisser s'écouler les liquides. Ajustez la jambe supérieure à angle droit, hanche et genou fléchis, pour bloquer la position. Vérifiez que la respiration se poursuit.
Bras du dessous plié à angle droit ou tendu : les deux positions sont admises. Les recommandations 2025 du Conseil européen de réanimation (ERC) s'appuient sur un essai randomisé qui n'a trouvé aucune différence de circulation dans le bras ni de confort.
Quand la pratiquer, quand s'en abstenir
La PLS se justifie face à une victime qui ne répond pas, ne réagit pas à la stimulation, mais respire normalement, dans un contexte non traumatique. Les situations courantes en pratique soignante :
- intoxication alcoolique ou médicamenteuse,
- malaise vagal avec perte de connaissance prolongée,
- phase qui suit une crise convulsive, épilepsie comprise, une fois les convulsions terminées,
- hypoglycémie sévère chez une personne diabétique inconsciente.
Deux situations changent complètement la conduite à tenir.
- Arrêt cardiaque : pas de respiration, ou respiration anormale en gasps. La conduite est la réanimation cardio-pulmonaire immédiate associée au défibrillateur, pas la PLS. Vous pouvez enchaîner sur le massage cardiaque.
- Traumatisme du rachis suspecté : accident de la route, chute de hauteur. Vous maintenez la victime sur le dos en respectant l'axe tête-cou-tronc et vous attendez les secours équipés. La PLS n'est alors réalisée que si le SAMU la demande, ou si la victime vomit : elle est tournée sur le côté en préservant cet alignement, à plusieurs si possible.
En cas de suspicion de traumatisme, évitez les mobilisations inutiles, maintenez l'axe tête-cou-tronc et suivez les consignes du SAMU. Le défibrillateur reste une pièce de la chaîne de survie, d'où l'intérêt de connaître l'obligation d'équipement en défibrillateur des établissements.

Droite ou gauche : adapter selon la victime
Pour un adulte sans particularité, le côté n'a pas d'importance : droite ou gauche, vous choisissez le côté le plus commode pour réaliser le geste, à condition que la victime respire bien une fois tournée. Cette liberté de côté vaut pour la plupart des adultes en situation non traumatique. Quatre profils demandent toutefois une attention particulière.
Femme enceinte et personne obèse : le côté gauche
Une femme enceinte, surtout au troisième trimestre, et une personne fortement corpulente se placent sur le côté gauche. La raison est hémodynamique : la veine cave inférieure, qui ramène le sang vers le cœur, passe à droite de la colonne vertébrale. Sur le dos ou sur le côté droit, l'utérus ou la masse abdominale comprime cette veine, ce qui réduit le retour veineux et le débit cardiaque.
Cette préférence pour le côté gauche vient du référentiel français de secourisme. Les recommandations ERC 2025, elles, ne fixent aucun côté pour l'adulte et n'identifient pas de position latérale optimale. Chez une personne obèse, le retournement demande souvent un second secouriste, qui fait levier sur la jambe relevée.
Personne âgée : mêmes gestes, vigilance accrue
Chez la personne âgée, le geste est identique, mais la fragilité cutanée et articulaire impose des mouvements doux et accompagnés. Le risque de fausse route est plus marqué en cas de troubles de la déglutition, ce qui rend le drainage par la bouche utile. Sur un sol froid, surveillez aussi le refroidissement pendant l'attente des secours.
Enfant et nourrisson
Chez l'enfant, la technique de retournement est la même que chez l'adulte. Chez le nourrisson, c'est-à-dire le bébé de moins d'un an, la technique change. Le référentiel national de secourisme le place sur le côté, le plus souvent dans les bras du secouriste, dos du nourrisson contre lui, avec une surveillance permanente de la respiration.
Chez l'enfant, une étude observationnelle européenne (Julliand et coll., Archives of Disease in Childhood, 2016) a relevé moins d'hospitalisations chez les enfants placés en position latérale après une perte de connaissance. Cette étude figure dans la revue systématique de Douma et coll. (Resuscitation Plus, 2022), menée pour le comité international ILCOR.
La revue conclut que les données disponibles sont trop limitées pour confirmer ou modifier les consignes de secourisme. Les recommandations ERC 2025 maintiennent la position latérale et reprennent ce constat pour l'enfant. Une association observée ne démontre pas que la PLS évite à elle seule l'hospitalisation.
Deux cas pratiques en situation de soin
Au cabinet dentaire comme en tournée à domicile, le contexte modifie la conduite à tenir et ce qu'il faut transmettre au SAMU.
Pendant un soin, un patient anxieux et à jeun fait un malaise vagal sur le fauteuil. Il ne répond plus mais respire. Le risque immédiat est la fausse route, avec des instruments, de l'eau et des compresses dans la bouche.
- Arrêter le soin, retirer aussitôt les instruments, compresses et la digue de la bouche.
- Incliner le fauteuil pour allonger le patient, vérifier conscience puis respiration.
- Respire : mise en PLS, bouche orientée vers le bas pour évacuer salive et liquides.
- Alerter le 15 et surveiller la respiration jusqu'aux secours.
À transmettre au SAMU : heure du malaise, soin en cours, produits utilisés (anesthésique), antécédents connus.
En tournée à domicile, une infirmière libérale trouve un patient âgé diabétique au sol, inconscient mais respirant, sans signe de chute traumatique. Le contexte oriente vers une hypoglycémie sévère. Elle est seule.
- Vérifier l'absence de danger, la conscience puis la respiration.
- Respire et pas de suspicion de traumatisme : mise en PLS sur le côté.
- Seule sur place : placer en PLS puis alerter le 15 sans attendre.
- Surveiller la respiration et noter l'heure et les variations de conscience.
À transmettre au SAMU : diabète connu, dernier repas et traitement, glycémie capillaire si réalisable, heure de découverte.
Erreurs fréquentes et astuces de terrain
La plupart des erreurs viennent d'une mauvaise lecture de la situation initiale, pas du retournement lui-même. Le réflexe central reste de vérifier la respiration avant tout.
| Erreur fréquente | Risque pour la victime | Ce qu'il faut faire |
|---|---|---|
| Mettre en PLS une victime qui ne respire pas | Massage cardiaque et défibrillation retardés | Reconnaître l'arrêt et démarrer la réanimation cardio-pulmonaire avec défibrillateur |
| Confondre les gasps avec une respiration normale | Arrêt cardiaque non reconnu | Chez une victime inconsciente, des gasps (mouvements respiratoires rares, lents et bruyants, inefficaces) sont un signe d'arrêt cardiaque : démarrez la réanimation. En cas de doute, considérez que la respiration n'est pas normale et traitez comme un arrêt. |
| Retourner un traumatisé du rachis sans nécessité | Aggravation d'une lésion de la moelle épinière | Maintenir sur le dos dans l'axe, sauf vomissement ou demande du SAMU |
| Laisser la bouche fermée, tête mal positionnée | Liquides qui stagnent, fausse route | Ouvrir la bouche, orienter vers le bas pour le drainage |
| Poser la victime puis s'éloigner | Arrêt respiratoire non détecté | Surveiller la respiration en continu jusqu'aux secours |
Quelques réflexes qui font gagner du temps sur le terrain :
- retirer les lunettes et vider les poches d'objets durs (clés, téléphone) du côté qui repose au sol,
- en établissement, déclencher l'alerte interne et faire apporter le chariot d'urgence et le défibrillateur en parallèle de l'appel au 15,
- noter l'heure de la perte de connaissance et toute fluctuation de l'état de conscience, information utile au médecin régulateur,
- ne jamais forcer le retournement : en cas de raideur ou de résistance, ralentir et accompagner le mouvement.
Après la PLS : surveiller et transmettre
La PLS n'est pas un geste qui se termine une fois la victime sur le côté. Vous surveillez sa respiration en continu jusqu'à l'arrivée des secours. Si elle s'arrête ou devient anormale, vous repassez la victime sur le dos et démarrez la réanimation, en gardant en tête le bon rythme de compression.
Les numéros d'urgence à connaître :
- 15 pour le SAMU,
- 18 pour les pompiers,
- 112 pour l'ensemble de l'Union européenne,
- 114 par SMS ou application pour les personnes sourdes, malentendantes, sourdaveugles ou aphasiques.
À l'arrivée des secours, une transmission claire et ordonnée fait gagner un temps précieux. Donnez en priorité :
- l'âge et le contexte de la victime,
- l'heure de la perte de connaissance,
- son état actuel : elle respire, conscience revenue ou non, mise en PLS et de quel côté,
- les antécédents et traitements connus,
- l'évolution depuis votre arrivée et les gestes déjà réalisés.
« Femme d'environ 72 ans, retrouvée inconsciente il y a un quart d'heure, qui respire normalement. Je l'ai mise en position latérale de sécurité côté gauche, sans traumatisme visible. Patiente diabétique sous insuline, dernier repas ce midi, glycémie capillaire mesurée à 0,42 g/L. Respiration régulière et stable depuis, conscience non revenue. »
Si la conscience fluctue, avec des phases où la victime semble répondre puis repart en inconscience, notez les heures de ces changements. Cette chronologie oriente le médecin régulateur du SAMU à l'arrivée.
S'entraîner, se former et former son équipe
Comme tout geste de secourisme, la PLS s'apprend par la répétition, pas par la lecture seule. Le mouvement de retournement et la stabilisation de la jambe supérieure demandent un entraînement pratique sur mannequin ou entre stagiaires, c'est pourquoi le geste est revu lors du recyclage de l'AFGSU.
Pour réviser la théorie avant ou après une session pratique, vous pouvez tester vos connaissances sur les urgences vitales avec le quiz AFGSU 2.
L'arrêté du 7 juillet 2026, publié au Journal officiel du 11 juillet 2026, fixe les références techniques nationales des formations GQS, PSC (ex-PSC1) et PSE. Ces références remplacent les anciennes recommandations et s'imposent aux organismes habilités et associations agréées de sécurité civile.
L'AFGSU relève d'un autre texte, l'arrêté du 1er juillet 2019 du ministère de la Santé. Le geste enseigné reste le même, la PLS figure dans les deux cursus.
En établissement, l'employeur doit veiller à la formation et à la sécurité de son personnel, ce qui inclut les gestes d'urgence. La PLS à deux secouristes, illustrée ci-dessous, fait partie des séquences travaillées en formation Premiers secours en équipe.
Fiche PLS à imprimer ou enregistrer en PDF
La séquence complète, dans l'ordre, à garder en mémoire pour une victime inconsciente.
- Protéger les lieux et se protéger avant d'approcher.
- Vérifier la conscience (question, ordre, secouer les épaules), puis libérer les voies aériennes et vérifier la respiration pendant 10 secondes.
- Respire : mettre en position latérale de sécurité.
- Ne respire pas ou anormalement : réanimation cardio-pulmonaire et défibrillateur, pas de PLS.
- Traumatisme suspecté : rester sur le dos dans l'axe, sauf vomissement ou demande du SAMU.
- Femme enceinte ou personne obèse : côté gauche. Sinon, droite ou gauche au choix.
- Retourner en trois temps, puis dégager sa main et ouvrir la bouche.
- Alerter le 15, le 18 ou le 112 (114 par message).
- Surveiller la respiration en continu.
- Noter l'heure et les variations de conscience.
- En structure : chariot d'urgence, défibrillateur, alerte interne.
Source : lonasante.com, position latérale de sécurité.
Questions fréquentes
Quel est le rôle de la position latérale de sécurité ?
La position latérale de sécurité allonge sur le côté une victime inconsciente qui respire, pour libérer ses voies aériennes et laisser s'écouler les liquides en attendant les secours. Bouche orientée vers le bas, la langue ne retombe plus dans la gorge.
Quand faut-il mettre une personne en PLS ?
Quand elle ne réagit pas mais respire normalement, hors traumatisme. Vous vérifiez la respiration pendant 10 secondes avant de tourner la victime. Si elle ne respire pas, le geste est la réanimation cardio-pulmonaire.
Quel côté pour mettre en PLS ?
Pour un adulte sans particularité, droite ou gauche au choix : prenez le côté le plus commode. Exception : la femme enceinte et la personne obèse se placent sur le côté gauche. La veine cave inférieure passe à droite de la colonne, et l'utérus ou la masse abdominale la comprime sur le dos ou le côté droit.
Quelles sont les étapes de la PLS ?
Trois temps : préparer (bras côté secouriste à angle droit, main opposée contre l'oreille, genou opposé relevé), retourner d'un mouvement d'ensemble, puis stabiliser en pliant la jambe supérieure à angle droit et en ouvrant la bouche.
Quand ne pas mettre une personne en PLS ?
En cas d'arrêt cardiaque, c'est-à-dire d'absence de respiration ou de respiration anormale : il faut une réanimation. Et en cas de traumatisme suspecté : la victime reste sur le dos dans l'axe, sauf vomissement ou demande du SAMU.
Quelle différence entre la PLS et le massage cardiaque ?
La PLS s'applique à une victime qui respire. Le massage cardiaque s'applique à une victime qui ne respire pas ou respire anormalement. Si une victime en PLS cesse de respirer, repassez-la sur le dos et démarrez le massage.
Que faire après avoir mis la victime en PLS ?
Alerter les secours si ce n'est pas fait (15, 18 ou 112) et surveiller la respiration en continu jusqu'à leur arrivée. La PLS se maintient tant que la victime reste inconsciente et respire.
La PLS est-elle au programme de l'AFGSU ?
Oui, dans le module urgences vitales commun à l'AFGSU 1 et 2 (arrêté du 1er juillet 2019). Le geste est aussi enseigné au PSC (ex-PSC1) et dans les unités Premiers secours en équipe. Il est revu lors du recyclage, tous les 4 ans.
La PLS est-elle dangereuse ?
Le risque principal vient d'une mauvaise indication. Sur un arrêt cardiaque, il faut une réanimation. Sur un traumatisme suspecté, la victime reste sur le dos, sauf vomissement ou demande du SAMU. La position rend aussi la respiration plus difficile à observer, d'où une surveillance sans interruption.
Combien de temps laisser une victime en PLS ?
Sans durée fixe, jusqu'à l'arrivée des secours. Tant que la victime reste inconsciente et respire, la position se maintient, avec une surveillance constante de la respiration.
Faut-il alerter les secours avant ou après la PLS ?
Si vous êtes seul et sans traumatisme suspecté, placez d'abord la victime en PLS puis alertez le 15. Si une autre personne est présente, faites-la alerter pendant que vous réalisez le geste.
Que faire si la victime vomit en PLS ?
C'est justement ce que la position permet de gérer : les vomissements s'écoulent par la bouche vers l'extérieur. Vérifiez que rien n'obstrue la bouche et que la respiration se poursuit.
La PLS est un geste du module urgences vitales. Pour le cadre complet, voir le programme de l'AFGSU 2 et l'arrêté du 1er juillet 2019 qui l'encadre.
