Le stomatologue est un médecin spécialiste de la bouche, des mâchoires et du visage. Il pose le diagnostic et opère, à l'hôpital, en clinique ou en cabinet.
Depuis 2017, son diplôme s'appelle DES de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie. Le titre de chirurgien maxillo-facial remplace donc peu à peu celui de stomatologue.

- 12 semestres de DES : durée de la spécialité, après six années d'études de médecine.
- 31,50 € en secteur 1 : tarif d'une consultation de stomatologue, remboursée à 70 % par l'Assurance Maladie.
- 4 634 € brut par mois : émoluments d'un praticien hospitalier à temps plein au 1er échelon.
- Rentrée 2027 : fin du PASS et de la L.AS, remplacés par une voie unique d'accès aux études de santé.
Sommaire
Le métier de stomatologue en France
Définition du stomatologue
Le stomatologue est un médecin spécialiste des pathologies de la sphère oro-faciale, qui regroupe la bouche, les dents, la mâchoire et le visage. Il est à la fois médecin et chirurgien. Le terme vient du grec ancien stomatos (bouche) et logos (étude). Le terme stomatologiste désigne le même praticien.
Le titre de stomatologue est progressivement remplacé par celui de chirurgien maxillo-facial. Le diplôme actuel s'intitule DES de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie depuis l'arrêté du 21 avril 2017 fixant les maquettes des diplômes d'études spécialisées. De nombreux praticiens conservent toutefois le titre de stomatologue, car ils ont été formés sous l'ancienne filière.
Stomatologue, dentiste, chirurgien oral : qui fait quoi
Trois professions interviennent sur la sphère bucco-faciale, avec des formations et des champs d'action distincts. La distinction sert autant au patient qui cherche le bon interlocuteur qu'à l'étudiant qui choisit sa voie.
| Profession | Formation | Champ d'intervention | Durée d'études |
|---|---|---|---|
| Stomatologue / chirurgien maxillo-facial | Doctorat en médecine et DES de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie | Cavité buccale, face, bases osseuses, traumatologie, cancérologie, malformations | 12 ans minimum |
| Chirurgien oral | DES de chirurgie orale, ouvert aux étudiants en médecine et en odontologie | Actes intra-buccaux : kystes, implants, dents incluses, sans intervention sur la peau de la face | 10 à 11 ans |
| Chirurgien-dentiste | Diplôme d'État de docteur en chirurgie dentaire | Cavité buccale : soins courants, prothèses, prévention | 6 à 9 ans |
Le Conseil national professionnel de chirurgie orale recensait 298 praticiens qualifiés en chirurgie orale en 2022, dentistes pour 76 % d'entre eux. Pour le cursus et les soins du dentiste, consultez notre fiche chirurgien-dentiste.
Le rôle et les missions du stomatologue
Le champ d'intervention du stomatologue va de l'extraction d'une dent de sagesse incluse à la reconstruction du visage après un cancer. Cinq grands champs structurent son activité.
Diagnostic et examens
- Reçoit le patient adressé par son médecin ou son dentiste, ou en consultation directe
- Réalise l'examen clinique de la sphère oro-faciale
- Prescrit l'imagerie nécessaire : panoramique dentaire, scanner, IRM, cone beam
- Établit le diagnostic et hiérarchise les actes chirurgicaux
Interventions chirurgicales
- Chirurgie orale, dont extractions complexes et dents de sagesse incluses
- Chirurgie des bases osseuses et chirurgie orthognathique
- Traumatologie faciale : fractures de la mandibule, de l'orbite, des os propres du nez
- Chirurgie des tumeurs de la cavité buccale, des glandes salivaires et de la face
- Chirurgie reconstructrice après traumatisme ou exérèse tumorale
Prises en charge spécialisées
- Chirurgie des fentes labio-palatines et des malformations crânio-faciales
- Pose et suivi de prothèses maxillo-faciales
- Implantologie et chirurgie pré-prothétique
- Prise en charge des dysfonctions de l'appareil manducateur (DAM)
Suivi post-opératoire
- Surveille la cicatrisation et la récupération fonctionnelle
- Adapte les protocoles antalgiques et anti-infectieux
- Prend en charge les complications post-opératoires
- Accompagne la rééducation, en lien avec les kinésithérapeutes
Travail pluridisciplinaire
- Collabore avec les ORL, dentistes, neurochirurgiens, ophtalmologues et pédiatres
- Participe aux réunions de concertation pluridisciplinaire en cancérologie cervico-faciale
- Coordonne les parcours avec les orthophonistes, orthodontistes et chirurgiens plasticiens
- Transmet les comptes rendus au médecin traitant
Les qualités requises pour exercer
Le métier engage de lourdes responsabilités chirurgicales. Plusieurs qualités sont attendues d'un futur stomatologue.
- Rigueur et minutie, avec une concentration tenue sur des interventions parfois longues
- Endurance physique et résistance psychologique face aux gardes et aux urgences
- Sens de l'écoute pour conduire des consultations diagnostiques de qualité
- Travail en équipe, en particulier avec les anesthésistes et les orthodontistes
- Goût de l'apprentissage continu, dans une discipline où les techniques évoluent vite
Les lieux d'exercice du stomatologue
Le stomatologue exerce dans trois cadres :
- À l'hôpital : CHU ou centre hospitalier, comme praticien hospitalier ou contractuel
- En clinique privée, avec un accès au bloc opératoire
- En cabinet libéral, seul ou en groupe, avec une activité de consultation et de petite chirurgie
Quel que soit le cadre, deux obligations s'appliquent : l'inscription au tableau de l'Ordre des médecins et une assurance de responsabilité civile professionnelle, imposée par l'article L.1142-2 du Code de la santé publique.
Le parcours du patient chez le stomatologue
Le patient est adressé par un confrère ou consulte en direct. Le parcours suit cinq étapes.
- Orientation : par le médecin traitant, le dentiste, l'orthodontiste ou un autre spécialiste. L'accès direct reste remboursé normalement, sauf pour certains actes chirurgicaux lourds, selon l'Assurance Maladie.
- Consultation et examen clinique de la sphère oro-faciale.
- Examens complémentaires si besoin : radiographie panoramique, scanner ou cone beam, biopsie.
- Devis et intervention : anesthésie locale pour une extraction ou une chirurgie orale courante, bloc opératoire pour la chirurgie lourde.
- Suivi post-opératoire et compte rendu au praticien qui a adressé le patient.
La stomatologie en chiffres et en dates
La spécialité s'est structurée à la fin du XIXe siècle, puis a été transformée par la réparation des visages des soldats blessés pendant la Première Guerre mondiale, les « gueules cassées ».
- 1868 : le docteur Edmond Andrieu introduit le mot stomatologie dans son Traité complet de stomatologie.
- 1888 à 1909 : fondation de la Société de stomatologie en 1888, de la Revue de stomatologie en 1894, puis de l'École française de stomatologie en 1909.
- 1914-1918 : les traumatismes faciaux des soldats imposent la reconstruction faciale, base de la chirurgie maxillo-faciale moderne.
- 1949 : mise en place du certificat d'études supérieures (CES) de stomatologie, sur deux ans après le doctorat.
- 1984 : le CES laisse place au diplôme d'études spécialisées, accessible après l'internat.
- 2017 : l'arrêté du 21 avril 2017 instaure le DES actuel de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie, sur 12 semestres.
Selon le relevé du Conseil national professionnel de chirurgie orale, établi à partir des inscriptions à l'Ordre en juin 2022, 853 médecins avaient la stomatologie dans leur champ de compétence. Ils se répartissaient entre 436 stomatologues et 417 chirurgiens maxillo-faciaux et stomatologues.
Le même relevé compte 0,39 stomatologue pour 100 000 habitants en Antilles-Guyane, contre 1,08 à La Réunion-Mayotte.
Le quotidien du stomatologue
Le quotidien d'un chirurgien maxillo-facial alterne consultations de diagnostic, blocs opératoires programmés ou en urgence, et suivi post-opératoire. La spécialité combine technicité chirurgicale et accompagnement au long cours.
Les avantages du métier
Le métier attire pour la diversité des pathologies prises en charge et le lien tissé avec des patients suivis sur plusieurs mois.
Les difficultés du métier
Le revers de cette technicité : une concentration soutenue, des responsabilités lourdes et une charge administrative croissante.
Le salaire d'un stomatologue
Un stomatologue praticien hospitalier à temps plein débute à 4 634 € brut par mois et termine sa carrière à 9 368 € brut, hors gardes et primes. En libéral, le revenu dépend du secteur conventionnel et du volume d'actes.
Les fourchettes de salaire selon le mode d'exercice
Ces montants viennent de la grille des émoluments des praticiens hospitaliers fixée par l'arrêté du 8 juillet 2022, dans sa version issue de l'arrêté du 29 juin 2023 : 55 607,79 € brut par an au 1er échelon, 112 416,56 € au 13e. La grille n'a pas été revalorisée depuis le 1er juillet 2023. À la base s'ajoutent les gardes, les astreintes et l'indemnité d'engagement de service public exclusif, versée au PH qui renonce à toute activité libérale.
En libéral, aucune grille ne fixe le revenu. Il dépend de trois paramètres :
- le volume d'actes cotés en CCAM, consultations et chirurgie
- le secteur conventionnel : tarifs opposables en secteur 1, dépassements possibles en secteur 2
- les charges à déduire du chiffre d'affaires : cotisations, assurance professionnelle, cabinet, imagerie, secrétariat
L'affiliation à la CARMF est obligatoire pour tout médecin qui exerce en libéral, même à temps partiel et même s'il est salarié par ailleurs.
Tarifs de consultation et remboursement
Une consultation chez un stomatologue de secteur 1 coûte 31,50 €. L'Assurance Maladie la rembourse à 70 %, soit 20,05 € une fois retenue la participation forfaitaire de 2 €.
Ces montants sont ceux publiés par l'Assurance Maladie sur ameli.fr, mis à jour le 2 février 2026. La participation forfaitaire ne s'applique pas aux moins de 18 ans, aux femmes enceintes à partir du 6e mois ni aux bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire. Elle est plafonnée à 50 € par an.
Pour une dent de sagesse incluse, un kyste ou un implant, le chirurgien-dentiste peut adresser son patient à un spécialiste en stomatologie. Celui-ci remet un devis après la première consultation, car le prix dépend de l'acte coté en CCAM et, en secteur 2, du dépassement d'honoraires.
Études et formation pour devenir stomatologue
Le métier n'est accessible qu'après un cursus complet de médecine, suivi du DES de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie. Aucun autre DES ne donne accès à cette qualification.
Le parcours d'études vers la chirurgie maxillo-faciale
Le cursus dure 12 ans au minimum, en trois cycles.
Le troisième cycle correspond à l'internat en médecine : l'interne est rémunéré et travaille dans les services agréés pendant toute la durée du DES.
Le PASS et la L.AS disparaissent à la rentrée 2027, au profit d'une première année unique organisée en trois blocs, selon l'annonce publiée sur service-public.gouv.fr le 29 avril 2026.
L'étudiant pourra candidater en médecine deux fois, en fin de première et de deuxième année, et redoubler une fois. Ceux qui entrent en septembre 2026 basculeront sur le nouveau programme à la rentrée suivante.
Le programme du DES de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie
Le DES dure 12 semestres, organisés en trois phases par l'arrêté du 21 avril 2017 fixant les maquettes des diplômes d'études spécialisées.
Au moins 8 semestres se déroulent dans la spécialité elle-même. Le programme couvre l'anatomie radiologique et chirurgicale, la traumatologie cranio-maxillo-faciale, la cancérologie cervico-faciale, la chirurgie orthognathique, l'implantologie, la chirurgie reconstructrice et les pathologies des glandes salivaires.
L'interne peut compléter son parcours par une formation spécialisée transversale (FST) : cancérologie, chirurgie orbito-palpébro-lacrymale, sommeil, ou chirurgie en situation de guerre ou de catastrophe.
Pendant le cursus, les étudiants en médecine valident aussi l'attestation de formation aux gestes et soins d'urgence de niveau 2. Elle est valable 4 ans, puis se renouvelle par une formation d'actualisation, détaillée dans notre guide du recyclage AFGSU 2.
Se préparer aux études de chirurgie maxillo-faciale
Ces ouvrages de référence accompagnent les étudiants pendant l'externat et l'internat.
Le coût des études et les aides financières
Les droits universitaires de médecine restent modestes. La durée du cursus, douze ans au minimum, fait surtout peser le logement, le transport et la vie courante.
- Droits d'inscription annuels, fixés chaque année par arrêté selon le cycle d'études
- Contribution de vie étudiante et de campus (CVEC) : 105 € pour 2026-2027, à régler sur cvec.etudiant.gouv.fr avant l'inscription, les boursiers en sont exonérés
- Matériel pédagogique : référentiels, ouvrages et plateformes d'entraînement
- Logement, transport et vie courante, pendant toute la durée du cursus
Plusieurs dispositifs allègent la note. Notre dossier sur les aides à la formation des soignants les détaille.
- La bourse sur critères sociaux du Crous, qui exonère aussi des droits d'inscription et de la CVEC
- L'aide personnalisée au logement (APL) versée par la CAF
- Le prêt étudiant garanti par l'État, sans caution parentale
- Le contrat d'engagement de service public (CESP), avec une allocation mensuelle en échange d'une installation en zone sous-dotée
Évolutions et formation continue du chirurgien maxillo-facial
Le chirurgien maxillo-facial se forme toute sa carrière, pour répondre à ses obligations réglementaires et suivre l'évolution rapide des techniques. Depuis 2026, ce cadre change : l'ANDPC ferme et la certification périodique prend le relais.
Les formations complémentaires en chirurgie maxillo-faciale
Les formations diplômantes et courtes élargissent les compétences vers d'autres zones de la sphère cervico-céphalique. Quatre objectifs guident ce parcours.
Les diplômes universitaires (DU) et inter-universitaires (DIU) restent la voie la plus structurée pour une surspécialisation reconnue.
- DU Rhinoplastie esthétique et fonctionnelle
- DU Gestion des risques en milieu de soins
- DIU Chirurgie orthognathique
- DIU Réhabilitation orale implantaire
- DESIU Chirurgie oncologique
- DESU Recherches microchirurgicales
- CESU Chirurgie humanitaire
Des formats plus courts complètent l'offre : congrès, symposiums et ateliers techniques organisés par les hôpitaux, les sociétés savantes ou les organismes de formation.
Le DPC et la certification périodique
Le développement professionnel continu (DPC) reste financé et validable en 2026 pour les chirurgiens maxillo-faciaux. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027 prévoit ensuite de supprimer l'obligation de DPC au profit de la certification périodique.
Les orientations prioritaires en chirurgie maxillo-faciale et stomatologie
Toute action de DPC publiée par l'Agence nationale du DPC se rattache à une orientation nationale prioritaire, fixée par arrêté. L'arrêté du 7 septembre 2022, qui fixe ces orientations pour 2023-2025, en réserve trois à la spécialité.
Ces orientations ont été prorogées pour 2026 par l'arrêté du 23 juin 2025, puis pour 2027 par l'arrêté du 3 juin 2026. Les orientations 62, 63 et 64 restent donc la référence pour les actions de DPC jusqu'au 31 décembre 2027.
Les actions de DPC disponibles
L'Agence nationale du DPC classe les actions en trois familles. Un parcours triennal en combine au moins deux.
La fin de l'ANDPC et le passage à la certification périodique
L'Agence nationale du DPC ferme en 2027. Ses missions passent à la HAS pour le volet scientifique et à la Caisse des dépôts pour la gestion, selon l'article 33 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027, résumé par l'Ordre national des pharmaciens.
- Novembre 2025Le ministère de la Santé annonce la fermeture de l'ANDPC, huit mois après le rapport d'évaluation de l'Inspection générale des affaires sociales.
- Année 2026Les actions de DPC restent financées et le dépôt des attestations reste ouvert sur le site de l'agence.
- 1er octobre 2026Le projet de loi de financement pour 2027 supprime l'obligation de DPC au profit de la certification périodique. Le texte doit encore être voté par le Parlement.
- 1er janvier 2032Date limite prévue par le projet pour que les médecins en exercice au 1er janvier 2026 remplissent leur obligation de certification périodique.
Une action de DPC suivie aujourd'hui compte pour la certification périodique. Conservez vos attestations : le chirurgien maxillo-facial les déclarera dans son compte de certification.
Le financement de la formation continue
Le bon dispositif dépend du statut du chirurgien maxillo-facial : libéral conventionné, hospitalier public ou salarié du privé.
| Dispositif | Public concerné | Type d'aide |
|---|---|---|
| ANDPC | Médecins libéraux conventionnés et salariés de centres de santé conventionnés | Frais pédagogiques payés à l'organisme et indemnisation du temps de formation, jusqu'à la fermeture de l'agence |
| FAF-PM | Médecins libéraux | Prise en charge de formations hors DPC, selon un barème annuel |
| ANFH | Hospitaliers de la fonction publique | Plan de formation de l'établissement |
| OPCO Santé | Salariés du privé non lucratif | Financement des actions conventionnelles |
| CPF | Tous statuts | Mobilisation du compte personnel de formation |
Institutions et associations pour les stomatologues
Quatre structures encadrent ou fédèrent la profession : deux sociétés savantes, le conseil national professionnel et l'Ordre.
L'organe scientifique de la spécialité. Elle publie le Journal of Stomatology, Oral and Maxillofacial Surgery, tient un annuaire des praticiens et organise le congrès national, à Clermont-Ferrand du 24 au 26 mars 2027.
Elle réunit chirurgiens maxillo-faciaux, ORL, ophtalmologues, chirurgiens plasticiens et neurochirurgiens autour de la chirurgie de la face, avec un congrès annuel.
Institué par le décret du 9 janvier 2019, il représente la chirurgie orale auprès du ministère et de la HAS. Il pilote le parcours de DPC et de certification périodique des praticiens qui lui sont rattachés.
Il gère l'inscription au tableau, obligatoire pour exercer, et veille au respect du code de déontologie médicale. Son annuaire public permet de vérifier la qualification d'un praticien.
Les documents officiels à télécharger
Notre sélection de documents de référence comprend trois documents officiels, utiles à l'étudiant comme au praticien en exercice.
Questions fréquentes sur le stomatologue
Quelle est la différence entre un stomatologue et un chirurgien maxillo-facial ?
Il s'agit du même métier. Depuis l'arrêté du 21 avril 2017, le diplôme s'intitule DES de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie, et le titre de chirurgien maxillo-facial remplace progressivement celui de stomatologue. Les praticiens formés sous l'ancienne filière peuvent garder le titre de stomatologue.
Quelle est la différence entre un stomatologue et un dentiste ?
Le stomatologue est un médecin, docteur en médecine puis spécialiste après 12 semestres de DES. Il opère la bouche, les mâchoires et la face. Le chirurgien-dentiste a suivi des études d'odontologie et prend en charge la cavité buccale : soins, prothèses, prévention.
Combien d'années d'études faut-il pour devenir stomatologue ?
Il faut 12 ans au minimum après le baccalauréat : trois ans de premier cycle, trois ans d'externat, puis six ans d'internat dans le DES de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie. La thèse d'exercice se soutient pendant l'internat.
Combien gagne un stomatologue à l'hôpital ?
Un praticien hospitalier à temps plein perçoit 4 634 € brut par mois au 1er échelon et 9 368 € brut au 13e, selon la grille en vigueur depuis le 1er juillet 2023. Les gardes, les astreintes et l'indemnité de service public exclusif de 1 010 € brut par mois s'ajoutent.
Combien coûte une consultation chez un stomatologue ?
La consultation coûte 31,50 € en secteur 1, remboursée 20,05 € par l'Assurance Maladie. En secteur 2, les honoraires sont libres et le remboursement se calcule sur une base de 23 €, soit 14,10 €. Le dépassement reste à la charge du patient ou de sa complémentaire.
Faut-il passer par son médecin traitant pour consulter un stomatologue ?
Non. Le patient peut consulter un stomatologue directement et reste remboursé normalement, selon l'Assurance Maladie. Seuls certains actes chirurgicaux lourds supposent de passer d'abord par le médecin traitant.
Combien y a-t-il de stomatologues en France ?
En juin 2022, 853 médecins avaient la stomatologie dans leur champ de compétence : 436 stomatologues et 417 chirurgiens maxillo-faciaux et stomatologues inscrits à l'Ordre, selon le Conseil national professionnel de chirurgie orale. La densité tombe à 0,39 pour 100 000 habitants en Antilles-Guyane.
Le DPC est-il encore obligatoire pour un chirurgien maxillo-facial ?
Oui en 2026. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027 prévoit de supprimer cette obligation au profit de la certification périodique, avec un délai jusqu'au 1er janvier 2032 pour les médecins en exercice au 1er janvier 2026. Le texte doit encore être voté.
Quelles sont les orientations DPC en chirurgie maxillo-faciale ?
Trois orientations sont réservées à la spécialité pour 2023-2025, prorogées en 2026 puis en 2027 : l'orientation 62 sur la traumatologie en ambulatoire, la 63 sur les dysfonctions de l'appareil manducateur et la 64 sur la réhabilitation de la cavité orale par greffe et implants.
L'AFGSU 2 est-elle obligatoire pour un stomatologue ?
Oui pendant les études : les étudiants en médecine valident l'AFGSU de niveau 2 au cours de leur cursus. L'attestation est valable 4 ans. Un établissement de santé peut en exiger le renouvellement par une formation d'actualisation, inscrit dans la fiche de poste.
Comment financer la formation continue d'un stomatologue libéral ?
Jusqu'à la fermeture de l'ANDPC, l'agence prend en charge les frais pédagogiques et indemnise le temps de formation des médecins libéraux conventionnés. Le FAF-PM finance des formations hors DPC, et le compte personnel de formation reste mobilisable.
Qu'est-ce qui change avec la fin du PASS et de la L.AS ?
À la rentrée 2027, une première année unique remplace le PASS et la L.AS. Elle comprend un bloc santé, un bloc disciplinaire et un bloc transversal. L'étudiant peut candidater en médecine en fin de première ou de deuxième année et redoubler une fois.
