Le stomatologue, désormais regroupé sous l'appellation de chirurgien maxillo-facial, est le médecin spécialiste de la sphère oro-faciale. Du diagnostic des pathologies de la bouche, des dents et de la mâchoire jusqu'à la chirurgie reconstructrice du visage, il occupe une place singulière entre la médecine et la chirurgie. Son intervention conditionne souvent la fonction, l'esthétique et la qualité de vie du patient.
Cette fiche métier détaille le rôle du stomatologue, ses missions au quotidien, la rémunération à attendre selon le mode d'exercice, le parcours d'études pour accéder au DES de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie, ainsi que les obligations de formation continue avec les dispositifs de financement DPC pour les libéraux comme pour les hospitaliers.
Sommaire
Le métier de stomatologue en France
Définition du stomatologue
Le stomatologue est un médecin spécialiste des pathologies de la sphère oro-faciale, qui regroupe la bouche, les dents, la mâchoire et le visage. Il est à la fois médecin et chirurgien. Le terme vient du grec ancien stomatos (bouche) et logos (étude). On parle aussi de stomatologiste.
Le titre de stomatologue est progressivement remplacé par celui de chirurgien maxillo-facial. Le diplôme actuel s'intitule officiellement DES de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie depuis l'arrêté du 21 avril 2017 fixant les maquettes des diplômes d'études spécialisées. De nombreux praticiens conservent toutefois le titre de stomatologue car ils ont été formés sous l'ancienne filière.
Stomatologue, dentiste, chirurgien oral, maxillo-facial : qui fait quoi
Quatre professions interviennent sur la sphère bucco-faciale, avec des formations et des champs d'action distincts. La distinction est utile pour les patients comme pour les étudiants en orientation.
| Profession | Formation | Champ d'intervention | Durée |
|---|---|---|---|
| Stomatologue / Chirurgien maxillo-facial | Doctorat en médecine + DES de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie | Cavité buccale, face, bases osseuses, traumatologie, cancérologie, malformations | 12 à 13 ans |
| Chirurgien oral | DES de chirurgie orale (médecins ou dentistes) | Actes intra-buccaux, kystes, implants, dents incluses | 10 à 11 ans |
| Chirurgien-dentiste | Diplôme d'État de docteur en chirurgie dentaire | Cavité buccale, soins courants, prothèses, prévention | 6 à 9 ans |
Stomatologue
Docteur en médecine spécialisé en chirurgie maxillo-faciale et stomatologie. Habilité à pratiquer des actes chirurgicaux étendus sur le visage et les bases osseuses, en plus de la cavité buccale. Le titre est en voie de remplacement par celui de chirurgien maxillo-facial.
Chirurgien maxillo-facial
Même métier que le stomatologue, formé via le DES de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie sur 12 semestres. Couvre l'ensemble des pathologies de la face : traumatologie, cancérologie, chirurgie orthognathique, malformations, chirurgie reconstructrice.
Chirurgien oral
Filière distincte, accessible aux étudiants en médecine comme en odontologie via le DES de chirurgie orale. Champ plus restreint, centré sur les actes intra-buccaux, sans intervention sur la peau de la face. 298 praticiens qualifiés en 2022 selon le Conseil national professionnel de chirurgie orale.
Chirurgien-dentiste
Titulaire du diplôme d'État de docteur en chirurgie dentaire après un cursus universitaire en odontologie. Prend en charge la cavité buccale, mais n'est pas habilité à pratiquer la chirurgie étendue sur le visage et les bases osseuses. Voir la fiche chirurgien-dentiste.
Le rôle et les missions du stomatologue
Le champ d'intervention du stomatologue est large. Il réalise aussi bien des extractions dentaires que des interventions plus lourdes sur des traumatismes, des malformations congénitales ou des cancers de la sphère oro-faciale. Cinq grands champs structurent l'activité quotidienne.
Diagnostic et examens
- Reçoit le patient adressé par son médecin traitant ou en consultation directe
- Réalise l'examen clinique de la sphère oro-faciale
- Prescrit l'imagerie nécessaire (panoramique dentaire, scanner, IRM, Cone-Beam CT)
- Établit le diagnostic et hiérarchise les actes chirurgicaux à pratiquer
Interventions chirurgicales
- Chirurgie orale, dont extractions complexes et dents de sagesse incluses
- Chirurgie des bases osseuses et chirurgie orthognathique des dysmorphoses
- Traumatologie faciale (fractures de la mandibule, de l'orbite, des os propres du nez)
- Chirurgie carcinologique des tumeurs de la cavité buccale, des glandes salivaires et de la face
- Chirurgie reconstructrice après traumatisme ou exérèse tumorale
Prises en charge spécialisées
- Chirurgie des fentes labio-palatines et des malformations crânio-faciales
- Pose et suivi de prothèses maxillo-faciales
- Implantologie et chirurgie pré-prothétique
- Prise en charge des dysfonctions de l'appareil manducateur (DAM)
Suivi post-opératoire
- Surveille la cicatrisation et la récupération fonctionnelle
- Adapte les protocoles antalgiques et anti-infectieux
- Anticipe et prend en charge les complications post-opératoires
- Accompagne la rééducation, en lien avec les kinésithérapeutes maxillo-faciaux
Travail pluridisciplinaire
- Collabore avec les ORL, dentistes, neurochirurgiens, ophtalmologues, pédiatres
- Participe aux réunions de concertation pluridisciplinaire en cancérologie cervico-faciale
- Coordonne les parcours avec les orthophonistes, orthodontistes et chirurgiens plasticiens
- Transmet les comptes rendus au médecin traitant
Les qualités requises pour exercer
Le métier engage de lourdes responsabilités chirurgicales et impose une exigence technique soutenue. Plusieurs qualités sont attendues d'un futur stomatologue.
- Rigueur, minutie et grande capacité de concentration sur des interventions parfois longues
- Endurance physique et résistance psychologique face à un rythme de travail soutenu
- Sens de l'écoute et empathie pour conduire des consultations diagnostiques de qualité
- Aptitude au travail en équipe pluridisciplinaire, en particulier avec les anesthésistes et les orthodontistes
- Goût pour l'apprentissage continu, dans une discipline où les techniques évoluent rapidement
Les lieux d'exercice du stomatologue
Le stomatologue exerce en milieu hospitalier (CHU, centres hospitaliers généraux), en clinique privée ou dans un cabinet libéral. La consultation se fait sur prescription d'un autre professionnel ou en accès direct, conformément au parcours de soins coordonnés défini par l'Assurance Maladie. L'inscription au tableau de l'Ordre des médecins est obligatoire, ainsi que la souscription à une assurance de responsabilité civile professionnelle, conformément à l'article L.1142-2 du Code de la santé publique. Le manquement à cette obligation expose à une amende de 45 000 euros et à une interdiction d'exercer prononcée par l'Ordre.
La stomatologie en chiffres et en dates
La spécialité a été structurée à la fin du XIXe siècle, puis profondément transformée par la nécessité de réparer les visages des soldats blessés au cours de la Première Guerre mondiale, les « gueules cassées ».
D'après les chiffres du Conseil national professionnel et de la DREES, environ 1 001 chirurgiens maxillo-faciaux et stomatologues exerçaient en France en 2022. Le Conseil national professionnel de chirurgie orale recense, dans une approche plus large, 853 praticiens ayant la stomatologie dans leur champ de compétence (436 stomatologues et 417 chirurgiens maxillo-faciaux et stomatologues inscrits à l'Ordre).
Le Conseil national professionnel de chirurgie orale relève des écarts importants selon les régions : 0,39 praticien pour 100 000 habitants en Antilles-Guyane, contre une densité métropolitaine plus favorable. Les départs en retraite des prochaines années pourraient ne pas être intégralement compensés par les internes en formation.
Le quotidien du stomatologue
Le quotidien d'un chirurgien maxillo-facial alterne consultations de diagnostic, blocs opératoires programmés ou en urgence, et suivi post-opératoire en hospitalisation ou en cabinet. La spécialité combine technicité chirurgicale et accompagnement humain au long cours.
Les avantages du métier
Le métier attire pour sa richesse technique, la diversité des pathologies prises en charge et le lien tissé avec des patients souvent suivis sur plusieurs mois.
Les difficultés du métier
Le revers de cette technicité est une exigence de concentration soutenue, des responsabilités chirurgicales lourdes et une charge administrative croissante.
Le salaire d'un stomatologue
La rémunération varie fortement selon le mode d'exercice, l'ancienneté et le secteur conventionnel. Trois grands profils encadrent la fourchette observée en 2026.
Les fourchettes de salaire selon le mode d'exercice
Un stomatologue débutant praticien hospitalier perçoit environ 4 130 € brut mensuel à l'échelon 1, conformément à la grille indiciaire des praticiens hospitaliers issue de l'arrêté du 8 juillet 2022. À cette base s'ajoutent les gardes (environ 422 € brut par garde de nuit), l'indemnité d'engagement de service public exclusif et la prime Ségur pour les hospitaliers concernés. En libéral, les revenus dépendent du chiffre d'affaires et du secteur conventionnel choisi : selon les données de l'Union nationale des associations agréées (UNASA) et les statistiques 2025 de l'Assurance Maladie, le revenu brut d'un stomatologue libéral oscille entre 4 500 et 24 500 € mensuels avant charges, qui représentent environ 60 % du revenu pour les professions libérales.
L'inscription à la CARMF est obligatoire pour tout médecin exerçant en libéral, même à temps partiel et même s'il a par ailleurs une activité salariée. La déclaration doit intervenir dans le mois qui suit le début de l'activité libérale.
Tarifs de consultation et remboursement
Le stomatologue fait partie des spécialités accessibles en accès direct, sans passage préalable par le médecin traitant, sans perte de remboursement. Le tarif d'une consultation dépend du secteur conventionnel choisi par le praticien.
L'Assurance Maladie précise sur ameli.fr que les actes chirurgicaux relèvent de la nomenclature CCAM, avec des bases de remboursement variables. Une participation forfaitaire de 2 € est retenue sur chaque consultation ou acte, sauf pour les patients de moins de 18 ans, les femmes enceintes à partir du 6e mois et les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire.
Études et formation pour devenir stomatologue
Le métier est accessible uniquement après un cursus complet en faculté de médecine, suivi d'une spécialisation par le DES de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie. Aucun autre DES ne donne accès à cette qualification.
Le parcours d'études vers la chirurgie maxillo-faciale
Le cursus s'articule autour de trois cycles successifs.
- Premier cycle (3 ans) : une année de PASS (Parcours Accès Santé Spécifique) ou de L.AS (Licence Accès Santé), puis deux années qui valident le diplôme de formation générale en sciences médicales (DFGSM), reconnu de niveau licence
- Deuxième cycle (3 ans) : trois années d'externat, validées par le diplôme de formation approfondie en sciences médicales (DFASM), reconnu au niveau master
- Troisième cycle (6 ans) : internat en médecine avec choix de la spécialité de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie après les Épreuves Dématérialisées Nationales (EDN), suivi du DES sur 12 semestres
Depuis la rentrée 2020, les bacheliers choisissent entre deux parcours d'accès aux études de santé : la L.AS (Licence Accès Santé) ou le PASS (Parcours Accès Santé Spécifique). Le concours de fin de premier cycle a été remplacé par les EDN (Épreuves Dématérialisées Nationales) couplées aux ECOS (Examens Cliniques Objectifs Structurés) pour l'accès au troisième cycle.
Le programme du DES de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie
Le DES dure 12 semestres et s'organise en trois phases successives, conformément à l'arrêté du 21 avril 2017 fixant les maquettes des diplômes d'études spécialisées.
Au total, au moins 8 semestres doivent être effectués dans la spécialité elle-même. Le programme couvre l'anatomie radiologique et chirurgicale, la traumatologie cranio-maxillo-faciale, la cancérologie cervico-faciale, la chirurgie orthognathique, l'implantologie et la chirurgie pré-prothétique, la chirurgie reconstructrice ainsi que les pathologies des glandes salivaires. L'étudiant complète son parcours par une formation spécialisée transversale (FST), notamment en cancérologie, chirurgie orbito-palpébro-lacrymale, sommeil, ou chirurgie en situation de guerre ou de catastrophe.
Selon l'Intersyndicale nationale des internes (ISNI), l'examen de fin de DES, jusqu'ici régional, deviendra national à partir de 2027. Cette évolution s'inscrit dans la réforme plus large des études médicales et de l'évaluation des spécialités chirurgicales.
Se préparer aux études de chirurgie maxillo-faciale
Plusieurs ouvrages de référence sont utilisés par les étudiants pendant l'externat et l'internat. Les éditions présentées ci-dessous sont publiées par les collèges universitaires et les éditeurs médicaux reconnus.
Le coût des études et les aides financières
Le cursus de médecine est globalement peu coûteux côté droits universitaires, mais la durée totale (douze à treize années) génère des frais annexes importants. Les frais à anticiper se répartissent en plusieurs postes.
- Les frais d'inscription universitaire annuels en médecine (autour de 170 € pour la licence et le master, 600 € environ pour les années d'internat selon les arrêtés)
- La Contribution de vie étudiante et de campus (CVEC) obligatoire avant inscription : 105 € pour l'année universitaire 2025-2026
- Le matériel pédagogique (référentiels, abonnements à des plateformes, livres) : 200 à 500 € par an
- Les prépas privées en PASS ou en L.AS : 4 000 à 7 000 € annuels
- Les frais de logement, de transport et de vie courante, qui constituent souvent le poste principal
Plusieurs dispositifs permettent d'alléger la note. Pour un panorama plus complet, consultez notre dossier sur les aides à la formation pour les soignants.
- La bourse sur critères sociaux (BCS) du CROUS, en sept échelons, qui exonère également des droits d'inscription
- L'aide au mérite pour les bacheliers ayant obtenu une mention « Très bien »
- L'aide personnalisée au logement (APL) versée par la CAF
- Le prêt étudiant garanti par l'État, sans caution parentale
- Le contrat d'engagement de service public (CESP), proposé par le ministère de la Santé, qui prévoit une allocation mensuelle en contrepartie d'une installation en zone sous-dotée
Évolutions et formation continue du chirurgien maxillo-facial
La chirurgie maxillo-faciale est une discipline où les techniques évoluent rapidement. Le praticien doit poursuivre sa formation tout au long de sa carrière, à la fois pour répondre aux obligations réglementaires et pour maintenir un haut niveau de compétence.
Les formations complémentaires en chirurgie maxillo-faciale
L'offre française de formations diplômantes et non diplômantes permet d'élargir le champ des compétences vers d'autres domaines de la sphère cervico-céphalique. Quatre grands objectifs structurent ce parcours d'évolution.
Plusieurs formats coexistent. Les diplômes universitaires (DU) et inter-universitaires (DIU) constituent la voie la plus structurée pour acquérir une surspécialisation reconnue.
- DU Rhinoplastie esthétique et fonctionnelle
- DU Gestion des risques en milieu de soins
- DIU Chirurgie orthognathique
- DIU Réhabilitation orale implantaire
- DESIU Chirurgie oncologique
- DESU Recherches microchirurgicales
- CESU Chirurgie humanitaire
Des formations plus courtes, non diplômantes, complètent l'offre : symposiums scientifiques, congrès, ateliers techniques organisés par les centres hospitaliers ou les organismes privés agréés.
Le développement professionnel continu (DPC)
Le développement professionnel continu est un dispositif de formation continue obligatoire et réglementé. Il s'applique à tous les médecins, dont les chirurgiens maxillo-faciaux. Le pilotage est assuré par l'Agence nationale du DPC (ANDPC). L'objectif est de garantir l'actualisation des connaissances et la sécurité des soins.
Les orientations prioritaires en chirurgie maxillo-faciale et stomatologie
Toute action de DPC doit s'inscrire dans une orientation nationale prioritaire. Ces orientations sont définies de façon triennale par les services de l'État, en concertation avec les Conseils nationaux professionnels.
La nouvelle période triennale a démarré le 1er janvier 2026, mais les orientations 2023-2025 ont été prorogées pour la seule année 2026 par l'arrêté du 23 juin 2025, publié au Journal officiel le 28 juin 2025. De nouvelles orientations devront être adoptées pour couvrir la période 2027-2028. Les actions déjà publiées restent valides jusqu'au 31 décembre 2026.
Trois orientations sont spécifiquement dédiées à la chirurgie maxillo-faciale et stomatologie pour la période 2023-2025, prorogée en 2026, conformément à l'arrêté du 7 septembre 2022.
Orientation 62 : prise en charge ambulatoire de la traumatologie
La prise en charge ambulatoire de la traumatologie courante répond à un développement des besoins en chirurgie maxillo-faciale. La fiche de cadrage détaille trois objectifs : actualiser la prise en charge des urgences traumatiques, hiérarchiser la gravité des lésions pour orienter les examens et les besoins techniques, optimiser la prise en charge sur le plan humain et matériel.
Orientation 63 : dysfonctions de l'appareil manducateur
Les DAM sont fréquentes et entraînent des troubles variés (douleurs, bruits articulaires, blocages). La prise en charge couvre un spectre allant des interventions simples aux gestes chirurgicaux complexes. Les programmes ciblent l'actualisation des connaissances diagnostiques, les procédures thérapeutiques (rééducation, injections, gouttières) et l'évaluation du rapport bénéfice / coût pour le patient.
Orientation 64 : réhabilitation de la cavité orale par greffe et implants
Les pertes dentaires concernent à un moment ou à un autre l'ensemble de la population. Les implants dentaires et la greffe osseuse font partie des outils thérapeutiques à disposition. Les programmes DPC abordent l'examen clinique, le plan de traitement appuyé sur la radiologie, la prise en charge pluridisciplinaire et les complications à anticiper.
Les actions de DPC disponibles
L'Agence nationale du DPC met à disposition une offre de formations qui se structure autour de trois grandes familles d'actions, dont au moins deux types doivent être combinés sur la période triennale.
Pour comparer les organismes agréés par l'ANDPC, notre guide des organismes de formation DPC recense les structures par profession et par thématique.
Depuis 2026, les actions de formation continue réalisées entièrement en e-learning ne donnent plus lieu à indemnisation forfaitaire de l'ANDPC. Les frais pédagogiques restent pris en charge mais à 50 % du forfait de référence, et la compensation pour perte de revenus ne s'applique plus aux formations 100 % à distance. Renseignez-vous auprès de votre organisme avant l'inscription.
Le financement d'une formation DPC pour chirurgien maxillo-facial
Plusieurs dispositifs cohabitent pour financer la formation continue. Le bon dispositif dépend du statut du praticien : libéral conventionné, hospitalier, salarié du privé non lucratif.
Le coût d'une action de DPC
Aux frais pédagogiques s'ajoutent les frais de transport, de restauration et l'absence temporaire de revenus pour les libéraux. Ces coûts annexes pèsent particulièrement lors de déplacements vers les congrès nationaux ou internationaux de la spécialité.
Le forfait ANDPC en 2026
L'Agence du DPC (barème des forfaits médecins 2026) participe au financement des actions de DPC réalisées par les chirurgiens maxillo-faciaux libéraux conventionnés et les salariés exerçant en centre de santé conventionné. Cette aide se compose de deux volets cumulables.
- Volet 1 : participation de l'Agence au paiement de l'organisme de formation
- Volet 2 : indemnisation du médecin pour compenser sa perte de revenus, à hauteur de 45 € par heure de formation présentielle ou distancielle synchrone
- Crédit annuel de 21 heures prises en charge par an et par médecin (dont 10 heures maximum en non présentiel)
- Pour les programmes intégrés combinant formation continue et évaluation des pratiques, l'indemnisation est de 22,50 € par heure
- Les actions de DPC d'une durée inférieure à 3 heures ne sont pas éligibles
Le ministère de la Santé a confirmé fin novembre 2025 la fermeture programmée de l'Agence nationale du DPC, suite au rapport critique de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) publié le 12 mars 2025. Point important : l'obligation de DPC en elle-même n'est pas supprimée, c'est l'opérateur qui la pilote qui est dissous. Le dispositif évolue et se restructure.
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11 janvier 2026Fin du mandat de la directrice générale de l'ANDPC, Michèle Lenoir-Salfati. Dominique Giorgi prend la direction de transition.
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Année 2026Année de transition. Le financement DPC est garanti pour toute l'année 2026 à hauteur de 250 millions d'euros. Les forfaits de 21 heures par an et l'indemnisation à 45 €/h restent applicables aux libéraux conventionnés.
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À partir de 2027Mise en place d'un nouveau dispositif. Une concertation avec les syndicats et les organismes de formation s'est ouverte fin 2025. Le scénario à l'étude prévoit un transfert du volet scientifique vers la HAS et du volet financier vers France Compétences ou un autre opérateur public. Les arbitrages restent à publier par décret.
Les autres dispositifs de financement
En dehors des forfaits ANDPC, plusieurs aides existent en fonction du statut.
| Dispositif | Public concerné | Type d'aide |
|---|---|---|
| FIFPL | Libéraux conventionnés | Prise en charge des frais pédagogiques selon barème annuel |
| ANFH | Hospitaliers de la fonction publique | Plan de formation de l'établissement |
| OPCO Santé | Salariés du secteur privé non lucratif | Financement des actions conventionnelles |
| CPF | Tous statuts | Mobilisation du compte personnel de formation |
| Crédit d'impôt formation | Libéraux et dirigeants | Déduction jusqu'à 40 heures de formation par an au taux horaire du SMIC en vigueur |
Institutions et associations pour les stomatologues
Plusieurs structures fédèrent la profession et accompagnent les chirurgiens maxillo-faciaux et stomatologues tout au long de leur carrière. Elles produisent des recommandations, organisent les congrès et défendent les intérêts de la spécialité.
La SFSCMFCO regroupe les médecins spécialistes diplômés et qualifiés pour le diagnostic et le traitement des affections de la sphère cervico-céphalique, dont la cavité buccale. Elle est l'organe scientifique de référence de la spécialité au niveau national et international.
L'AFCF rassemble les chirurgiens maxillo-faciaux, ORL, ophtalmologues, chirurgiens plasticiens et neurochirurgiens autour de la chirurgie de la face. Elle organise des rencontres scientifiques pluridisciplinaires.
L'AFJCMF accompagne les internes et les chefs de clinique de la spécialité. Elle organise des cours nationaux, des séminaires de préparation au DES et soutient l'installation post-internat.
L'ADOMF rassemble chirurgiens maxillo-faciaux, orthodontistes et autres spécialistes de la sphère oro-faciale. Elle promeut la recherche, la formation et l'enseignement médical à travers des congrès et des réunions scientifiques.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre un stomatologue et un chirurgien maxillo-facial ?
Combien d'années d'études faut-il pour devenir stomatologue ?
Quel est le salaire d'un stomatologue en France ?
Le DPC est-il obligatoire pour les chirurgiens maxillo-faciaux ?
Quelles sont les orientations DPC en chirurgie maxillo-faciale ?
L'AFGSU 2 est-elle obligatoire pour un stomatologue ?
Quel financement pour une formation DPC en chirurgie maxillo-faciale ?
L'ANDPC va-t-elle être supprimée ?
Combien gagne un stomatologue libéral en début d'activité ?
- Le DES de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie remplace l'ancien DES de stomatologie depuis l'arrêté du 21 avril 2017 : 12 semestres organisés en phase socle (1 an), approfondissement (3 ans) et consolidation (2 ans).
- Démographie tendue : 1 001 praticiens en France en 2022, 1,5 pour 100 000 habitants, avec de fortes disparités entre métropole et DOM (0,39 / 100 000 en Antilles-Guyane).
- Salaire PH débutant à 4 130 € brut, jusqu'à 9 200 € en fin de carrière hospitalière. En libéral, 4 500 à 24 500 € brut mensuel avant 60 % de charges.
- Trois orientations DPC dédiées (62, 63, 64) prorogées sur 2026 par l'arrêté du 23 juin 2025. Forfait ANDPC maintenu à 21 h par an et 45 €/h en présentiel.
- Fermeture annoncée de l'ANDPC à l'horizon 2027, avec transfert vers la HAS (volet scientifique) et un opérateur public à désigner (volet financier). L'obligation de DPC en elle-même persiste.
- AFGSU 2 obligatoire en établissement de santé, à recycler tous les 4 ans. Vivement recommandée en libéral.
- Maquette du DES de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie (Légifrance) : référentiel officiel de la formation
- Orientations prioritaires de DPC (ANDPC) : recherche d'actions agréées par profession et par thématique
- Recommandations HAS : référentiels de bonnes pratiques cliniques
- Conseil national de l'Ordre des médecins : démographie médicale et obligations professionnelles
