Un AESH, accompagnant des élèves en situation de handicap, est un agent public de l'Éducation nationale. Il aide un ou plusieurs élèves handicapés pendant le temps scolaire et favorise leur autonomie, sans se substituer à l'enseignant.
Le métier est devenu la deuxième population de l'Éducation nationale, derrière les enseignants. Ce guide réunit les missions réelles, les conditions de recrutement, la formation, le contrat, la rémunération et les limites du poste.

- 9 mois d'expérience suffisent pour être recruté AESH, sans baccalauréat ni diplôme.
- 60 heures de formation d'adaptation à l'emploi, dispensées sur le temps de service.
- CDI possible au bout de 3 ans de contrat, contre 6 ans avant septembre 2023.
- 98 % à temps incomplet en 2024-2025, pour une quotité moyenne de 63 % (DEPP).
Sommaire
- AESH, ce que signifie le sigle
- Le métier d'AESH en France
- Les 3 formes d'accompagnement
- Les missions au quotidien
- Ce qu'un AESH ne fait pas
- Devenir AESH, les conditions
- Postuler, où et comment
- La formation de l'AESH
- Le contrat, le statut et le CDI
- Le salaire d'un AESH
- Points forts et contraintes du métier
- Évoluer après le poste d'AESH
- AESH ou AVS, ce qui a changé
- Questions fréquentes
AESH, ce que signifie le sigle
AESH est l'acronyme d'accompagnant des élèves en situation de handicap. Le terme désigne à la fois la fonction et la personne qui l'exerce, au féminin comme au masculin.
Le sigle a remplacé celui d'AVS, auxiliaire de vie scolaire, à partir de 2014. Ce changement n'est pas cosmétique, il accompagne la création d'un vrai cadre d'emploi public, avec un contrat, une grille et une formation obligatoire.
AESH et AES désignent 2 métiers différents. L'accompagnant éducatif et social intervient auprès de tous les publics, à domicile ou en établissement, avec le DEAES. L'AESH intervient dans le cadre scolaire, sous statut d'agent public.
Le métier d'AESH en France
134 800 AESH sont employés par l'Éducation nationale à la rentrée 2024, selon la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP). Ils forment le deuxième groupe professionnel en effectif dans les écoles et les établissements, après les enseignants.
Leur nombre a progressé de 70 % depuis 2017, selon le rapport conjoint de l'IGÉSR et de l'IGAS publié le 22 mai 2026.
Ces chiffres viennent du document de travail de la DEPP sur les conditions d'exercice des AESH, publié en 2026 à partir des données de la rentrée 2024.
Le rapport IGÉSR-IGAS estime pour sa part que le modèle est à bout de souffle. Chaque année, environ 10 % des enfants bénéficiant d'une notification d'aide humaine restent sans accompagnement effectif. Ses 22 recommandations visent une réforme dès la rentrée 2026.
Les 3 formes d'accompagnement
La commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées décide du type d'aide humaine. 3 formes existent, et elles changent complètement le quotidien de l'accompagnant.
| Forme | Ce qu'elle recouvre | Organisation du travail |
|---|---|---|
| AESH-i, aide individuelle | Un élève qui demande une attention soutenue et continue | Quotité horaire précisée par la notification |
| AESH-m, aide mutualisée | Plusieurs élèves qui n'ont pas besoin d'une présence permanente | Aucune quotité fixée, l'équipe pédagogique organise |
| AESH-co, aide collective | Les élèves d'un dispositif ULIS, école, collège ou lycée | Sous la responsabilité de l'enseignant coordonnateur |
L'aide individuelle n'est accordée que lorsque l'aide mutualisée ne suffit pas. C'est un point souvent mal compris des familles, qui demandent une notification individuelle alors que le dossier relève du mutualisé.
Les missions au quotidien
L'AESH contribue à la mise en œuvre du projet personnalisé de scolarisation. Pour l'aide individuelle et mutualisée, les activités principales sont notifiées par la commission des droits et de l'autonomie. Elles se répartissent en 3 domaines.
- Aide aux déplacements et à l'installation en classe
- Accompagnement aux toilettes et à l'habillage
- Aide à la prise des repas
- Attention portée à la sécurité et au confort de l'élève
- Reformulation des consignes et soutien à la concentration
- Manipulation du matériel pédagogique adapté
- Prise de notes ou écriture sous la dictée de l'élève
- Accompagnement pendant les évaluations aménagées
- Médiation avec les autres élèves pendant les récréations
- Participation aux sorties, voyages scolaires et stages
- Accompagnement sur le temps de pause méridienne
- Transmission d'informations à l'équipe éducative
L'AESH participe aux réunions des équipes de suivi de la scolarisation. La loi du 26 juillet 2019 a renforcé son appartenance à la communauté éducative.
Ce qu'un AESH ne fait pas
La circulaire du 3 mai 2017 délimite le périmètre du poste. 3 confusions reviennent en permanence sur le terrain, et les lever protège l'accompagnant autant que l'élève.
- Il ne se substitue pas à l'enseignant. L'AESH n'assure ni la conception ni la conduite de l'enseignement. Il peut en revanche contribuer, en lien avec le professeur, à l'adaptation de la situation d'apprentissage et à la mise en œuvre des aménagements prévus.
- Il n'assure pas la surveillance générale d'un groupe. La prise en charge d'une classe entière, la surveillance d'examen, les tâches administratives, de ménage ou de manutention ne relèvent pas de ses missions.
- Il ne se substitue pas aux professionnels de santé. Certains gestes lui reviennent pourtant, comme l'aide à l'hygiène, ou la distribution de médicaments dans le cadre strict d'un projet d'accueil individualisé.
L'AESH peut accomplir des gestes techniques ne demandant aucune qualification médicale ou paramédicale. Il peut également procéder à des aspirations endo-trachéales, dans le respect du décret et de l'arrêté du 27 mai 1999, à condition d'avoir suivi la formation habilitante. Le raccourci « un AESH ne fait aucun soin » est donc faux.
Pendant la pause méridienne, l'AESH suit les consignes du responsable du service de restauration pour la sécurité et le bon fonctionnement. Le décret du 14 février 2025 précise que ces consignes ne peuvent pas l'investir d'une autre mission que l'accompagnement des élèves désignés par les services de l'État.
Devenir AESH, les conditions
Aucun diplôme spécifique n'est exigé. Le décret n° 2014-724 du 27 juin 2014, modifié en 2023, fixe 3 voies de recrutement, et il suffit d'en remplir une seule.
- Être titulaire d'un diplôme professionnel dans le domaine de l'aide à la personne, le DEAES par exemple.
- Justifier d'au moins 9 mois d'expérience dans l'accompagnement de personnes en situation de handicap, d'élèves ou d'étudiants handicapés.
- Être titulaire d'un titre ou diplôme classé au moins au niveau 4, le baccalauréat ou un équivalent.
La deuxième voie est celle qui ouvre le métier sans qualification initiale. Le décret vise une expérience professionnelle, acquise notamment dans le cadre d'un contrat aidé, et elle doit pouvoir être justifiée par des attestations d'employeur.
Aucun concours n'existe. Le recrutement se fait sur dossier et entretien, ce qui distingue nettement l'AESH des autres personnels de l'Éducation nationale.
Postuler, où et comment
Le recrutement est académique. Il passe par le rectorat ou par la direction des services départementaux de l'Éducation nationale, jamais par une candidature nationale unique.
| Étape | Interlocuteur | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Dépôt de candidature | Rectorat ou DSDEN du département visé | Les périodes d'ouverture varient selon les académies |
| Pièces du dossier | Service de gestion des AESH | Justificatif des 9 mois d'expérience si vous n'avez pas le bac |
| Entretien | Service de gestion ou responsable de secteur | Les modalités sont fixées localement, il n'existe pas de cadre national |
| Affectation | Pôle d'appui à la scolarité ou secteur défini | La zone géographique peut couvrir plusieurs établissements |
Les pôles inclusifs d'accompagnement localisés, les PIAL, sont progressivement transformés en pôles d'appui à la scolarité. L'expérimentation a débuté dans 4 départements à la rentrée 2024, avant un déploiement progressif. Cette organisation détermine votre secteur d'affectation et le nombre d'établissements couverts.
La formation de l'AESH
Une formation d'adaptation à l'emploi d'au moins 60 heures est obligatoire à la prise de poste. Elle est organisée par la direction académique et incluse dans le temps de service effectif, donc rémunérée.
Le décret du 27 juin 2014 prévoit une dispense. Les AESH déjà titulaires d'un diplôme professionnel de l'aide à la personne n'y sont pas soumis. Ce détail échappe souvent aux candidats qui arrivent avec un DEAES en poche.
Au-delà de ces 60 heures, 3 voies de formation continue existent.
- Les plans académiques et départementaux de formation, ouverts aux AESH comme aux enseignants
- Les modules d'initiative nationale sur la scolarisation des élèves en situation de handicap
- La préparation au DEAES, qui peut être suivie sur le temps de service
La plateforme Cap école inclusive, portée par Réseau Canopé, met à disposition des ressources gratuites par type de trouble. Elle est utilisée en autoformation par une large partie des accompagnants.
Le contrat, le statut et le CDI
L'AESH est un agent contractuel de droit public. Il n'est pas fonctionnaire, ne relève d'aucun concours et ne détient pas de grade.
Le contrat initial dure 3 ans. Depuis le 1er septembre 2023, il peut être renouvelé pour une durée indéterminée, contre 6 ans auparavant. Le passage en CDI reste donc conditionné à la décision de renouvellement prise par l'administration.
Cette accélération vient de la loi du 16 décembre 2022 et du décret du 13 juillet 2023. Elle produit un effet mesurable sur la stabilité : 6 AESH en exercice sur 10 sont aujourd'hui en CDI, selon la DEPP.
| Élément | Règle applicable | Conséquence pratique |
|---|---|---|
| Nature du contrat | Contrat de droit public de 3 ans | Aucun statut de fonctionnaire, pas de mutation |
| Passage en CDI | Possible au terme des 3 ans, sur décision de l'État | Le renouvellement prend alors la forme d'un CDI |
| Temps de travail | 1 607 heures annuelles pour un temps complet | Réparties sur 39 à 45 semaines, pas sur 36 |
| Entretien professionnel | Prévu par la réglementation des agents contractuels | Il conditionne l'appréciation de la valeur professionnelle |
La répartition sur 39 à 45 semaines, fixée par le contrat, est la clé pour comprendre sa propre quotité. Un service hebdomadaire ne se divise pas par 35 : il faut le multiplier par le nombre de semaines, puis rapporter le total aux 1 607 heures de référence.
Le salaire d'un AESH
Le salaire net mensuel moyen d'un AESH s'établit à 1 030 €, selon la DEPP, pour l'année civile 2023. Ce montant reflète la réalité du temps incomplet, pas la grille affichée.
La grille ministérielle fixe le traitement du premier échelon à 1 826 € brut par mois à temps complet, et le onzième à 2 240 €, selon la grille publiée par le ministère.
Ce traitement de départ est passé sous le SMIC après sa revalorisation du 1er juin 2026, à 1 867,02 € brut. Une indemnité différentielle porte alors la rémunération indiciaire au niveau du salaire minimum.
S'y ajoute une indemnité de fonctions de 1 529 € brut par an, créée au 1er septembre 2023. Le détail complet, échelon par échelon et quotité par quotité, figure dans notre guide du salaire d'un AESH.
Ces montants valent pour un temps complet, situation qui concerne 2 % des AESH. En 2024-2025, la quotité moyenne s'élève à 63 % d'un temps plein, pour un service hebdomadaire moyen de 25,5 heures, selon la DEPP.
Points forts et contraintes du métier
Le baromètre du bien-être des personnels, conduit par la DEPP en 2023 et repris dans le rapport IGÉSR-IGAS, donne une image précise du vécu du métier.
Ce que les AESH valorisent
- Le sentiment d'utilité, noté 8,6 sur 10
- La fierté liée au métier, 7,7 sur 10
- L'épanouissement au travail, 6,9 sur 10
- Une charge émotionnelle inférieure à celle des enseignants du premier degré
Ce qui pèse
- La satisfaction sur la rémunération, 2,1 sur 10, la note la plus basse du ministère
- Les perspectives de carrière, 2,2 sur 10
- La valorisation sociale perçue, 2,4 sur 10
- Le temps incomplet et la multi-affectation entre plusieurs établissements
Ces notes basses ne portent pas sur la relation avec les élèves, qui reste le point fort du métier. Elles portent sur les conditions d'emploi, ce qui est un signal différent et plus réparable.
La DEPP relève par ailleurs que 90 % des AESH estiment ne pas être suffisamment rémunérés au regard du travail effectué, et qu'ils accompagnent en pratique 1,6 fois plus d'élèves que ceux qui leur sont notifiés.
Évoluer après le poste d'AESH
Le poste n'offre aucun avancement de grade. Plusieurs possibilités d'évolution existent, dont les 3 suivantes.
Désigné par le directeur académique, l'AESH référent apporte un appui aux accompagnants qui débutent. La fonction ouvre droit à une indemnité annuelle, portée à 660 € brut par l'arrêté du 13 juillet 2023.
L'expérience d'AESH est recevable pour une validation des acquis de l'expérience vers le diplôme d'accompagnant éducatif et social, qui ouvre le médico-social et une grille plus favorable. Le métier rejoint alors la famille des travailleurs sociaux.
Le DEME puis le DEES se préparent en formation continue, comme la plupart des diplômes du secteur, y compris pour un aide-éducateur déjà en poste. Les conditions d'admission, les dispenses et les éventuels allégements dépendent du diplôme visé et du parcours du candidat. Notre panorama des métiers du handicap détaille les durées et les conditions d'accès.
AESH ou AVS, ce qui a changé
Le terme AVS a désigné historiquement plusieurs formes d'accompagnement, relevant de cadres contractuels différents. Le cadre AESH, créé en 2014, les a progressivement remplacées et sert aujourd'hui de référence.
| Point de comparaison | AVS, avant 2014 | AESH, aujourd'hui |
|---|---|---|
| Contrat | Contrats aidés successifs, souvent précaires | Contrat de droit public de 3 ans |
| Accès au CDI | Aucun | Possible au terme des 3 ans |
| Formation | Variable selon les départements | 60 heures obligatoires à la prise de poste |
| Rémunération | Indexée sur le SMIC, sans progression | Grille de 11 échelons avec avancement |
Le sigle AVS reste employé par les familles et dans certains documents d'établissement. Il ne correspond plus au cadre d'emploi en vigueur pour l'accompagnement des élèves en situation de handicap.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que ça veut dire AESH ?
AESH signifie accompagnant des élèves en situation de handicap. Le sigle désigne un agent public de l'Éducation nationale qui aide un ou plusieurs élèves handicapés pendant le temps scolaire.
Il a remplacé le sigle AVS, auxiliaire de vie scolaire, à partir de 2014, avec la création d'un cadre d'emploi public assorti d'un contrat et d'une grille de rémunération.
Quel diplôme faut-il pour être AESH ?
Aucun diplôme spécifique n'est exigé. 3 conditions ouvrent le recrutement et une seule suffit : un diplôme professionnel de l'aide à la personne, un titre de niveau 4 comme le baccalauréat, ou 9 mois d'expérience auprès de personnes en situation de handicap.
Le décret n° 2014-724 du 27 juin 2014, modifié en 2023, fixe ces 3 voies. Aucun concours n'existe pour ce métier.
Est-il possible de devenir AESH sans diplôme ?
Oui, par la voie de l'expérience. 9 mois d'accompagnement de personnes en situation de handicap, d'élèves ou d'étudiants handicapés suffisent, sans baccalauréat.
Le décret vise une expérience professionnelle, acquise notamment dans le cadre d'un contrat aidé. Elle doit pouvoir être justifiée par des attestations d'employeur.
Quel est le salaire d'un AESH ?
Le salaire net mensuel moyen s'établit à 1 030 €, selon la DEPP pour l'année civile 2023. La grille fixe le traitement du premier échelon à 1 826 € brut à temps complet, porté à 1 867,02 € par l'indemnité différentielle depuis juin 2026.
S'y ajoute une indemnité de fonctions de 1 529 € brut par an. L'écart entre la grille et le salaire moyen tient au temps incomplet, qui concerne 98 % des accompagnants.
Un AESH est-il fonctionnaire ?
Non. L'AESH est un agent contractuel de droit public de l'État, recruté sans concours et sans grade. Il relève du décret du 17 janvier 1986 applicable aux agents contractuels.
Ce statut ouvre néanmoins le passage en contrat à durée indéterminée au bout de 3 ans, l'entretien professionnel et la formation continue du ministère.
Que ne doit pas faire une AESH ?
Elle ne se substitue pas à l'enseignant pour concevoir et dispenser le cours, et n'assure pas la surveillance générale d'un groupe. La prise en charge d'une classe entière, la surveillance d'examen, les tâches administratives, de ménage ou de manutention ne relèvent pas de ses missions.
En revanche, certains gestes lui reviennent bien : l'aide à l'hygiène, la distribution de médicaments dans le cadre d'un projet d'accueil individualisé, et des gestes techniques ne demandant aucune qualification médicale.
Comment devenir AESH scolaire ?
La candidature se dépose auprès du rectorat de l'académie ou de la direction des services départementaux de l'Éducation nationale. Il n'existe pas de plateforme nationale unique et les périodes d'ouverture varient d'un département à l'autre.
Le recrutement se fait sur dossier puis entretien. Prévoyez les justificatifs de vos 9 mois d'expérience si vous ne détenez ni baccalauréat ni diplôme de l'aide à la personne.
Quelle différence entre AVS et AESH ?
Il s'agit de la même fonction à 2 époques. L'auxiliaire de vie scolaire relevait de contrats aidés successifs, sans accès au CDI ni formation harmonisée.
Le cadre AESH, généralisé à partir de 2014, apporte un contrat de droit public de 3 ans, une grille de 11 échelons et 60 heures de formation obligatoires.
Combien d'heures travaille un AESH ?
Un temps complet représente 1 607 heures par an, réparties sur 39 à 45 semaines et non sur les 36 semaines de l'année scolaire. En 2024-2025, le service hebdomadaire moyen s'élève à 25,5 heures, pour une quotité moyenne de 63 %, selon la DEPP.
La quotité de service se calcule en rapportant le volume annuel effectué aux 1 607 heures de référence, pas en divisant les heures hebdomadaires par 35.
Un AESH peut-il passer en CDI ?
Oui, au terme du premier contrat de 3 ans, sous réserve que l'administration décide de le renouveler. Depuis le 1er septembre 2023, ce renouvellement prend alors la forme d'un contrat à durée indéterminée. 6 AESH en exercice sur 10 sont aujourd'hui en CDI.
Le délai était de 6 ans auparavant. La loi du 16 décembre 2022 et le décret du 13 juillet 2023 ont acté ce raccourcissement.
Quelle formation suit un AESH à la prise de poste ?
Une formation d'adaptation à l'emploi d'au moins 60 heures, organisée par la direction académique et incluse dans le temps de service effectif. Elle est donc rémunérée.
Les AESH déjà titulaires d'un diplôme professionnel de l'aide à la personne en sont dispensés. La formation continue passe ensuite par les plans académiques et les modules d'initiative nationale.
Que faire après avoir été AESH ?
Plusieurs possibilités existent. La fonction d'AESH référent, qui ouvre droit à une indemnité de 660 € brut par an. Le DEAES par validation des acquis de l'expérience, qui ouvre le secteur social et médico-social.
La poursuite vers l'éducation spécialisée est une troisième voie, avec le DEME puis le DEES. Les conditions d'admission et les éventuels allégements dépendent du diplôme visé et du parcours.
- Le métier s'ouvre sans diplôme, sur 9 mois d'expérience justifiables.
- Le CDI arrive au bout de 3 ans depuis septembre 2023.
- La quotité se calcule sur 1 607 heures annuelles, pas sur 35 heures hebdomadaires.
- Les missions excluent la surveillance générale d'un groupe, mais incluent certains gestes d'hygiène et de santé encadrés.
- Guide national des accompagnants des élèves en situation de handicap (PDF) : 68 pages sur le contrat, le temps de travail, les congés et les droits des accompagnants
- Éduscol, rubrique école inclusive : ressources pédagogiques gratuites par type de trouble, en autoformation
- Mon Parcours Handicap, rubrique scolarité : démarches des familles, notification MDPH et projet personnalisé de scolarisation
