L'Ordre des chirurgiens-dentistes regroupe obligatoirement tous les chirurgiens-dentistes habilités à exercer en France. Sauf exceptions prévues par la loi, aucun dentiste ne peut soigner un patient sans être inscrit à son tableau.
Pour le praticien, l'Ordre intervient bien au-delà de la cotisation : remplacements pendant les études, inscription, contrats d'exercice, usage du MEOPA, certification périodique. Les patients s'en servent pour son annuaire et pour déposer une plainte.

- Annuaire ONCD : coordonnées publiques des dentistes en exercice, avec filtre par spécialité.
- 49 913 chirurgiens-dentistes en exercice en 2025, inscrits au tableau de l'Ordre.
- Inscription obligatoire : exercer sans elle est puni de 2 ans de prison et 30 000 € d'amende.
- Étudiants ayant validé leur 5e année : remplacement autorisé par le conseil départemental, 3 mois renouvelables.
Sommaire
- L'Ordre national (ONCD)
- Les missions de l'Ordre
- Les services de l'Ordre
- Le Code de déontologie
- L'annuaire ONCD
- L'organisation de l'Ordre
- Le financement de l'Ordre
- Le rôle de l'Ordre pendant l'exercice
- S'inscrire à l'Ordre
- Autorisation ou droit d'exercice
- Obtenir une autorisation d'exercice
- Payer sa cotisation
- Contacter l'Ordre et les conseils
- Documents officiels
- Questions fréquentes
L'Ordre national des chirurgiens-dentistes (ONCD)
L'Ordre national des chirurgiens-dentistes (ONCD) est l'instance de régulation de la profession. Organisme privé chargé de missions de service public, il fédère l'ensemble des chirurgiens-dentistes en exercice sur le territoire français.
Comme toutes les professions médicales, l'activité de chirurgien-dentiste est réglementée. L'inscription au Tableau de l'Ordre est obligatoire pour exercer comme dentiste en France.
L'Ordre a été institué par l'ordonnance du 24 septembre 1945, sous le Gouvernement provisoire présidé par le général de Gaulle.
Selon le rapport d'activité 2025 de l'Ordre, la profession comptait 49 913 praticiens en exercice en 2025, contre 47 222 en 2023.
La densité augmente chaque année. Pour l'Ordre, les difficultés d'accès aux soins tiennent moins au nombre de praticiens qu'à leur inégale répartition sur le territoire.
Les missions de l'Ordre des chirurgiens-dentistes
L'Ordre des chirurgiens-dentistes tient ses missions de l'article L4121-2 du Code de la santé publique. Ce texte vaut aussi pour l'Ordre des médecins et celui des sages-femmes. L'Ordre doit :
- veiller au maintien des principes de moralité, de probité, de compétence et de dévouement
- veiller au respect des devoirs professionnels et du Code de déontologie
- assurer la défense de l'honneur et de l'indépendance de la profession
- contribuer à promouvoir la santé publique et la qualité des soins
- organiser des œuvres d'entraide et de retraite pour ses membres et leurs ayants droit
Il remplit ces missions par ses conseils et ses chambres disciplinaires. Elles relèvent de trois compétences : administrative, réglementaire et juridictionnelle.
Compétence administrative
L'Ordre contrôle l'accès à la profession. Il gère les inscriptions au tableau, vérifie la légalité des diplômes et s'assure de la moralité des praticiens.
En 2025, le Conseil national a lancé un contrôle des compétences cliniques des diplômés européens ou hors UE qui demandent leur inscription. Ce contrôle doit être effectif dans chaque région au plus tard début 2027.
Compétence réglementaire
L'Ordre prépare son Code de déontologie, édicté par décret en Conseil d'État, et veille à son respect. Il publie aussi des recommandations, par exemple sur la communication professionnelle des praticiens.
Compétence juridictionnelle
Les chambres disciplinaires sanctionnent les chirurgiens-dentistes qui manquent à leurs obligations. Les sanctions vont de l'avertissement et du blâme à l'interdiction temporaire d'exercer, jusqu'à la radiation du tableau.
Quand un patient ou un confrère porte plainte, le conseil départemental organise d'abord une conciliation entre les parties. En 2025, l'Ordre a reçu 6 480 dossiers de doléances et 1 153 dossiers de plaintes, d'après son rapport d'activité.
Les services de l'Ordre
Le site de l'Ordre regroupe ses services en ligne dans la rubrique « Les services ». Les plus utilisés par les praticiens et les patients sont repris ci-dessous, avec la section de ce guide qui les détaille.
Les patients y trouvent aussi les coordonnées du Défenseur des droits et un accès au dispositif de lanceur d'alerte.
Le Code de déontologie des chirurgiens-dentistes
Le Code de déontologie des chirurgiens-dentistes est codifié aux articles R4127-201 à R4127-284 du Code de la santé publique. Il s'applique à tout praticien inscrit au tableau, quelle que soit sa forme d'exercice, et aux étudiants autorisés à exercer.
Parmi ses règles :
- le secret professionnel, fondement du code, posé par l'article R4127-206
- l'interdiction d'exercer comme un commerce, prévue par l'article R4127-215
- une communication encadrée : loyale, sans témoignages de tiers ni comparaison avec des confrères (article R4127-215-1)
- la conciliation : le praticien doit s'y prêter quand le président du conseil départemental la demande (article R4127-233)
Le texte complet se trouve dans le Code de déontologie publié par l'Ordre.
Le Conseil national porte une réforme du Code de déontologie depuis 12 ans. Fin 2025, le texte était toujours à l'étude dans les administrations de l'État, selon le rapport d'activité de l'Ordre.
Annuaire ONCD : trouver un chirurgien-dentiste
L'annuaire de l'Ordre (ONCD) recense les coordonnées professionnelles des chirurgiens-dentistes en exercice inscrits à un tableau de l'Ordre en France. Ces données sont publiques et consultables sur l'annuaire des données publiques de l'Ordre.
Un filtre par spécialité isole les trois spécialités reconnues : orthopédie dento-faciale (ODF), médecine bucco-dentaire (MBD) et chirurgie orale (CO).
Deux autres annuaires publics recensent aussi les dentistes, avec un contenu différent.
| Annuaire | Qui y figure | Usage principal | Éditeur |
|---|---|---|---|
| Annuaire de l'Ordre | Chirurgiens-dentistes en exercice inscrits au tableau | Vérifier une inscription, trouver un spécialiste | Ordre national des chirurgiens-dentistes |
| Annuaire Santé | Professionnels enregistrés au RPPS, dont les dentistes | Retrouver un numéro RPPS, les qualifications, la structure d'exercice | Agence du numérique en santé |
| Annuaire santé d'ameli | Praticiens exerçant une activité libérale | Trouver un cabinet libéral dans une commune | Assurance maladie |
L'Annuaire Santé publie en libre accès le numéro RPPS, les nom et prénom d'exercice, la profession, les qualifications et les coordonnées des structures d'exercice.
Si un nom n'apparaît pas, le conseil départemental du lieu d'exercice confirme ou non l'inscription du praticien. Pour faire corriger vos propres données, adressez-vous à votre conseil départemental, au titre de la loi Informatique et libertés.
L'organisation de l'Ordre : conseils et chambres
L'Ordre fonctionne à trois niveaux, complétés par des chambres disciplinaires. En 2025, le Conseil national coordonnait 115 entités ordinales : conseils départementaux, régionaux et national.
Le Conseil national s'appuie sur des commissions thématiques : contrats d'exercice, exercice et déontologie, démographie et permanence des soins, numérique en santé.
Le financement de l'Ordre
Ordre professionnel et organisme privé chargé d'une mission de service public, l'Ordre des chirurgiens-dentistes est financé par les cotisations obligatoires des praticiens inscrits.
En 2025, le Conseil national a enregistré 31,5 millions d'euros de produits. Il a reversé plus de 18 millions d'euros aux conseils départementaux et régionaux, soit 65,81 % de ses charges d'exploitation.
Pour 2026, le Conseil national a voté le gel des cotisations.
Le rôle de l'Ordre pendant l'exercice
L'inscription n'est que le point de départ. L'Ordre intervient ensuite à chaque changement de situation professionnelle.
Les contrats d'exercice et les sociétés
Tout contrat d'exercice se déclare au conseil départemental, quel que soit son type : collaboration, salariat, remplacement, société. L'obligation vise aussi les praticiens européens en libre prestation de services. Sans cette déclaration, le praticien s'expose à des risques assurantiels, rappelle l'Ordre.
En 2025, 1 452 sociétés d'exercice ont été constituées, dont 774 Selarl et 124 Selas. Un site d'exercice distinct s'ouvre sur autorisation du conseil départemental, qui statue sous trois mois (article R4127-270). En libéral, un troisième exercice exige une dérogation du Conseil national (article R4127-272). En 2025, l'Ordre en a refusé lorsque la distance empêchait d'assurer la continuité des soins et les urgences.
Face à la hausse des mésusages, l'Ordre rappelle que la carte CPS reste strictement personnelle et incessible.
La certification périodique
Depuis le 1er janvier 2023, la certification périodique s'impose aux chirurgiens-dentistes inscrits. Le cycle dure 6 ans pour ceux qui ont commencé à exercer après cette date. La première période dure 9 ans pour les praticiens déjà en exercice.
Le contrôle revient à l'Ordre, dans les six mois suivant la fin de la période. Un manquement peut déclencher une procédure disciplinaire. Le référentiel des chirurgiens-dentistes figure en annexe 3 de l'arrêté du 26 février 2026.
Sur la période 2023-2025, seuls 67 % des praticiens ont suivi une action de DPC, selon l'Ordre. Le fonctionnement par blocs est détaillé dans notre guide sur la certification périodique des soignants.
Le MEOPA au cabinet
Utiliser le MEOPA en cabinet dentaire suppose une reconnaissance d'aptitude délivrée par le Conseil national. Le praticien joint à sa demande l'attestation de sa formation MEOPA. Il ajoute le justificatif d'une formation aux gestes d'urgence de moins de 5 ans. Le rapport d'activité 2025 de l'Ordre cite l'AFGSU 2.
La formation doit figurer sur la liste des formations MEOPA reconnues par l'Ordre, ou être accompagnée de son programme détaillé. Cette liste, mise à jour le 16 décembre 2024, compte 23 formations validées. En 2025, le Conseil national a délivré 331 reconnaissances.
Sans elle, le praticien s'expose à des poursuites disciplinaires et engage sa responsabilité civile professionnelle en cas d'accident. Les conditions de l'AFGSU pour les dentistes et de son recyclage sont détaillées dans notre fiche dédiée.
La reprise d'activité et la cessation
Après plus de quatre ans d'interruption, l'Ordre exige désormais une formation complémentaire avant toute reprise d'activité. La cessation définitive d'exercice se déclare au conseil départemental et à l'ARS. Le praticien est alors retiré du tableau, sauf demande expresse d'y rester (article R4127-280).
S'inscrire à l'Ordre des chirurgiens-dentistes
Les conseils départementaux ont en charge l'inscription des nouveaux diplômés au Tableau de l'Ordre. La démarche consiste à transmettre le formulaire d'inscription au conseil départemental dont vous dépendez, accompagné des pièces justificatives.
L'article L4111-1 du Code de la santé publique pose trois conditions cumulatives :
- être titulaire d'un diplôme reconnu, diplôme d'État de docteur en chirurgie dentaire ou titre européen listé par arrêté
- remplir la condition de nationalité, dont sont dispensés les titulaires du diplôme d'État français
- être inscrit au tableau de l'Ordre des chirurgiens-dentistes
Le candidat doit aussi justifier d'une connaissance suffisante du français. Le conseil vérifie sa moralité et l'absence d'état pathologique incompatible avec l'exercice. Lors de l'inscription, le praticien affirme avoir pris connaissance du Code de déontologie (article R4127-284).
En 2025, l'Ordre a enregistré 2 567 primo-inscriptions. Parmi elles, 1 272 praticiens diplômés en France et 1 268 diplômés dans un autre pays de l'Union européenne.
L'inscription entraîne l'enregistrement au répertoire RPPS, alimenté par les ordres, qui attribue au praticien son identifiant national. Ce numéro figure ensuite sur ses ordonnances (article R4127-216).
Exercer sans inscription au tableau constitue un exercice illégal de l'art dentaire. L'article L4161-5 du Code de la santé publique le punit de 2 ans d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende.
Différence entre autorisation et droit d'exercice
Une autorisation d'exercice est nécessaire pour accomplir un remplacement, ou un poste d'adjoint, avant le diplôme. Un droit d'exercice nécessite une inscription au Tableau de l'Ordre. Il est nécessaire pour s'installer en libéral ou exercer comme salarié.
| Critère | Autorisation d'exercice | Droit d'exercice |
|---|---|---|
| Pour qui | Étudiants ayant validé leur 5e année en France, internes | Praticiens diplômés |
| Délivré par | Conseil départemental du lieu d'exercice du praticien accueillant | Conseil départemental, par l'inscription au tableau |
| Durée | 3 mois renouvelables pour un remplacement, durée du contrat pour un adjoint | Tant que le praticien reste inscrit |
| Ce qu'il permet | Remplacer un praticien ou l'assister comme étudiant-adjoint | Exercer en libéral, en salariat ou en société |
Obtenir une autorisation d'exercice
Selon l'article L4141-4 du Code de la santé publique, l'étudiant qui a validé en France sa 5e année peut être autorisé à exercer. Il intervient comme remplaçant ou comme adjoint. Les étudiants de 6e année et les internes sont concernés, pas les docteurs juniors.
La demande se fait auprès du conseil départemental du département où exerce le praticien qui accueille l'étudiant. Il est conseillé de se présenter au conseil départemental muni des documents suivants :
L'accord du doyen et du chef de service est requis parce que l'étudiant a aussi le statut d'agent de la fonction publique hospitalière.
Remplacement ou poste d'étudiant-adjoint
L'exercice comme étudiant-adjoint est forcément salarié, en CDI ou en CDD. Le remplacement peut être libéral : l'étudiant se déclare alors indépendant et fournit au praticien remplacé le justificatif de son affiliation.
Tout étudiant peut remplacer un omnipraticien. Seul un interne peut remplacer un spécialiste, et uniquement dans sa spécialité. En centre de santé, seul le remplacement d'un chirurgien-dentiste est possible.
Durée et limites de l'autorisation
L'autorisation vaut 3 mois pour un remplacement, à renouveler si le remplacement se prolonge. Pour un étudiant non interne, la période débute avec le CSCT et la validation de la 5e année. Elle s'achève à la fin de l'année civile qui suit la validation de la 6e année.
Un étudiant qui exerce sans autorisation est en situation d'exercice illégal. Le praticien qu'il remplace ou assiste l'est aussi.
Tout remplacement fait l'objet d'un contrat écrit conforme au contrat type de l'Ordre. Le praticien remplacé informe immédiatement le président du conseil départemental (article R4127-275).
Payer sa cotisation à l'Ordre
La cotisation ordinale se règle chaque année sur la plateforme sécurisée de paiement de l'Ordre. Le montant de l'année figure sur l'avis d'appel à cotisation.
- Accédez à l'espace sécurisé de paiement en ligne.
- Renseignez le numéro figurant sur votre avis d'appel à cotisation, puis cliquez sur « Suivant ».
- Effectuez le règlement.
- Cliquez sur « Télécharger votre attestation », puis vérifiez le dossier de téléchargement de l'ordinateur.
La connexion à cet espace est obligatoire quel que soit le mode de règlement de la cotisation. Elle sert aussi à télécharger l'attestation, même après un paiement par un autre moyen.

Contacter l'Ordre et les conseils départementaux
Le Conseil national répond aux questions générales. Pour une inscription, une autorisation ou un contrat, l'interlocuteur reste le conseil départemental du lieu d'exercice.
Pour joindre le conseil de votre département, Haute-Garonne, Bouches-du-Rhône, Rhône ou autre, passez par la carte Trouver un conseil départemental ou régional. Un clic sur la région affiche les coordonnées de chaque conseil.
Les documents officiels à télécharger
Questions fréquentes
Comment trouver un chirurgien-dentiste dans l'annuaire de l'Ordre ?
L'annuaire de l'Ordre national des chirurgiens-dentistes (ONCD) est accessible en ligne, sur le site de l'Ordre, rubrique Trouver un praticien. Il recense les coordonnées professionnelles des praticiens en exercice inscrits au tableau. Un filtre cible les spécialistes en orthopédie dento-faciale, en médecine bucco-dentaire ou en chirurgie orale.
Que signifie ONCD ?
ONCD désigne l'Ordre national des chirurgiens-dentistes. Le sigle couvre toute l'institution : le Conseil national à Paris, les conseils régionaux et départementaux et les chambres disciplinaires. Les sigles CNO, CRO et CDO désignent respectivement le conseil national, les conseils régionaux et les conseils départementaux.
Comment joindre le conseil départemental de l'Ordre des chirurgiens-dentistes ?
Le site de l'Ordre propose une carte : un clic sur la région affiche les coordonnées de chaque conseil départemental et régional. Le conseil compétent est celui du lieu d'exercice du praticien. Le Conseil national reste joignable au 01 44 34 78 80 ou à l'adresse courrier@oncd.org.
Combien coûte la cotisation à l'Ordre des chirurgiens-dentistes ?
Le montant est fixé chaque année par le Conseil national et figure sur l'avis d'appel à cotisation envoyé au praticien. Pour 2026, le Conseil national a voté le gel des cotisations. La cotisation se règle sur la plateforme de paiement en ligne de l'Ordre.
Comment obtenir son attestation de cotisation ordinale ?
Connectez-vous à la plateforme de paiement de l'Ordre, même si vous avez réglé par un autre moyen. Saisissez le numéro d'appel figurant sur l'avis de l'année, cliquez sur Suivant, puis sur Télécharger votre attestation. Le fichier s'enregistre dans le dossier de téléchargement de l'ordinateur.
Un étudiant en chirurgie dentaire peut-il remplacer un dentiste ?
Oui, s'il a validé en France sa 5e année et obtenu le CSCT. L'autorisation est délivrée par le conseil départemental du lieu d'exercice du praticien remplacé, pour 3 mois renouvelables. Tout étudiant peut remplacer un omnipraticien, mais seul un interne peut remplacer un spécialiste, dans sa spécialité.
Que risque un dentiste qui exerce sans être inscrit à l'Ordre ?
Il commet un exercice illégal de l'art dentaire. L'article L4161-5 du Code de la santé publique le punit de 2 ans d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende. Le praticien qui fait travailler un étudiant non autorisé se trouve lui aussi en situation d'exercice illégal.
Quel est le rôle du conseil de l'Ordre des chirurgiens-dentistes ?
Le conseil départemental inscrit les praticiens au tableau et délivre les autorisations d'exercice des étudiants. Il reçoit les contrats d'exercice et organise la conciliation en cas de plainte. Le Conseil national fixe les orientations, statue en appel et délivre certaines reconnaissances, comme l'aptitude à l'usage du MEOPA.
Comment porter plainte contre un dentiste auprès de l'Ordre ?
La plainte s'adresse par écrit au conseil départemental où exerce le praticien. Le conseil organise d'abord une conciliation entre les deux parties. En cas d'échec, la plainte part à la chambre disciplinaire de première instance. Celle-ci peut prononcer une sanction, de l'avertissement à la radiation.
Comment vérifier qu'un dentiste est spécialiste ?
L'annuaire de l'Ordre filtre les trois spécialités reconnues : orthopédie dento-faciale, médecine bucco-dentaire et chirurgie orale. L'Annuaire Santé publie aussi les qualifications enregistrées au RPPS. Un exercice limité à certains actes ne vaut pas titre de spécialiste, rappelle l'Ordre.
Faut-il l'accord de l'Ordre pour utiliser le MEOPA au cabinet ?
Oui. Le chirurgien-dentiste demande une reconnaissance d'aptitude au Conseil national. Il joint l'attestation d'une formation MEOPA reconnue et le justificatif d'une formation aux gestes d'urgence de moins de 5 ans, comme l'AFGSU 2. Sans cette reconnaissance, il s'expose à des poursuites disciplinaires et engage sa responsabilité en cas d'accident.
Comment savoir si un dentiste est interdit d'exercer ?
L'annuaire de l'Ordre ne recense que les praticiens en exercice inscrits au tableau. Un praticien radié, ou frappé d'une interdiction temporaire, n'a pas le droit d'exercer pendant la durée de la sanction. En cas de doute, le conseil départemental du lieu d'exercice confirme la situation du praticien.
