Depuis le 1er janvier 2023, sept professions de santé doivent valider une certification périodique. Fin 2025, l'annonce de la fermeture de l'agence qui gère le DPC a inquiété les soignants sur l'avenir de leur formation continue.
Votre obligation de formation ne disparaît pas. Elle se réorganise. Ce dossier explique, profession par profession, ce que vous devez faire, qui contrôle, où enregistrer vos actions et qui finance en 2026.
Sommaire
- Certification périodique : définition et obligation
- Ce que la certification vous apporte concrètement
- Ce qui change avec la fin de l'ANDPC et du DPC
- Les sept professions concernées et vos échéances
- Ce que vous devez faire : les quatre axes
- Ce que contiennent les 52 référentiels
- Par métier : qui contrôle et à qui vous adresser
- Où tracer vos actions : le compte Ma Certif'Pro Santé
- Qui finance votre formation en 2026
- Vigilance face aux offres payantes de certification
- Questions fréquentes
Certification périodique : définition et obligation
La certification périodique est une obligation de formation continue qui s'impose à sept professions de santé dotées d'un ordre. Elle vise à garantir le maintien des compétences et la qualité des soins tout au long de la carrière.
Elle a été instaurée par la loi du 24 juillet 2019 relative à l'organisation et à la transformation du système de santé, précisée par l'ordonnance du 19 juillet 2021, et elle s'applique depuis le 1er janvier 2023.
Le principe est simple. Sur une période donnée, vous réalisez un nombre défini d'actions de formation et d'évaluation, vous les enregistrez dans un compte personnel, et votre ordre vérifie que le compte est rempli.
Le dispositif est obligatoire depuis 2023, mais il n'était pas pleinement opérationnel faute de textes d'application. Les décrets du 26 décembre 2025 et l'arrêté du 26 février 2026, qui publie les référentiels, viennent de compléter le cadre. La phase de contrôle se met en place progressivement.
Ce que la certification vous apporte concrètement
La certification est d'abord une obligation, mais les ordres et les conseils nationaux professionnels la présentent comme un levier de qualité et d'engagement. Au-delà de la contrainte, elle change peu de choses pour qui se forme déjà, et apporte des bénéfices concrets.
| Bénéfice | Concrètement pour vous |
|---|---|
| Vos actions sont valorisées | Vos formations DPC, congrès, encadrement d'étudiants ou groupes de pairs comptent déjà dans votre parcours. |
| Une obligation au lieu de deux | La double obligation DPC et certification disparaît pour les professions à ordre. Un seul cadre à suivre. |
| Un parcours structuré | Un cap clair sur six ans, au lieu d'actions de formation dispersées et difficiles à justifier. |
| Une pratique sécurisée | Un compte tracé qui atteste de votre maintien des compétences, utile si votre exercice est mis en cause. |
| Des dimensions souvent oubliées | Les axes 3 et 4 valorisent la relation avec les patients et votre propre santé, rarement reconnues jusqu'ici. |
Pour la plupart des soignants déjà actifs dans la formation continue, l'enjeu n'est donc pas de faire plus, mais de tracer ce qui est fait et de couvrir les axes négligés.
Ce qui change avec la fin de l'ANDPC et du DPC
C'est le point qui inquiète le plus. Beaucoup de soignants ont compris que le DPC était supprimé. La réalité est plus nuancée, et la confusion vient du vocabulaire.
Le DPC n'est pas supprimé en 2026
Ce qui ferme, c'est l'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC), l'organisme qui finance et pilote le DPC depuis 2012. Sa fermeture a été annoncée fin 2025, et le mandat de sa directrice générale a pris fin le 11 janvier 2026, suivi d'une administration de transition.
Le DPC, lui, reste finançable toute l'année 2026. Les inscriptions restent accessibles et les orientations prioritaires 2023-2025 ont été prolongées jusqu'au 31 décembre 2026. La nouvelle gouvernance, attendue vers 2027, doit confier le volet scientifique à la Haute Autorité de santé et le volet financier à France Compétences.
Pour le détail du fonctionnement de l'agence, de son budget et de son calendrier de fermeture, voyez notre page dédiée à l'ANDPC et au financement du DPC.
Selon le rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) de mars 2025, à peine 22 % des professionnels éligibles avaient validé leur obligation triennale de DPC sur la période 2020-2022. Ce bilan, et le chevauchement entre deux obligations distinctes, ont motivé la réorganisation.
Une seule obligation pour les professions à ordre
Jusqu'ici, un soignant à ordre jonglait avec deux obligations. Le DPC d'un côté, la certification périodique de l'autre. Cette double obligation disparaît. Pour les sept professions concernées, la certification périodique devient le cadre unique.
Le DPC ne disparaît pas pour autant. Il devient une composante de la certification. Le décret du 26 décembre 2025 prévoit que les actions réalisées au titre du DPC sont automatiquement prises en compte dans votre parcours de certification. Une formation DPC suivie aujourd'hui alimente donc votre compte de certification.
Les sept professions concernées et vos échéances
La certification périodique concerne les professions de santé dotées d'un ordre professionnel et exerçant auprès des patients. Elles sont au nombre de sept.
- Les médecins
- Les chirurgiens-dentistes
- Les infirmiers
- Les masseurs-kinésithérapeutes
- Les pharmaciens
- Les sages-femmes
- Les pédicures-podologues
Les professionnels sans ordre, comme les aides-soignants ou les orthophonistes, ne sont pas dans ce dispositif. Ils restent soumis à l'obligation triennale classique de DPC, contrôlée par l'employeur ou l'agence régionale de santé selon le statut.
La durée de votre période dépend de votre date d'entrée dans la profession.
- 6 ans pour ceux qui commencent à exercer après le 1er janvier 2023. La période démarre à la date d'inscription à l'ordre.
- 9 ans pour la première période des professionnels déjà en exercice au 1er janvier 2023, le temps de prendre le dispositif en main. Les cycles suivants repassent à 6 ans.
Si vous interrompez votre activité pendant plus de trois ans cumulés au cours d'une période, celle-ci prend fin et une nouvelle période démarre à votre reprise. Les actions menées depuis le 1er janvier 2023 comptent déjà pour votre certification. Conservez vos attestations.
Ce que vous devez faire : les quatre axes
Le référentiel de votre profession organise vos actions autour de quatre axes communs. Vous réalisez des actions dans chacun d'eux sur la durée de votre période.
| Axe | Ce qu'il couvre | Exemples d'actions |
|---|---|---|
| Axe 1 : connaissances | Actualiser ses connaissances et ses compétences | Formation DPC, diplôme universitaire, congrès, e-learning |
| Axe 2 : pratiques | Renforcer la qualité et la sécurité des pratiques | Évaluation des pratiques, gestion des risques, groupes de pairs, accréditation |
| Axe 3 : patients | Améliorer la relation avec les patients | Actions sur la communication, l'information du patient, l'éducation thérapeutique |
| Axe 4 : santé du soignant | Prendre en compte sa propre santé | Prévention de l'épuisement, qualité de vie au travail, bilan de santé |
Le rythme : deux actions par axe
Le cadre fixe un minimum. Au moins deux actions pour chacun des quatre axes sur la durée de la période, soit huit actions au total sur six ans. Le référentiel de votre profession, publié par l'arrêté du 26 février 2026, précise les attentes propres à votre exercice.
Certaines situations donnent droit à une exonération partielle. Un professionnel qui n'exerce pas auprès de patients n'est pas tenu de réaliser l'axe 3, par exemple.
Ce que le DPC valide, et ce qu'il ne valide pas
Les axes 1 et 2 correspondent à ce que couvre déjà le DPC. Faire votre DPC alimente donc ces deux axes. En revanche, les actions de DPC seules ne suffisent pas à valider toute la certification.
Les axes 3 et 4 sont les moins couverts par les habitudes actuelles. C'est là que la plupart des soignants auront un effort de traçabilité à fournir, plus qu'un effort de formation supplémentaire.
Ce que contiennent les 52 référentiels
L'arrêté du 26 février 2026 ne fixe pas une liste unique. Il renvoie à 52 référentiels, un par profession et par spécialité. Depuis leur publication le 27 février 2026, ils forment le cadre opposable de la certification, la liste officielle des actions qui comptent pour votre obligation.
Ils ont été élaborés par les conseils nationaux professionnels (CNP), avec le Collège de la médecine générale et la Fédération des spécialités médicales pour les médecins, puis validés par le Conseil national de la certification périodique (CNCP), l'instance pilotée avec la direction générale de l'offre de soins (DGOS). Vous pouvez consulter les 52 référentiels publiés par le ministère.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Nombre de référentiels | 52, un par profession et par spécialité |
| Élaborés par | Les CNP, avec le CMG et la FSM pour les médecins |
| Validés par | Le Conseil national de la certification périodique (CNCP), avec la DGOS |
| Opposables depuis | Le 27 février 2026 |
| Axes communs | 4 : connaissances, pratiques, relation patient, santé du soignant |
| Familles d'actions par axe | 5 : formation, analyse critique, expertise, programme intégré, travail libre |
| Minimum à valider | Au moins 2 actions par axe, soit 8 actions sur 6 ans |
| Où déposer | Le compte Ma Certif'Pro Santé (mise en service prévue fin 2026 ou début 2027) |
| Contrôle | L'ordre, dans les 6 mois suivant l'échéance |
Un référentiel par profession et par spécialité
Le nombre élevé s'explique par les spécialités. Les médecins concentrent à eux seuls une quarantaine de référentiels, un par spécialité, car les attentes d'un cardiologue ne sont pas celles d'un médecin généraliste. Les autres professions ont un référentiel socle, parfois complété pour leurs spécialités.
| Profession | Déclinaison du référentiel |
|---|---|
| Médecins | Une quarantaine de référentiels, un par spécialité (médecine générale, cardiologie, anesthésie, etc.) |
| Infirmiers | Référentiel socle du diplôme d'État, complété pour les IADE, IBODE, IPA et puéricultrices |
| Masseurs-kinésithérapeutes | Un référentiel de profession |
| Chirurgiens-dentistes | Un référentiel de profession |
| Sages-femmes | Un référentiel de maïeutique |
| Pharmaciens | Un référentiel de profession |
| Pédicures-podologues | Un référentiel de profession |
Au total, 52 référentiels couvrent les sept professions et leurs spécialités. Vous n'avez à consulter que celui qui correspond à votre exercice.
Cinq familles d'actions par axe
Chaque référentiel reprend les quatre axes et décline chaque axe en cinq familles d'actions. Le cadre est large. Vous n'êtes pas limité aux formations classiques.
| Famille d'action | Ce qu'elle recouvre |
|---|---|
| Formation | Action DPC, formation continue, diplôme universitaire, congrès |
| Analyse critique | Évaluation de ses pratiques, revue de dossiers, retour sur un cas complexe |
| Expertise | Encadrement, tutorat, formation de collègues ou d'étudiants, travaux d'expert |
| Programme intégré | Programme combinant formation et évaluation, accréditation des spécialités à risque |
| Travail libre | Action choisie par le professionnel, soumise à validation a posteriori par sa commission |
Dans l'axe 1, au moins une action doit être une vraie formation : DPC, formation continue ou formation diplômante. Le référentiel liste aussi les justificatifs acceptés, comme l'attestation de formation, l'attestation de présence à un groupe de travail, le rapport d'autoévaluation ou le justificatif d'encadrement.
Toutes les formations ne sont pas éligibles. Vérifiez que l'action figure bien dans le référentiel de votre profession avant de la déposer dans votre compte.
Par métier : qui contrôle et à qui vous adresser
Le contrôle de votre obligation revient à votre ordre, et plus précisément à l'instance ordinale dont vous dépendez, régionale ou départementale. C'est aussi votre interlocuteur en cas de difficulté. L'ordre des infirmiers comme l'ordre des médecins suivent la certification de leurs inscrits via le compte individuel.
| Profession | Qui contrôle votre certification | Où trouver votre référentiel |
|---|---|---|
| Médecin | Conseil départemental de l'Ordre des médecins | Référentiel par spécialité élaboré par votre Conseil national professionnel |
| Infirmier | Ordre des infirmiers | Référentiel infirmier, référentiels propres pour IADE, IBODE, IPA, puéricultrice |
| Masseur-kinésithérapeute | Ordre des masseurs-kinésithérapeutes | Référentiel kiné, annexe de l'arrêté du 26 février 2026 |
| Chirurgien-dentiste | Ordre des chirurgiens-dentistes | Référentiel dentaire publié par le CNP |
| Pharmacien | Ordre des pharmaciens | Référentiel pharmacien publié par le CNP |
| Sage-femme | Ordre des sages-femmes | Référentiel de maïeutique publié par le CNP |
| Pédicure-podologue | Ordre des pédicures-podologues | Référentiel publié par le CNP |
Le contrôle intervient dans les six mois qui suivent l'échéance de votre période. L'ordre vérifie votre compte et vous réclame au besoin des justificatifs. Son rôle est d'abord d'accompagner. En cas d'arrêt prolongé ou d'exercice isolé, il propose des aménagements.
Trois acteurs structurent le dispositif.
Contrôlent le respect de l'obligation et accompagnent les professionnels. Interlocuteur de premier niveau.
Conseils nationaux professionnels. Élaborent le référentiel de chaque profession et accompagnent son appropriation.
La Haute Autorité de santé donne un avis sur les référentiels et doit piloter le volet scientifique.
Où tracer vos actions : le compte Ma Certif'Pro Santé
Vos actions s'enregistreront dans un compte personnel en ligne, le téléservice national Ma Certif'Pro Santé, prévu par le décret du 26 décembre 2025.
À ce jour, le téléservice Ma Certif'Pro Santé n'est pas encore déployé. Selon le Conseil national de l'Ordre des médecins, sa mise en service pour les comptes des médecins est annoncée pour fin 2026 ou début 2027. Tant que la plateforme n'est pas opérationnelle, la certification ne démarre pas. L'année 2026 reste une phase de préparation, et aucune inscription n'est requise pour l'instant. Conservez soigneusement vos justificatifs, vous les déposerez une fois le compte disponible.
Pour les médecins, l'activation passera par un courriel contenant un lien, adressé par l'Agence du numérique en santé sur l'adresse renseignée au RPPS. Vérifiez dès maintenant que votre adresse électronique RPPS est à jour auprès de votre conseil départemental. Une fois le compte actif, vos attestations y seront déposées par vous-même, votre employeur ou votre organisme de formation. Le détail du calendrier figure dans le document du Conseil national de l'Ordre des médecins.
Chaque professionnel concerné disposera d'un compte individuel qui retrace les actions réalisées et conserve les justificatifs. C'est ce compte que votre ordre consultera pour vérifier votre obligation. Les données y seront conservées pendant tout le cycle et jusqu'à six ans après sa clôture.
En pratique, votre travail consistera à déposer au fil de l'eau vos attestations, qu'il s'agisse d'une formation DPC, d'un congrès, d'un diplôme, d'une action d'évaluation des pratiques ou d'une action sur la relation patient. Plus vous tracez régulièrement, moins vous aurez à reconstituer votre parcours en fin de période.
Pour suivre le déploiement de la plateforme et savoir comment l'utiliser le moment venu, consultez notre page consacrée à Ma Certif'Pro Santé.
Recensez dès maintenant tout ce que vous avez fait depuis 2023, formations, diplômes universitaires, congrès, groupes d'analyse de pratiques, tutorat. Classez chaque action par axe à l'aide de votre référentiel. Beaucoup de soignants ont déjà rempli une partie de leur obligation sans le savoir.
Qui finance votre formation en 2026
La fermeture de l'agence ne supprime pas le financement. Voici ce qui est mobilisable selon votre statut.
Le DPC reste pris en charge en 2026
Le financement du DPC est garanti pour toute l'année 2026. La campagne 2026 a démarré et les inscriptions se font comme avant. Une enveloppe d'heures indemnisables reste prévue par profession.
Les règles d'indemnisation ont changé en 2026. La formation suivie uniquement en e-learning ne donne plus droit à indemnisation de la perte d'activité, alors que le présentiel reste pris en charge. Vérifiez les conditions exactes au moment de votre inscription.
Les autres financements selon votre statut
Au-delà du DPC, le financement de vos actions dépend de votre mode d'exercice.
| Votre statut | Financement mobilisable | Interlocuteur |
|---|---|---|
| Médecin libéral | DPC et financement complémentaire | FAF-PM |
| Paramédical libéral (infirmier, kiné, pédicure-podologue) | DPC et financement complémentaire | FIF-PL |
| Salarié du secteur privé | DPC et plan de développement des compétences | OPCO Santé et employeur |
| Agent de la fonction publique hospitalière | DPC et plan de formation de l'établissement | ANFH et employeur |
Pour comparer les dispositifs en détail, consultez notre page sur les aides au financement des formations santé.
Au-delà de la certification, l'AFGSU 2 reste une obligation distincte pour les soignants, à remettre à jour par un recyclage tous les 4 ans. Pensez à l'anticiper en même temps que votre parcours de certification.
Vigilance face aux offres payantes de certification
La période de transition attire des sollicitations commerciales. Une règle à retenir. Ni le ministère, ni les ordres, ni les conseils nationaux professionnels n'ont mandaté de prestataire privé pour vendre un parcours ou un accompagnement payant au titre de la certification périodique.
Personne ne délivre votre certification contre paiement. La validation relève de votre ordre, sur la base de votre compte individuel. Un organisme vend une formation, pas une certification.
Méfiez-vous des appels ou courriels qui pressent l'inscription en jouant sur l'inquiétude liée à la fin de l'ANDPC. Pour choisir un organisme sérieux, vérifiez sa certification qualité Qualiopi, et voyez nos repères sur les arnaques à la formation et au DPC.
Un démarchage qui promet de valider votre certification périodique contre paiement est trompeur. Vérifiez toujours que l'organisme propose une vraie action de formation, et que cette action correspond à un axe de votre référentiel.
Questions fréquentes
Le DPC est-il supprimé en 2026 ?
Non. Ce qui ferme, c'est l'agence qui gère le DPC, l'ANDPC, dont la fermeture a été annoncée fin 2025. Le DPC en tant que dispositif reste finançable toute l'année 2026, avec des inscriptions accessibles comme les années précédentes.
Pour les sept professions à ordre, le DPC devient une composante de la certification périodique. Une nouvelle gouvernance, partagée entre la Haute Autorité de santé et France Compétences, est attendue vers 2027.
Quelle est la différence entre le DPC et la certification périodique ?
Le DPC est un parcours de formation et d'évaluation suivi sur trois ans. La certification périodique est une obligation plus large, sur six ans, qui couvre quatre axes : connaissances, qualité des pratiques, relation avec les patients et santé du professionnel.
Les deux premiers axes correspondent à ce que couvre le DPC. Faire votre DPC alimente donc votre certification, sans suffire à lui seul. Il faut aussi des actions sur les axes 3 et 4.
Quelles professions sont concernées par la certification périodique ?
Sept professions de santé dotées d'un ordre : médecins, chirurgiens-dentistes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pharmaciens, sages-femmes et pédicures-podologues. L'obligation vaut quel que soit le statut, salarié ou libéral.
Les professionnels sans ordre, comme les aides-soignants ou les orthophonistes, ne sont pas dans ce dispositif et restent soumis à l'obligation triennale de DPC.
Quelle est la durée d'une période de certification ?
La période standard est de six ans. Elle démarre à votre inscription à l'ordre pour ceux qui commencent à exercer après le 1er janvier 2023.
Pour les professionnels déjà en exercice au 1er janvier 2023, la première période est de neuf ans, afin de laisser le temps de s'approprier le dispositif. Les cycles suivants reviennent à six ans.
Que dois-je faire concrètement pour valider ma certification ?
Vous réalisez des actions dans chacun des quatre axes de votre référentiel, avec au moins deux actions par axe sur la période, soit huit au total, puis vous les enregistrez dans votre compte personnel.
Les actions vont de la formation DPC au diplôme universitaire, en passant par l'évaluation des pratiques, les groupes de pairs ou les actions sur la relation patient. Conservez chaque justificatif.
Qui contrôle le respect de mon obligation ?
Votre ordre professionnel, via l'instance régionale ou départementale dont vous dépendez. Le contrôle a lieu dans les six mois suivant l'échéance de votre période, sur la base de votre compte individuel.
L'ordre vous réclame au besoin des justificatifs. Son rôle est d'abord d'accompagner. En cas de difficulté, il propose des aménagements de parcours.
Où enregistrer mes actions de formation ?
Dans le téléservice national Ma Certif'Pro Santé, prévu par le décret du 26 décembre 2025. À ce jour, cette plateforme n'est pas encore déployée. En attendant, conservez vos justificatifs. Chaque professionnel disposera d'un compte individuel qui retrace ses actions et conserve ses justificatifs.
C'est ce compte que votre ordre consulte pour vérifier votre obligation. Les données sont conservées pendant tout le cycle et jusqu'à six ans après sa clôture.
Mes formations DPC sont-elles encore financées en 2026 ?
Oui. Le financement du DPC est garanti pour toute l'année 2026 et les inscriptions restent accessibles. Les orientations prioritaires ont été prolongées jusqu'au 31 décembre 2026.
Les règles d'indemnisation ont changé. La formation suivie uniquement à distance ne donne plus droit à indemnisation de la perte d'activité, contrairement au présentiel. Vérifiez les conditions au moment de l'inscription.
Qui finance ma formation selon mon statut ?
Le DPC reste mobilisable pour tous. Au-delà, le médecin libéral s'adresse au FAF-PM, le paramédical libéral au FIF-PL, le salarié du privé à l'OPCO Santé via son employeur, et l'agent hospitalier à l'ANFH via son établissement.
Dans les structures, le plan de développement des compétences ou le plan de formation finance les actions au-delà de l'enveloppe DPC.
Que se passe-t-il si je ne valide pas ma certification ?
La logique annoncée est d'abord pédagogique et progressive. En cas de retard, l'ordre alerte le professionnel et propose un accompagnement pour compléter le parcours.
En cas de manquement persistant, une procédure est engagée par l'ordre, allant jusqu'à des suites disciplinaires, voire une suspension temporaire d'exercice pour insuffisance professionnelle.
Faut-il payer un organisme pour obtenir sa certification périodique ?
Non. Aucun prestataire privé n'est mandaté par le ministère, les ordres ou les conseils nationaux professionnels pour délivrer la certification contre paiement.
Un organisme vend une action de formation, pas une certification. La validation relève de votre ordre, sur la base de votre compte individuel. Méfiez-vous de tout démarchage qui promet de valider votre certification contre un règlement.
Les aides-soignants et orthophonistes sont-ils concernés ?
Non, pas par la certification périodique, réservée aux sept professions dotées d'un ordre. Les aides-soignants, orthophonistes et autres paramédicaux sans ordre restent soumis à l'obligation triennale de DPC.
Pour eux, le contrôle de l'obligation passe par l'employeur pour les salariés, ou par l'agence régionale de santé pour les libéraux sans ordre.
- La certification périodique des professionnels de santé (sante.gouv.fr)
- Le téléservice de gestion des comptes individuels (Agence du numérique en santé)
- Décret n° 2025-1335 du 26 décembre 2025 sur le contrôle et le système d'information (Légifrance)
- Arrêté du 26 février 2026 fixant les référentiels (Bulletin officiel Santé)
- Communiqué DGOS et CNCP sur la publication des 52 référentiels (sante.gouv.fr)