Les métiers du handicap regroupent les professions qui accompagnent, soignent et soutiennent les personnes en situation de handicap, des plus jeunes aux adultes. Ils relèvent du travail social, du médico-social, de la santé et de l'éducation.
Le secteur recrute à tous les niveaux de qualification, du poste accessible sans diplôme jusqu'au bac+5. Ce guide réunit les principaux métiers, les voies d'accès, les salaires réels et les lieux d'exercice, dans le public comme dans le privé.

- 1 407 heures de formation pour le DEAES, accessible sans aucun diplôme préalable.
- 9 mois d'expérience suffisent pour être recruté AESH sans le baccalauréat.
- CDI possible au bout de 3 ans pour un AESH, contre 6 ans avant 2023.
- 183 € net par mois de complément Ségur, sous conditions d'employeur et de fonction.
Sommaire
- Les différents métiers du handicap
- Quel métier du handicap vous correspond
- Travailler dans le handicap ou avec un handicap
- Le rôle des professionnels du handicap
- Travailler auprès des enfants handicapés
- Travailler dans le handicap sans diplôme
- Les lieux d'exercice
- Le salaire dans les métiers du handicap
- Les formations pour travailler dans le handicap
- Le prix des formations et les aides
- Les évolutions de carrière
- Le quotidien du métier
- Questions fréquentes
Les différents métiers du handicap
Les métiers du handicap réunissent une large variété de professions tournées vers le soutien et l'accompagnement des personnes handicapées, quelle que soit l'origine ou la nature de leur handicap.
Ces professions relèvent du travail social, de l'éducation, de l'insertion professionnelle ou de la santé. Certaines couvrent 2 secteurs à la fois, par exemple le médico-social et le socio-éducatif.
L'expression désigne ici les métiers qui peuvent s'exercer auprès de personnes handicapées, et pas seulement ceux qui leur sont exclusivement consacrés. Plusieurs d'entre eux s'exercent aussi auprès d'autres publics.
Les métiers du secteur socio-éducatif et de l'accompagnement
Les professionnels du social assurent des missions d'encadrement et d'animation pour favoriser le confort et l'autonomie des personnes dans leur vie quotidienne ou professionnelle.
- Aide-éducateur, moniteur-éducateur, éducateur spécialiséAccompagnement éducatif au quotidien, en internat comme en milieu ouvert.
- Accompagnant éducatif et social (AES)Aide aux actes de la vie quotidienne, à domicile ou en établissement.
- Accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH)Soutien à la scolarisation des enfants handicapés, sur le temps scolaire et périscolaire.
- Moniteur d'atelier et assistant au parcours de vieEncadrement d'activités professionnelles et coordination du projet de la personne.
- Accompagnateur de personnes âgées et dépendantesSoutien aux personnes en perte d'autonomie, à domicile ou en structure.
- Enseignant spécialisé et accompagnateur à la mobilitéAdaptation pédagogique pour les déficients sensoriels, apprentissage de la langue des signes ou du braille.
Les métiers du secteur sanitaire (soins et santé)
Les professionnels du soin apportent des prises en charge thérapeutiques et mettent en place des activités qui réduisent l'impact des difficultés rencontrées au quotidien.
- ErgothérapeuteRééducation par l'activité pour regagner de l'autonomie dans les gestes du quotidien.
- PsychomotricienTravail sur le corps, le mouvement et la relation chez l'enfant comme chez l'adulte.
- OrthophonisteRééducation du langage, de la parole et de la communication.
- Aide médico-psychologique et équithérapeuteAccompagnement de proximité et médiation thérapeutique, parfois par l'animal.
- Agent de service médico-social (ASMS)Entretien des locaux et participation au confort des personnes accueillies.
Les métiers selon le type de handicap accompagné
La nature du handicap oriente le métier autant que l'âge du public ou le lieu d'exercice. Les gestes attendus face à une déficience intellectuelle, à un trouble psychique ou à une surdité n'ont rien de commun.
- Handicap mental et psychiqueAccompagnant éducatif et social, moniteur-éducateur et éducateur spécialisé en foyer de vie, en IME et en ESAT, avec le psychologue et l'infirmier pour le volet soin.
- Troubles du neurodéveloppement et autismeÉducateur spécialisé formé aux troubles du neurodéveloppement, psychomotricien et orthophoniste, en unité d'enseignement ou en service d'éducation spéciale et de soins à domicile.
- Déficiences sensoriellesEnseignant spécialisé titulaire du CAPEJS pour les jeunes sourds ou du CAEGADV pour les déficients visuels, interface de communication en langue des signes, instructeur en locomotion.
- Troubles des apprentissagesOrthophoniste, ergothérapeute et psychomotricien pour la rééducation, AESH et enseignant référent pour l'adaptation scolaire.
- Handicap moteurErgothérapeute, kinésithérapeute et aide médico-psychologique en institut d'éducation motrice ou en centre de réadaptation.
Quel métier du handicap vous correspond
Ce test d'orientation croise 4 critères : le public que vous voulez accompagner, votre niveau d'études, le type d'accompagnement qui vous attire et le temps de formation que vous pouvez y consacrer.
Ce simulateur est en version bêta. Les résultats sont fournis à titre indicatif uniquement et ne remplacent pas l'avis d'un organisme de formation ou d'un conseiller en évolution professionnelle.
Le résultat oriente vers une piste, pas vers une décision. Un même profil peut convenir à plusieurs métiers, et le choix se joue souvent sur le lieu d'exercice plutôt que sur le diplôme.
Travailler dans le handicap ou avec un handicap
2 recherches presque identiques mènent souvent à la même page, alors qu'elles correspondent à 2 projets distincts. Ce guide traite des métiers qui consistent à accompagner les personnes handicapées.
Si vous êtes vous-même en situation de handicap et que vous cherchez un emploi adapté à votre situation, la démarche relève d'un autre parcours. La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) ouvre des aides, un accompagnement par Cap emploi ou France Travail et des aménagements de poste.
Une personne reconnue travailleur handicapé peut exercer dans n'importe quel environnement professionnel. 3 cadres structurent l'accès et le maintien dans l'emploi, et ils ne se demandent pas de la même façon.
- Le milieu ordinaire, avec aménagement du poste et appui de Cap emploi ou de l'Agefiph, sur candidature classique.
- L'entreprise adaptée, qui relève du milieu ordinaire mais emploie une majorité de salariés handicapés, avec un accompagnement renforcé.
- L'établissement ou service d'aide par le travail (ESAT), en milieu protégé, uniquement sur orientation de la commission des droits et de l'autonomie.
En 2024, 720 800 travailleurs handicapés étaient employés par les entreprises soumises à l'obligation d'emploi. Leur taux d'emploi atteint 4,0 % des effectifs assujettis, et 5,1 % après la majoration des bénéficiaires de 50 ans ou plus, selon la DARES, dans sa publication de novembre 2025.
L'éventail des métiers reste plus étroit que pour le reste de la population active. La DREES relève, dans Le handicap en chiffres édition 2024, que 20 professions concentrent 32 % de l'emploi des personnes reconnues handicapées. La part tombe à 23 % chez les autres actifs.
Le portail public Mon Parcours Handicap rassemble les informations officielles sur l'emploi des travailleurs handicapés, la RQTH et les structures d'accompagnement vers l'emploi.
Le rôle des professionnels du handicap
Le rôle de ces professionnels varie selon la nature et le degré du handicap des personnes accompagnées, selon la structure d'exercice et selon le type de soutien apporté. Malgré ces différences, ils partagent des compétences et des missions communes.
Selon la DREES (Le handicap en chiffres, édition 2024), 14,5 millions de personnes de 15 ans ou plus déclaraient en 2022 au moins une limitation fonctionnelle sévère. Fin 2022, 1,29 million percevaient l'allocation aux adultes handicapés. Ces besoins nourrissent les fortes tensions de recrutement dans le secteur.
Les missions communes à ces professionnels
La mission partagée consiste à aider les personnes handicapées à surmonter les obstacles, à s'épanouir et à participer le plus pleinement possible à la société. Pour y parvenir, ils interviennent sur plusieurs plans.
- Maintenir l'autonomie et mobiliser les capacités préservées
- Apporter un soutien adapté et des solutions personnalisées
- Compenser les difficultés tout en valorisant la personne
- Favoriser l'épanouissement et l'insertion sociale
- Aider à l'insertion professionnelle
- Stimuler, éduquer et rééduquer selon les besoins
- Améliorer la qualité de vie au quotidien
- Veiller à la sécurité et au bien-être physique et psychique
- Collaborer avec les autres acteurs du soin et de l'accompagnement
Le profil et les qualités attendues
Le goût du contact et l'envie d'aider sont les 2 premières qualités pour un métier tourné vers les autres. S'y ajoutent des aptitudes concrètes.
- Sens de l'écoute et communication adaptée
- Dynamisme et patience
- Polyvalence et capacité d'adaptation
- Pédagogie
- Résistance physique et émotionnelle
- Sens de l'organisation
- Disponibilité
Ces aptitudes sont formalisées en blocs de compétences depuis la réécriture des référentiels, entre 2021 et 2025. Le DEAES en compte cinq, le DEME trois, le DEES quatre.
Un bloc validé est conservé, dans les conditions fixées par le référentiel du diplôme. Un candidat peut donc bâtir sa qualification par étapes, en restant en poste, plutôt que de suivre un cursus complet d'un seul tenant.

Travailler auprès des enfants handicapés
L'accompagnement des enfants en situation de handicap concentre une partie importante des besoins. Sur l'année scolaire 2023-2024, 235 400 élèves bénéficiaient d'un projet personnalisé de scolarisation dans le premier degré, selon la DREES.
Plusieurs métiers se croisent autour de l'enfant, à l'école, à domicile et en établissement spécialisé.
L'AESH, première porte d'entrée
L'accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH) aide l'enfant dans les actes de la vie quotidienne, l'accès aux apprentissages et la vie sociale à l'école. Le recrutement repose sur l'une de 3 conditions fixées par le décret n° 2014-724 du 27 juin 2014.
- Être titulaire du baccalauréat ou d'un titre de niveau 4 équivalent
- Être titulaire du DEAES ou d'un diplôme d'aide à la personne
- Justifier d'au moins 9 mois d'expérience dans l'accompagnement de personnes handicapées
Les AESH signent un contrat de droit public de 3 ans, renouvelable directement pour une durée indéterminée. Le passage en CDI intervient donc au bout de 3 ans depuis le 1er septembre 2023, contre 6 ans auparavant. La règle vient de la loi du 16 décembre 2022 et du décret du 13 juillet 2023.
Une formation d'adaptation à l'emploi d'au moins 60 heures est dispensée sur le temps de service. Les candidats qui détiennent déjà un diplôme professionnel de l'aide à la personne en sont dispensés. Le temps de travail reste souvent incomplet, autour de 24 heures hebdomadaires, réparties sur 39 à 45 semaines.
Les autres métiers de l'enfance handicapée
Au-delà de l'école, l'enfant est suivi par des professionnels du soin et de l'éducation spécialisée, en institut médico-éducatif (IME), en service à domicile ou en cabinet libéral.
- L'éducateur spécialisé et le moniteur-éducateur en IME ou en internat
- Le psychomotricien, l'ergothérapeute et l'orthophoniste pour la rééducation
- L'enseignant spécialisé pour les déficiences sensorielles
Travailler en institut médico-éducatif
L'institut médico-éducatif accompagne des enfants et adolescents en situation de handicap, le plus souvent avec une déficience intellectuelle, sur orientation de la commission des droits et de l'autonomie. Les postes y sont ouverts à plusieurs niveaux de diplôme, du sans-diplôme au bac+3.
3 familles de postes cohabitent dans un IME.
- Équipe éducative : moniteur-éducateur titulaire du DEME et éducateur spécialisé titulaire du DEES.
- Accompagnement au quotidien : accompagnant éducatif et social, sur les actes de la vie quotidienne.
- Volet thérapeutique : psychomotricien, orthophoniste, ergothérapeute et psychologue, souvent à temps partiel sur plusieurs établissements.
Un IME recrute aussi sans diplôme d'État, sur des postes d'agent de service ou de surveillant de nuit. La qualification se construit ensuite en cours d'emploi.
Pour les conditions de recrutement, la rémunération et les missions de l'AESH, le ministère publie une page de référence sur le site education.gouv.fr.
Travailler dans le handicap sans diplôme
Plusieurs métiers du secteur restent accessibles sans diplôme d'État au départ, ce qui en fait des portes d'entrée fréquentes pour une première expérience ou une reconversion.
- AESH, sur la base de 9 mois d'expérience ou d'un baccalauréat
- Aide à domicile et auxiliaire de vie auprès de personnes dépendantes
- Agent de service médico-social en établissement
- Moniteur d'atelier, parfois recruté sur expérience professionnelle
Ces postes ouvrent ensuite la voie à une qualification reconnue. Le DEAES s'obtient par la formation continue ou par la validation des acquis de l'expérience, ce qui sécurise l'emploi et améliore la rémunération sur le long terme.
Sans diplôme, le salaire de départ reste proche du SMIC et les contrats sont souvent à temps incomplet. La qualification (DEAES, DEME) change nettement les perspectives de carrière et de revenu.

Les lieux d'exercice
L'exercice est possible dans le public comme dans le privé, sur des terrains variés selon le public accompagné et le type de soutien.
- Établissements scolaires et dispositifs ULIS, SEGPA ou EREA
- Instituts médico-éducatifs (IME) et instituts d'éducation motrice (IEM)
- Centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP)
- Établissements et services d'aide par le travail (ESAT) et entreprises adaptées
- Services de soins et d'éducation spécialisée à domicile
- Crèches, haltes-garderies et centres de loisirs
- Maisons de retraite, EHPAD et centres de réadaptation
- Établissements et services de santé
- Associations et grandes entreprises privées
- Milieu pénitentiaire
- Au domicile des personnes ou en libéral
Le choix du lieu d'exercice influe directement sur les horaires, le rythme de travail et la rémunération, en particulier entre le secteur public et le secteur privé non lucratif.
Le salaire dans les métiers du handicap
La rémunération dépend du métier, du niveau de qualification, de la structure d'exercice et de l'ancienneté. En début de carrière, beaucoup de postes démarrent au SMIC, fixé à 1 867,02 € brut par mois depuis le 1er juin 2026, soit environ 1 478 € net pour un temps plein.
Les salaires, du début à la fin de carrière
Aucun salaire à temps plein ne peut être inférieur au SMIC, soit 1 867,02 € brut par mois. Les débuts de carrière du secteur se situent donc à ce plancher, quel que soit le diplôme.
Les montants de fin de carrière ci-dessous sont des ordres de grandeur en brut mensuel hors primes. Ils dépendent de la convention collective applicable, du secteur public ou privé et de l'ancienneté.
| Métier | Diplôme | Début de carrière | Fin de carrière, ordre de grandeur |
|---|---|---|---|
| AESH (souvent à temps incomplet) | Bac ou expérience | Traitement indiciaire de 1 826 €, complété au SMIC | 2 240 € au 11e échelon |
| AES, aide médico-psychologique | DEAES, niveau 3 | SMIC | Environ 2 400 € |
| Moniteur-éducateur | DEME, niveau 4 | SMIC | Environ 2 500 € |
| Éducateur spécialisé | DEES, niveau 6 | SMIC ou légèrement au-dessus | Environ 3 300 € |
| Ergothérapeute, psychomotricien | DE, niveau 6 | SMIC ou légèrement au-dessus | Environ 3 580 € |
Le salaire réel d'un AESH, échelon par échelon
Le détail complet, échelon par échelon et quotité par quotité, figure dans notre guide du salaire d'un AESH.
La rémunération d'un AESH suit une grille indiciaire publiée par le ministère de l'Éducation nationale. 4 repères la résument.
- Premier échelon : indice majoré 371, soit un traitement indiciaire de 1 826 € brut par mois à temps complet.
- Plancher légal : ce montant étant passé sous le SMIC au 1er juin 2026, une indemnité différentielle comble l'écart. La rémunération versée ne descend jamais sous 1 867,02 € brut.
- Indemnité de fonctions : 1 529 € brut par an depuis le 1er septembre 2023, ce qui porte le net mensuel autour de 1 578 €.
- Fin de grille : 11 échelons, un avancement tous les 3 ans, jusqu'à 2 240 € brut, soit environ 1 809 € net.
Ces montants valent pour un temps complet, situation qui reste minoritaire chez les AESH. C'est le point que les grilles publiées oublient presque toujours de préciser.
Depuis la loi du 27 mai 2024, l'État prend en charge l'accompagnement sur le temps de pause méridienne, et non plus la commune. Un décret du 14 février 2025 en a fixé les conditions. Ces heures de midi s'ajoutent au temps scolaire et peuvent, selon les besoins de l'élève et l'organisation retenue par l'académie, augmenter la quotité de service de l'AESH.
Ce que change la revalorisation Ségur
Le complément de traitement indiciaire (CTI), issu du Ségur de la santé, a été étendu à la filière socio-éducative au 1er avril 2022, à la suite de la conférence des métiers de février 2022.
- 49 points d'indice majoré, soit 183 € net par mois.
- 192 € net dans le secteur public, depuis la hausse du point d'indice de juillet 2023.
- Versement mensuel, intégré au traitement et pris en compte pour la retraite des agents publics.
Ce complément n'est pas automatique. L'éligibilité dépend du statut de l'agent ou du salarié, de la nature de son employeur et de la fonction exercée. Un professionnel du même métier peut y avoir droit dans une structure et pas dans une autre.
Cette revalorisation concerne notamment les éducateurs spécialisés, moniteurs-éducateurs, AES et assistants sociaux exerçant dans des structures financées par l'État ou les départements. Le détail des conditions figure dans notre article sur la prime Ségur.
Les grilles de rémunération s'appliquent à l'identique en métropole et dans les départements et régions d'outre-mer, à l'exception de Mayotte où le SMIC suit une trajectoire spécifique.
Les formations pour travailler dans le handicap
Les métiers du handicap sont accessibles à plusieurs niveaux, du CAP au master. Pour la plupart d'entre eux, un diplôme d'État valide les compétences requises.
Les diplômes d'État par niveau
La durée de formation, le niveau d'accès et les modalités d'entrée (concours ou dossier) varient selon le métier visé.
| Diplôme | Niveau | Métier visé |
|---|---|---|
| DEAES | Niveau 3 (CAP) | Accompagnant éducatif et social |
| DETISF | Niveau 4 (bac) | Technicien de l'intervention sociale et familiale |
| DEME | Niveau 4 (bac) | Moniteur-éducateur |
| DEES | Niveau 6 (bac+3) | Éducateur spécialisé |
| DE psychomotricien | Niveau 6 | Psychomotricien |
| DE ergothérapeute | Niveau 6 (licence) | Ergothérapeute |
| Certificat de capacité d'orthophoniste | Niveau 7 (master) | Orthophoniste |
Pour l'enseignement adapté aux jeunes déficients sensoriels, des certificats spécifiques existent, comme le CAPEJS pour les jeunes sourds ou le CAEGADV pour les déficients visuels.
La durée et le volume horaire des 3 diplômes de référence
Le DEAES représente 1 407 heures, le DEME 2 000 heures et le DEES 3 442 heures. Ces 3 référentiels ont été réécrits entre 2021 et 2025. Beaucoup de volumes horaires encore en circulation sont donc caducs.
| Diplôme | Volume total | Théorie et formation pratique | Durée | Texte en vigueur |
|---|---|---|---|---|
| DEAES | 1 407 heures | 546 h de théorie, 21 h d'AFGSU 2, 840 h de stage | 10 à 24 mois | Arrêté du 30 août 2021 |
| DEME | 2 000 heures | 950 h de théorie, 1 050 h de formation pratique | 24 mois au maximum | Arrêté du 5 juillet 2024 |
| DEES | 3 442 heures | 1 517 h de théorie, 1 925 h de stage sur 55 semaines | 3 ans, 6 semestres | Arrêté du 6 octobre 2025 |
Aucun diplôme préalable n'est exigé pour entrer en DEAES ni en DEME. Depuis septembre 2024, l'admission en DEME passe par un dossier puis un entretien, l'épreuve écrite ayant disparu. Le DEES s'ouvre aux titulaires du baccalauréat ou d'un titre de niveau 4, selon les modalités d'admission de l'établissement, et confère le grade de licence.
La réforme du DEES change aussi la manière d'obtenir le diplôme. L'arrêté du 6 octobre 2025 remplace celui de 2018 et supprime les épreuves terminales au profit d'une certification par blocs de compétences, acquis au fil du parcours.
Le DEAES intègre 21 heures d'attestation de formation aux gestes et soins d'urgence de niveau 2 dans son cursus, depuis l'arrêté du 30 août 2021. Les professionnels entrés dans le métier avant cette date, ou recrutés sans le diplôme, doivent passer l'AFGSU 2 séparément. La formation se suit auprès d'un centre d'enseignement des soins d'urgence ou d'un organisme habilité.
Se reconvertir vers un métier du handicap
La reconversion passe par la formation continue ou par la validation des acquis de l'expérience. De nombreuses passerelles permettent de changer de métier dans le secteur tout en bénéficiant d'allégements de formation.
Ces dispositifs facilitent aussi la transition des enseignants de l'Éducation nationale qui se réorientent vers l'éducation spécialisée.
Le prix des formations et les aides
Le coût dépend de la situation du candidat et du mode de suivi des cours, en formation initiale, en reconversion ou par la validation des acquis. Selon le diplôme visé, les tarifs vont de quelques centaines d'euros à plus de 7 000 €.
Des prises en charge partielles ou totales existent, mais aucune n'est ouverte à tous. Le dispositif mobilisable dépend du statut du candidat, demandeur d'emploi, salarié, en reconversion ou en formation initiale, et du diplôme visé.
- Subvention du conseil régional pour les formations sociales
- Aide individuelle à la formation (AIF) et autres financements de France Travail
- Compte personnel de formation (CPF)
- Transitions Pro pour un projet de reconversion
- Forfait DPC pour les professionnels de santé libéraux
- Prêt étudiant garanti par l'État
Les évolutions de carrière
Avec l'expérience et la qualification, l'évolution se fait vers des fonctions de coordination, d'encadrement ou d'expertise.
- Directeur d'établissement sanitaire, social ou médico-social
- Chef de service éducatif
- Référent handicap en entreprise ou en organisme de formation
- Ingénieur social ou délégué aux prestations sociales
La montée en grade et l'obtention de certifications comme le CAFERUIS ou le CAFDES ouvrent l'accès aux postes de direction.
Le quotidien du métier
Ces professions reposent sur une relation d'aide directe. Elles offrent un fort sentiment d'utilité, mais demandent aussi de l'endurance.
- Un travail humainement gratifiant
- Le sentiment d'apporter une aide concrète
- Le contact privilégié avec les personnes
- Une grande diversité de situations, loin de la routine
- Une charge physique et émotionnelle réelle
- Des temps de travail parfois incomplets
- Des contraintes d'horaires en internat
- Une rémunération modérée en début de carrière
Questions fréquentes
Quels métiers du handicap sont accessibles sans diplôme ?
L'AESH est accessible avec un baccalauréat ou 9 mois d'expérience auprès de personnes handicapées. L'aide à domicile, l'auxiliaire de vie, l'agent de service médico-social et le moniteur d'atelier recrutent aussi sans diplôme d'État au départ.
Ces postes restent proches du SMIC. Une qualification reconnue, comme le DEAES, améliore ensuite l'emploi et le salaire.
Comment travailler avec des enfants en situation de handicap ?
Plusieurs voies existent. À l'école, l'AESH accompagne l'enfant sur le temps scolaire et périscolaire. En institut médico-éducatif et à domicile interviennent l'éducateur spécialisé, le psychomotricien, l'ergothérapeute et l'orthophoniste.
L'AESH se recrute avec le bac, le DEAES ou une expérience de 9 mois. Les métiers de rééducation demandent un diplôme d'État de niveau 6.
Quel salaire pour un professionnel du handicap débutant ?
Beaucoup de postes démarrent au SMIC, soit 1 867,02 € brut par mois. Aucun temps plein ne peut être rémunéré en dessous. Un éducateur spécialisé atteint environ 3 300 € brut en fin de carrière, un ergothérapeute ou un psychomotricien environ 3 580 €.
La revalorisation Ségur ajoute 183 € net par mois, sous conditions d'employeur et de fonction.
Quelle formation pour travailler dans le handicap ?
Le diplôme socle est le DEAES, de niveau 3, accessible sans le bac. Le métier de moniteur-éducateur passe par le DEME (niveau 4), celui d'éducateur spécialisé par le DEES (niveau 6).
Les métiers de rééducation, ergothérapeute et psychomotricien, demandent un diplôme d'État de niveau 6, l'orthophoniste un niveau master.
Quelle différence entre AES et AESH ?
L'AES (accompagnant éducatif et social) intervient auprès de tous les publics, à domicile ou en établissement, et détient le DEAES. L'AESH (accompagnant des élèves en situation de handicap) intervient dans le cadre scolaire, sous statut d'agent public de l'Éducation nationale, y compris sur la pause méridienne, les sorties et les stages.
L'AES exige un diplôme, l'AESH un baccalauréat, un diplôme d'aide à la personne ou une expérience de 9 mois.
Est-il possible de se reconvertir vers un métier du handicap ?
Oui. La reconversion passe par la formation continue ou par la validation des acquis de l'expérience. Des passerelles existent entre métiers du secteur, avec des allégements de formation.
Plusieurs aides financent le projet, dont le CPF, Transitions Pro et les dispositifs de France Travail.
Où travaillent les professionnels du handicap ?
Les lieux d'exercice sont variés, dans le public comme dans le privé. Ces professionnels exercent en IME, en ESAT, en établissement scolaire, en EHPAD, à domicile, en centre de réadaptation et en libéral.
Le secteur d'exercice influe sur les horaires, le rythme de travail et la rémunération.
Comment se former pour devenir AESH ?
Aucune formation préalable n'est exigée. 3 voies ouvrent le recrutement. Un diplôme professionnel de l'aide à la personne, un titre de niveau 4 comme le baccalauréat, ou 9 mois d'expérience auprès de personnes handicapées.
La formation d'adaptation à l'emploi, d'au moins 60 heures, est dispensée après la prise de poste et sur le temps de service. Les titulaires d'un diplôme de l'aide à la personne en sont dispensés. Une formation menant au DEAES peut ensuite être suivie en cours d'emploi.
Combien de temps dure la formation d'accompagnant éducatif et social ?
Le DEAES totalise 1 407 heures. Le cursus se répartit en 546 heures de théorie, 21 heures de gestes et soins d'urgence de niveau 2 et 840 heures de stage, soit 24 semaines sur le terrain.
Le parcours complet s'étale sur 10 à 24 mois selon l'organisme et le rythme choisi. Aucun diplôme n'est demandé à l'entrée et la formation peut être suivie bloc de compétences par bloc de compétences.
Quels métiers exercer auprès de personnes en situation de handicap mental ?
L'accompagnement quotidien repose sur l'accompagnant éducatif et social, le moniteur-éducateur et l'éducateur spécialisé, en foyer de vie, en institut médico-éducatif ou en ESAT. Le moniteur d'atelier encadre l'activité professionnelle en milieu protégé.
Le volet soin mobilise le psychologue, le psychomotricien et l'infirmier. Les postes d'accompagnement de proximité sont accessibles avec le DEAES, de niveau 3, obtenu sans condition de diplôme à l'entrée.
Quelles formations la MDPH propose-t-elle ?
La maison départementale des personnes handicapées ne dispense aucune formation. Elle attribue la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé et prononce les orientations professionnelles, notamment vers un établissement de préorientation ou de réadaptation professionnelle.
La formation elle-même est assurée par ces établissements spécialisés, par France Travail, par le conseil régional ou par un organisme de droit commun. Le financement passe par le compte personnel de formation, l'aide individuelle à la formation ou les aides de l'Agefiph.
Où peut travailler une personne en situation de handicap ?
3 cadres coexistent. Le milieu ordinaire, avec aménagement du poste et appui de Cap emploi ou de l'Agefiph. L'entreprise adaptée, qui relève du milieu ordinaire avec un accompagnement renforcé. L'ESAT, en milieu protégé.
L'orientation vers l'ESAT relève d'une décision de la commission des droits et de l'autonomie, saisie via la MDPH. Les deux autres cadres s'atteignent par une candidature classique, la RQTH ouvrant droit aux aides à l'aménagement du poste.
