Consulter un psychologue coûte cher, et le prix reste le premier frein pour beaucoup de personnes en souffrance. Le dispositif Mon soutien psy lève une partie de cet obstacle en faisant rembourser des séances chez un psychologue conventionné par l'Assurance Maladie.
Ce guide explique qui a droit à la prise en charge, comment y accéder depuis la réforme de 2024, combien coûte une séance et ce qui reste à votre charge. Une partie est réservée aux professionnels de santé qui souhaitent orienter un patient ou rejoindre le dispositif comme psychologue partenaire.
- Public : toute personne dès 3 ans, sans condition de revenus
- Séances : jusqu'à 12 par année civile, renouvelables chaque année
- Tarif : 50 euros la séance, sans dépassement d'honoraires
- Remboursement : 60 % par l'Assurance Maladie, 40 % par la complémentaire santé
- Accès : directement chez un psychologue conventionné, sans ordonnance depuis juin 2024
Sommaire
- Le dispositif Mon soutien psy et ses objectifs
- Les personnes concernées par le dispositif
- Les situations qui relèvent d'une autre prise en charge
- L'accès au dispositif depuis 2024
- Le nombre et le déroulé des séances
- Le tarif, le remboursement et l'avance de frais
- Trouver un psychologue conventionné
- Enfants, adolescents et étudiants
- Quelle voie pour voir un psychologue remboursé
- Les autres solutions de soutien psychologique
- Pour les professionnels de santé
- Questions fréquentes
Le dispositif Mon soutien psy et ses objectifs
Mon soutien psy est un programme national porté par l'Assurance Maladie, lancé en avril 2022 sous le nom de MonParcoursPsy. Il prend en charge des séances d'accompagnement chez un psychologue installé en ville, pour les personnes confrontées à l'anxiété, au stress ou à un mal-être passager.
Le dispositif vise trois résultats concrets. Il rend l'accompagnement psychologique accessible quel que soit le niveau de revenus. Il allège les services de psychiatrie en traitant les situations légères à modérées en amont. Il intègre le psychologue dans le parcours de soins, aux côtés du médecin traitant.
Selon le ministère chargé de la Santé, les troubles psychiques touchent près d'un Français sur cinq au cours de la vie, et la santé mentale a été déclarée Grande Cause Nationale en 2025. D'après l'Assurance Maladie, environ 760 000 personnes ont déjà eu recours au dispositif depuis 2022, et plus de 6 200 psychologues y participent aujourd'hui.
Les personnes concernées par le dispositif
L'accompagnement s'adresse à toute personne dès l'âge de 3 ans, enfants, adolescents et adultes, sans condition de ressources. Il vise une souffrance psychique d'intensité légère à modérée.
Les situations prises en charge sont les suivantes :
- un trouble anxieux léger à modéré, une anxiété généralisée ou situationnelle
- un trouble dépressif léger à modéré
- une détresse liée à un événement de vie difficile comme un deuil, une rupture, une maladie ou une perte d'emploi
- un mésusage de tabac, d'alcool ou de cannabis, hors dépendance
- un trouble du comportement alimentaire sans critère de gravité
Une personne sous traitement psychotrope, ou présentant un trouble bipolaire ou borderline sous antiépileptiques, accède au dispositif sous réserve d'un avis formalisé d'un psychiatre. Pour un traitement par antidépresseurs depuis moins de 6 mois, ou par hypnotiques et benzodiazépines depuis moins d'un mois, l'orientation reste possible via le médecin traitant.
Les situations qui relèvent d'une autre prise en charge
Certaines situations sortent du cadre de Mon soutien psy. Une orientation vers un psychiatre, un centre médico-psychologique ou un service d'urgence devient alors la bonne porte d'entrée. Ces critères figurent sur la page de l'Assurance Maladie consacrée aux patients concernés par le dispositif.
Les troubles qui nécessitent un avis spécialisé
Le dispositif n'est pas adapté en cas de :
- dépression ou trouble anxieux de forme sévère
- trouble du comportement alimentaire présentant des signes de gravité
- risque suicidaire ou crise suicidaire
- dépendance sévère à une substance psychoactive
- urgence psychiatrique ou besoin d'un avis psychiatrique immédiat
Les enfants de moins de 3 ans ne relèvent pas du dispositif. En cas de signe d'alerte sur le développement ou le comportement, le pédiatre oriente vers un suivi adapté.
Les patients déjà suivis ou en ALD psychiatrique
Pour éviter de superposer deux prises en charge, l'Assurance Maladie écarte aussi les personnes :
- actuellement en affection de longue durée, l'ALD, pour motif psychiatrique
- en invalidité pour motif psychiatrique
- en arrêt de travail de plus de 6 mois pour motif psychiatrique
- ayant connu l'une de ces situations au cours des 2 dernières années
Des antécédents psychiatriques sévères au cours des 3 dernières années écartent également le recours au dispositif. Dans ces cas, le médecin traitant oriente vers un suivi en psychiatrie, mieux adapté.
Face à des idées noires ou à un risque suicidaire, le 15 (Samu) et le 3114 (numéro national de prévention du suicide) répondent gratuitement 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Dans ces situations, il ne faut pas attendre un rendez-vous chez un psychologue.
L'accès au dispositif depuis 2024
La règle a changé en juin 2024. Auparavant, une orientation écrite du médecin était obligatoire. Aujourd'hui, l'accès direct est la norme.
Deux voies pour entrer dans le dispositif
La première voie consiste à prendre rendez-vous directement avec un psychologue conventionné, sans ordonnance ni passage préalable chez un médecin. C'est la nouveauté depuis 2024, détaillée sur la page officielle du dispositif sur ameli.fr.
La seconde voie passe par le médecin traitant ou la sage-femme. Lors de la consultation, ce professionnel fait le point sur l'état de santé, repère une éventuelle situation d'urgence et remet, si besoin, un courrier d'accompagnement destiné au psychologue. Cette étape reste facultative, mais elle fluidifie le parcours et la coordination des soins.
Le parcours se résume en quelques étapes :
- repérer un mal-être qui dure et gêne le quotidien
- choisir un psychologue partenaire dans l'annuaire officiel, ou en parler d'abord à son médecin
- prendre rendez-vous et réaliser l'entretien d'évaluation
- poursuivre avec les séances de suivi, dans la limite de 12 par an
Des dépliants et des pages encore en ligne mentionnent une orientation médicale obligatoire. Cette consigne correspond à l'ancienne règle, en vigueur jusqu'à 2024. Les références officielles de l'Assurance Maladie et de Service-Public confirment l'accès direct.
Le cas des mineurs
Pour l'accompagnement d'un mineur de 3 à 17 ans, l'accord des titulaires de l'autorité parentale est obligatoire. Ce consentement est donné au médecin référent ou au psychologue avant le début du suivi. Si un seul parent est présent, le psychologue lui demande d'attester que l'accord du second parent n'a pas été obtenu.
Le nombre et le déroulé des séances
L'Assurance Maladie prend en charge jusqu'à 12 séances par année civile et par personne. Le forfait se renouvelle chaque nouvelle année civile.
Le parcours se déroule en deux temps :
- une première séance, l'entretien d'évaluation, d'environ 45 minutes à 1 heure, pendant laquelle le psychologue vérifie l'adéquation du dispositif à la situation
- jusqu'à 11 séances de suivi, de 30 à 45 minutes chacune, réparties sur le reste de l'année
À l'issue des 12 séances, un bilan est fait avec le psychologue. Si la situation s'améliore, le suivi s'arrête. Sinon, une concertation entre le psychologue, le médecin traitant et un psychiatre oriente vers une prise en charge mieux adaptée. Un renouvellement reste possible l'année suivante, dans la même limite de 12 séances par année civile.
Le tarif, le remboursement et l'avance de frais
Chaque séance est facturée 50 euros par le psychologue partenaire. Ce tarif est fixé par convention avec l'Assurance Maladie. Le dépassement d'honoraires est interdit dans ce cadre.
La répartition du remboursement
Le financement se répartit entre l'Assurance Maladie et la complémentaire santé :
| Élément | Montant par séance |
|---|---|
| Tarif de la séance | 50 euros |
| Part Assurance Maladie (60 %) | 30 euros |
| Part complémentaire santé (40 %) | 20 euros |
| Reste à charge avec une mutuelle responsable | 0 euro |
| Reste à charge sans mutuelle | 20 euros |
Quand l'avance de frais disparaît
En règle générale, le patient règle les 50 euros au psychologue après la séance, puis se fait rembourser après télétransmission de la feuille de soins. Certaines situations dispensent de cette avance de frais :
- les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire, l'aide qui finance les dépenses de santé des foyers aux revenus modestes
- les bénéficiaires de l'Aide médicale de l'État, l'AME
- les soins en lien avec une affection de longue durée, pour un motif non psychiatrique
- la maternité, à partir du 6e mois de grossesse
- les soins en lien avec un accident du travail ou une maladie professionnelle
Dans ces cas, informer le psychologue de sa situation évite d'avancer les frais.
Avec la Complémentaire santé solidaire, les séances sont gratuites et sans avance de frais. Avec une mutuelle responsable qui complète le ticket modérateur, le coût final tombe à zéro après remboursement. Sans complémentaire santé, il reste 20 euros par séance à votre charge.
Trouver un psychologue conventionné
Le remboursement dépend d'un point précis. Le psychologue consulté doit être partenaire du dispositif. Voici comment vérifier ce critère et éviter les mauvaises surprises.
L'annuaire officiel de l'Assurance Maladie
Seuls les psychologues ayant signé une convention avec l'Assurance Maladie participent au dispositif. La liste officielle et à jour figure dans l'annuaire des psychologues partenaires. La recherche se filtre par localisation, et une option dédiée affiche les praticiens qui accompagnent les enfants et les adolescents.
Les pièges à éviter
Plusieurs erreurs font perdre le bénéfice du remboursement :
- consulter un psychologue absent de l'annuaire officiel, même compétent, ne donne droit à aucune prise en charge, y compris en cas d'ALD
- une séance facturée plus de 50 euros sort du cadre conventionné
- des plateformes commerciales reprennent le nom du dispositif sans être l'annuaire officiel de l'Assurance Maladie
La règle reste simple. Pour donner droit au remboursement, le psychologue doit figurer dans l'annuaire et appliquer le tarif de 50 euros.
Enfants, adolescents et étudiants
Les enfants et les adolescents
Dès 3 ans, un enfant intègre le dispositif si des signes affectent son bien-être, comme un changement d'humeur, des difficultés scolaires ou des maux de ventre répétés. Pour un adolescent, l'angoisse, des signes de dépression ou des conduites à risque justifient un accompagnement. L'accord parental reste requis pour tout mineur de 3 à 17 ans.
Les étudiants et le dispositif Santé Psy Étudiant
Les étudiants disposent en plus du dispositif Santé Psy Étudiant, distinct de Mon soutien psy. Avec un numéro INE, l'identifiant national étudiant, il donne droit à 12 séances gratuites par année universitaire. Les séances sont facturées par le psychologue à l'université, donc elles n'apparaissent pas sur les relevés de l'Assurance Maladie, ce qui garantit la confidentialité. Les deux dispositifs se cumulent. Les informations figurent sur santepsy.etudiant.gouv.fr.
Quelle voie pour voir un psychologue remboursé
Mon soutien psy n'est pas l'unique moyen de consulter un psychologue sans tout payer. Le bon choix dépend de la situation, de l'âge et de l'intensité du trouble.
| Dispositif | Public | Coût | Accès |
|---|---|---|---|
| Mon soutien psy | Dès 3 ans, trouble léger à modéré | 50 euros, remboursé 60 % puis complémentaire santé | Direct chez un psychologue conventionné |
| Centre médico-psychologique | Tous âges, selon le secteur géographique | Gratuit, sans avance de frais | Prise de rendez-vous auprès du centre |
| Santé Psy Étudiant | Étudiants du supérieur avec numéro INE | 12 séances gratuites par an | Plateforme santepsy.etudiant.gouv.fr |
| Psychologue libéral hors dispositif | Tous, sans critère clinique | Honoraires libres, non remboursés par la Sécu | Prise de rendez-vous libre |
Pour une souffrance légère à modérée, Mon soutien psy reste la voie la plus simple. Pour une situation qui relève de la psychiatrie de secteur, le centre médico-psychologique propose un suivi gratuit et coordonné. La différence entre psychologue et psychiatre oriente aussi le choix, car seul le psychiatre prescrit des traitements et prend en charge les troubles sévères.
Hors dispositif, un psychologue libéral fixe librement ses honoraires et n'est pas remboursé par la Sécurité sociale. Le remboursement dépend alors du contrat de complémentaire santé, sous forme d'un forfait par séance ou d'un forfait annuel, dont le montant varie fortement d'une mutuelle à l'autre. Avant un suivi hors dispositif, vérifier ce poste auprès de sa mutuelle évite les déconvenues.
Les autres solutions de soutien psychologique
Quand le dispositif n'est pas adapté, ou en attendant un rendez-vous, plusieurs ressources accueillent les personnes en difficulté, souvent gratuitement et sans rendez-vous.
- Les centres médico-psychologiques, structures publiques de psychiatrie de secteur, assurent des consultations gratuites avec psychiatres et psychologues
- Les maisons des adolescents accueillent, écoutent et orientent les jeunes de 11 à 25 ans
- Les lignes d'écoute téléphonique offrent un soutien anonyme et gratuit, à tout moment
Les coordonnées de ces lignes d'écoute figurent en fin d'article. Pour une situation préoccupante, le médecin traitant reste le premier interlocuteur pour aiguiller vers le bon suivi.
Pour les professionnels de santé
Les soignants sont concernés à plusieurs titres. Ils orientent des patients vers le dispositif, certains psychologues y participent comme partenaires conventionnés, et la santé mentale des soignants eux-mêmes reste un sujet de fond, le repérage précoce d'une souffrance faisant gagner un temps utile.
Orienter un patient vers le dispositif
Le médecin traitant, le pédiatre ou la sage-femme repère une souffrance d'intensité légère à modérée, écarte les signes de gravité et propose l'accompagnement. Depuis 2024, le patient accède directement à un psychologue conventionné. Le professionnel rédige, s'il le souhaite, un courrier d'accompagnement qui transmet le contexte clinique et les motifs de l'orientation. Les modalités détaillées et les échelles d'évaluation figurent sur l'espace médecin d'ameli.fr.
Devenir psychologue partenaire
Pour rejoindre le dispositif et figurer dans l'annuaire, le psychologue remplit plusieurs conditions cumulatives :
- être titulaire d'un master en psychologie ou d'un diplôme équivalent, avec un parcours en psychologie clinique ou en psychopathologie
- être enregistré auprès de l'agence régionale de santé et disposer d'un numéro RPPS
- justifier d'une expérience professionnelle de 3 ans minimum en psychologie clinique ou en psychopathologie
- signer la convention avec la caisse d'assurance maladie de son département, qui fixe le tarif opposable de 50 euros et la télétransmission des feuilles de soins
Une fois conventionné, le psychologue est inscrit au Fichier national des professionnels de santé, applique le tarif réglementé sans dépassement et adresse au médecin un compte rendu de fin de prise en charge, avec l'accord du patient.
Le repérage en santé mentale, une compétence soignante
Reconnaître les signes d'un trouble anxieux ou dépressif, engager un échange sans jugement et orienter vers le bon dispositif relèvent d'une compétence qui s'acquiert. La formation aux premiers secours en santé mentale, le PSSM, outille les soignants et les équipes pour intervenir tôt, avant l'aggravation. Cette logique de premier recours rejoint celle des gestes d'urgence physiques, où un repérage rapide change l'issue.
La santé mentale des soignants eux-mêmes
Les personnels soignants restent exposés au stress, à l'épuisement professionnel et aux risques psychosociaux. Les mêmes dispositifs leur sont accessibles, et le repérage entre collègues compte autant que pour les patients. Le sujet croise celui de la santé mentale au travail, particulièrement sensible dans les établissements de santé.
Questions fréquentes
Mon soutien psy est-il remboursé par la mutuelle ?
Oui. L'Assurance Maladie rembourse 60 % du tarif, soit 30 euros par séance. Les 40 % restants, soit 20 euros, sont pris en charge par la complémentaire santé responsable. Avec une mutuelle, le reste à charge tombe à zéro. Sans mutuelle, il reste 20 euros par séance.
Faut-il une ordonnance ou passer par son médecin ?
Non. Depuis juin 2024, l'accès direct à un psychologue conventionné est possible sans ordonnance ni orientation médicale préalable. Consulter d'abord son médecin ou sa sage-femme reste une option utile pour faire le point et repérer une situation plus grave.
Combien de séances sont remboursées par an ?
Jusqu'à 12 séances par année civile et par personne. La première est un entretien d'évaluation, suivie de 11 séances de suivi au maximum. Le forfait se renouvelle chaque nouvelle année civile, après concertation avec le médecin en l'absence d'amélioration.
Mon soutien psy est-il gratuit ?
Il l'est pour les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire, sans avance de frais. Avec une mutuelle responsable qui complète le ticket modérateur, le coût final est nul après remboursement. Sans complémentaire santé, il reste 20 euros par séance.
Comment trouver un psychologue conventionné ?
La seule liste officielle est l'annuaire des psychologues partenaires de l'Assurance Maladie, filtrable par localisation. Un psychologue absent de cet annuaire ne donne pas droit au remboursement, et le tarif appliqué doit être de 50 euros sans dépassement.
Les personnes en ALD psychiatrique y ont-elles droit ?
Non. Les patients en affection de longue durée, en invalidité ou en arrêt de travail de plus de 6 mois pour motif psychiatrique, ou ayant connu ces situations dans les 2 ans, ne sont pas éligibles. Leur suivi relève d'une prise en charge psychiatrique spécifique, à voir avec le médecin traitant.
Les enfants et les étudiants y ont-ils droit ?
Oui. Le dispositif est accessible dès 3 ans, avec l'accord des parents pour un mineur. Les étudiants cumulent Mon soutien psy avec le dispositif Santé Psy Étudiant, qui donne droit à 12 séances gratuites par année universitaire, facturées à l'université et confidentielles.
Comment se faire rembourser une séance ?
Le patient règle 50 euros au psychologue après la séance. Le psychologue télétransmet la feuille de soins à l'Assurance Maladie, qui rembourse 30 euros, complétés par la mutuelle. Les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire ou de l'AME ne font aucune avance de frais.
- Présentation du dispositif sur info.gouv.fr
- Service-Public.gouv.fr, passage à 12 séances et accès sans orientation médicale
- Flyer Mon soutien psy de l'Assurance Maladie, document PDF
Infos pratiques, lignes d'écoute
- 3114, numéro national de prévention du suicide, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7
- SOS Amitié, écoute généraliste anonyme
- Fil Santé Jeunes, information et écoute pour les 12-25 ans