Le score de Glasgow est une échelle clinique qui mesure l'état de conscience. Elle cote l'ouverture des yeux, la réponse verbale et la réponse motrice, de 3 à 15.
Ce guide donne le simulateur, la cotation, l'interprétation, les versions pédiatriques et une fiche à imprimer. Il ne remplace ni les outils des sociétés savantes, ni l'avis d'un médecin.
Le simulateur de calcul du score de Glasgow
Le simulateur additionne les trois items et affiche la notation, du type Glasgow 9 Y3-V2-M4. Retenez la meilleure réponse observée. Il est en version bêta, son résultat se vérifie avant report dans un dossier.
Le simulateur donne le total et la notation, rien d'autre. La lecture du résultat est traitée plus bas, dans la section consacrée à l'interprétation.
Références du calcul : Teasdale G et coll., Adding up the Glasgow Coma Score, Acta Neurochirurgica Supplementum, 1979, volume 28, pages 13 à 16. Grille de cotation de la SFAR et méthode d'évaluation standardisée des auteurs de l'échelle, toutes deux liées plus bas.
Le simulateur additionne des notes, il ne décide rien.
- Résultat à vérifier. Recomptez le total avant de le reporter dans le dossier.
- Ce qu'il ignore. Pupilles, constantes, sédation et contexte du patient.
- Item non testable. Le total devient partiel et ne se compare pas.
Le protocole de votre service et l'avis médical priment.
Les calculateurs de référence du score de Glasgow
Deux sociétés savantes françaises publient leur grille de calcul en ligne, la SFMU et la SFAR. Medicalcul, répertoire indépendant, les complète.
Ces trois outils font référence et permettent de recouper le total obtenu ci-dessus.
Société française de médecine d'urgence
Calcul du total à partir des trois items, avec un commentaire sur les limites de l'échelle et les écarts de cotation entre examinateurs.
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Plus de 380 scores, échelles et calculateurs classés par spécialité, avec l'interprétation de chacun. La neurologie y compte une vingtaine d'outils.
Voir les outilsSociété française d'anesthésie et de réanimation
Grille de cotation adulte publiée par la société savante, avec la référence bibliographique d'origine, Teasdale 1979.
Voir la grille- Un quart des évaluateurs retient la plus mauvaise réponse motrice en cas d'asymétrie, alors que la règle impose la meilleure.
- Seuil de 8 : repère majeur pour la protection des voies aériennes, jamais une indication automatique d'intubation ni un diagnostic de coma.
- 18 combinaisons possibles pour un total de 9 : le détail Y3-V2-M4 se transmet avec le total, jamais à sa place.
- Référentiel actualisé en 2022 : la SFMU et la SFAR ont remplacé le texte de 2012 pour le traumatisme crânien léger de l'adulte.
Sommaire
- Le simulateur de calcul du score de Glasgow
- Les calculateurs de référence
- Le score de Glasgow et ce qu'il mesure
- Le tableau de cotation item par item
- La méthode d'évaluation en quatre temps
- Le calcul du score, deux exemples chiffrés
- L'interprétation du total, de 15 à 3
- Ce que le total seul ne dit pas
- Les items non testables et les situations trompeuses
- La surveillance neurologique et les seuils d'alerte
- La transmission du score dans le dossier
- Les erreurs de cotation les plus fréquentes
- Les versions dérivées du score de Glasgow
- Le score de Glasgow dans la formation des soignants
- Droits d'utilisation et cadre réglementaire
- Questions fréquentes
Le score de Glasgow et ce qu'il mesure
Graham Teasdale et Bryan Jennett ont publié l'échelle dans le Lancet en 1974, à l'institut de neurologie de Glasgow. Leur objectif était de décrire l'état d'un traumatisé crânien de façon reproductible d'un examinateur à l'autre.
Le score de Glasgow s'applique aujourd'hui bien au-delà de la traumatologie. Le Collège des Enseignants de Neurologie cite quatre autres contextes d'emploi. L'hémorragie méningée par rupture d'anévrisme, l'AVC vertébrobasilaire, l'épilepsie et les intoxications.
Les trois items cotés
Chaque item explore un niveau différent du système nerveux. L'ouverture des yeux teste l'éveil, la réponse verbale teste le contenu de la conscience, la réponse motrice teste l'intégrité des voies de commande.
- Ouverture des yeux (Y) : cotée de 1 à 4 points.
- Réponse verbale (V) : cotée de 1 à 5 points.
- Réponse motrice (M) : cotée de 1 à 6 points.
La somme des trois va donc de 3 à 15. Un score de Glasgow à 0 n'existe pas, puisque l'absence totale de réponse à un item vaut déjà 1 point. Le Collège des Enseignants de Neurologie le rappelle explicitement.
Ce guide écrit Y pour l'ouverture des yeux, comme le Collège des Enseignants de Neurologie, qui note par exemple Glasgow 9 Y3-V2-M4.
La Société française de médecine d'urgence et les publications internationales écrivent E, pour eye. Elles notent donc E2-V2-M5.
Les deux lettres désignent le même item et la même cotation. Vérifiez seulement laquelle votre service emploie avant de comparer deux relevés.
Ce que le score ne mesure pas
Le score de Glasgow ne dit rien de la cause de l'atteinte. Un patient à 10 peut être en hypoglycémie, sous l'effet d'un toxique ou porteur d'un hématome extradural, sans que le chiffre permette de trancher.
L'échelle ne mesure pas non plus les fonctions cognitives fines. Pour la mémoire, l'orientation détaillée et les praxies, d'autres outils prennent le relais, comme le test MMSE utilisé en évaluation cognitive.
Enfin, un score de Glasgow inférieur à 8 ne suffit pas à poser à lui seul le diagnostic de coma. Un patient aphasique ou catatonique peut garder les yeux ouverts avec un total bas, sans être comateux.
- Nom complet
- Échelle de coma de Glasgow, Glasgow Coma Scale (GCS)
- Auteurs et année
- Graham Teasdale et Bryan Jennett, institut de neurologie de Glasgow, 1974
- Items cotés
- Ouverture des yeux (Y, 1 à 4), réponse verbale (V, 1 à 5), réponse motrice (M, 1 à 6)
- Étendue du score
- 3 à 15 points, sans valeur nulle possible
- Utilisateurs
- Médecins, infirmiers, ambulanciers et sapeurs-pompiers, formés à la cotation
- Contextes d'emploi
- Traumatisme crânien, hémorragie méningée, AVC vertébrobasilaire, épilepsie, intoxication
- Variantes
- Versions pédiatriques (moins de 5 ans et moins de 2 ans), GCS-P avec les pupilles, échelle de Glasgow-Liège
Ces limites expliquent pourquoi le score accompagne toujours un examen clinique complet, et ne s'y substitue jamais.
Le tableau de cotation item par item
Le tableau ci-dessous reprend la cotation de référence, item par item. C'est la version que publient la SFAR et le Collège des Enseignants de Neurologie, d'après l'article de 1974.
| Critère | Points | Description de la réponse observée |
|---|---|---|
| Ouverture des yeux (Y) | 4 | Spontanée : yeux ouverts au repos, sans aucune sollicitation. |
| 3 | À l'appel : les yeux s'ouvrent quand on parle au patient ou en présence d'un bruit. | |
| 2 | À la pression : ouverture uniquement après un stimulus physique. | |
| 1 | Nulle : aucune ouverture malgré la stimulation, en dehors de tout facteur gênant. | |
| Réponse verbale (V) | 5 | Orientée : donne son nom, le lieu où il se trouve et la date du jour. |
| 4 | Confuse : construit des phrases correctes mais reste désorienté dans le temps ou l'espace. | |
| 3 | Mots inappropriés : mots isolés compréhensibles, sans lien avec la question posée. | |
| 2 | Sons incompréhensibles : gémissements ou grognements, aucun mot articulé. | |
| 1 | Nulle : aucune émission sonore. | |
| Réponse motrice (M) | 6 | Obéit aux ordres : exécute deux consignes simples et opposées, serrer puis relâcher la main. |
| 5 | Localise : la main remonte au-dessus de la clavicule vers un stimulus appliqué à la tête ou au cou. | |
| 4 | Flexion normale, retrait : le bras se plie rapidement au coude pour s'éloigner, sans viser la source du stimulus. | |
| 3 | Flexion anormale, décortication : flexion lente des coudes et des poignets, extension des membres inférieurs. | |
| 2 | Extension, décérébration : extension rigide des quatre membres avec rotation interne des bras. | |
| 1 | Nulle : aucun mouvement en réponse à la stimulation. |
L'ouverture des yeux
Le piège tient au mot « demande ». Un patient qui ouvre les yeux au bruit d'un chariot, sans consigne, relève de Y3. La méthode structurée parle d'ailleurs d'ouverture à l'appel, pas à l'ordre.
La réponse verbale
La frontière V4 et V3 se joue sur la syntaxe. Le Collège des Enseignants de Neurologie illustre V4 par une phrase construite mais hors sujet, et V3 par une suite de mots sans structure.
La réponse motrice
M6 se teste par deux ordres simples et opposés, du type serrer puis relâcher la main. La consigne doit être vérifiée deux fois, car un mouvement réflexe peut ressembler à une obéissance.
M5 décrit un geste orienté vers le point de stimulation, avec l'intention de l'écarter. M4 correspond à un retrait rapide sans localisation. M3 et M2 désignent des postures stéréotypées, décortication puis décérébration.
L'article de 1974 ne distinguait pas l'évitement non adapté de la décortication. La réponse motrice plafonnait à 5 et le total maximal à 14 points.
Le sixième niveau moteur a été ajouté ensuite, ce qui porte le maximum à 15. Le site officiel de l'échelle date cet ajout de 1976, la SFAR le rattache à l'article de 1979 sur l'addition du score.
La grille publiée par la Société française d'anesthésie et de réanimation reprend cette version à 15 points. L'item M y porte la mention « meilleure réponse motrice ».
Document lonasante.com, une page au format A4
Grille des trois items, interprétation du total et quatre règles de cotation, à afficher au poste de soins. Ce document n'est pas une source officielle, il met en forme celles citées dans ce guide.
Télécharger la ficheLa méthode d'évaluation en quatre temps
La méthode standardisée diffusée par les auteurs de l'échelle se déroule en quatre temps. Respecter cet ordre évite la plupart des écarts de cotation entre deux soignants.
- Vérifier ce qui peut fausser la mesure : sédation en cours, alcool, intubation, œdème orbitaire, surdité, barrière de langue, lésion médullaire.
- Observer avant de toucher : yeux ouverts ou fermés, contenu verbal spontané, mouvements des membres à droite et à gauche.
- Stimuler par paliers : voix normale, puis voix forte, puis pression physique si aucune réponse n'apparaît.
- Évaluer en attribuant la meilleure réponse observée pour chaque item, puis additionner les trois notes.
Les sites de stimulation
L'aide d'évaluation publiée par les auteurs de l'échelle retient trois sites. La pression sur l'ongle, le pincement du trapèze et la pression sur l'incisure supra-orbitaire. La pression digitale s'emploie en premier quand les yeux ne s'ouvrent ni spontanément ni au son.
La stimulation doit rester brève et proportionnée. Une pression répétée sur le lit de l'ongle peut léser les tissus. Une pression sur le bord latéral du doigt a été proposée comme alternative.
La SFAR précise que le frottement et le pincement de la peau sont à éviter. Elle retient la pression sus-orbitaire et la pression du lit unguéal avec un stylo.
Les mots qui ont changé depuis 2014
La fiche d'aide officielle traduite en français emploie un vocabulaire actualisé. L'ouverture des yeux se cote « à l'appel » et « à la pression » dans la méthode structurée moderne. Les formulations « à la demande » et « à la douleur » restent employées sur des grilles plus anciennes.
Ce changement n'est pas cosmétique. Parler de pression évite de sous-coter un patient qui réagit sans percevoir de douleur. Le terme cadre aussi mieux la stimulation à appliquer.
La même fiche introduit la mention NT, pour non testable, à la place d'un 1 par défaut. Le document complet se consulte dans l'aide d'évaluation traduite en français, publiée par Sir Graham Teasdale en 2015.
Un même niveau porte deux noms selon la grille consultée. Le tableau ci-dessous fait la correspondance, ligne par ligne.
| Critère | Points | Libellé moderne, ce guide | Libellé classique, SFAR et SFMU |
|---|---|---|---|
| Ouverture des yeux | 4 | Spontanée | Spontanée |
| 3 | À l'appel | À la demande | |
| 2 | À la pression | À la douleur | |
| 1 | Nulle | Aucune | |
| Réponse verbale | 5 | Orientée | Orientée |
| 4 | Confuse | Confuse | |
| 3 | Mots | Inappropriée | |
| 2 | Sons | Incompréhensible | |
| 1 | Nulle | Aucune | |
| Réponse motrice | 6 | Obéit aux ordres | Obéit à la demande verbale |
| 5 | Localise | Orientée à la douleur | |
| 4 | Flexion normale | Évitement non adapté, retrait | |
| 3 | Flexion anormale | Décortication, flexion à la douleur | |
| 2 | Extension | Décérébration, extension à la douleur | |
| 1 | Nulle | Aucune |
Les points sont identiques dans les deux colonnes. Un écart de total entre deux calculateurs vient donc d'une ligne choisie différemment, jamais de l'addition.
Le calcul du score, deux exemples chiffrés
Le calcul reste une addition simple, à condition de noter la meilleure réponse de chaque item. Deux situations courantes, l'une en intervention préhospitalière SMUR et l'autre sur la voie publique, montrent comment se construit le total.
À l'arrivée du SMUR, la patiente garde les yeux fermés et les ouvre quand on l'appelle par son prénom. Elle donne son nom mais se trompe de mois et de lieu. Elle serre la main sur commande, des deux côtés.
- Ouverture des yeux à l'appel, sans consigne particulière : Y3
- Phrases construites mais désorientation dans le temps et l'espace : V4
- Obéissance à deux ordres simples : M6
Le patient n'ouvre pas les yeux, même à la pression sur l'incisure supra-orbitaire. Il émet des gémissements sans mot articulé. À la pression de l'ongle, le bras droit vient jusqu'au point stimulé, le bras gauche ne bouge pas.
- Aucune ouverture des yeux malgré la stimulation : Y1
- Sons sans articulation : V2
- Meilleure réponse motrice retenue, celle du bras droit qui localise : M5
La règle est de retenir la meilleure réponse motrice observée, quel que soit le côté. La Société française de médecine d'urgence relève pourtant que 25 % des évaluateurs en neurotraumatologie retiennent la plus mauvaise, d'après Prasad, Journal of Clinical Epidemiology, 1996. L'erreur fait perdre jusqu'à quatre points et transforme un patient réactif en patient présenté comme comateux.
L'interprétation du total, de 15 à 3
L'interprétation du score de Glasgow repose sur trois tranches utilisées en traumatologie crânienne. Le Collège des Enseignants de Neurologie les résume ainsi. Atteinte légère de 15 à 13, atteinte modérée de 12 à 9, atteinte sévère de 8 à 3.
| Score | Niveau d'atteinte | Tableau clinique | Conduite attendue |
|---|---|---|---|
| 15 | Conscience normale | Yeux ouverts, orienté, obéit aux ordres | Le retour à 15 fait partie des conditions de sortie, sans en être la seule |
| 13 à 14 | Atteinte légère | Confusion, ouverture des yeux à l'appel | Un score resté sous 15 à deux heures du traumatisme, sans intoxication, classe le patient à risque élevé au sens des recommandations de 2022 |
| 9 à 12 | Atteinte modérée | Réponses incomplètes, pas d'obéissance constante | Surveillance rapprochée, imagerie et avis spécialisé |
| 3 à 8 | Atteinte sévère | Pas d'ouverture des yeux, pas de réponse orientée | Repère majeur pour évaluer la protection des voies aériennes. Ce niveau ne définit pas à lui seul un coma |
Le score ne détermine seul ni l'indication d'imagerie, ni l'hospitalisation, ni la sortie. L'âge, le mécanisme, les traitements anticoagulants et les signes neurologiques pèsent autant dans les recommandations de 2022.
Ces tranches décrivent une gravité, pas un pronostic individuel. Un score de 12 à l'admission peut se dégrader en quelques minutes, ce qui rend la répétition de la mesure plus informative que la valeur isolée.
Le seuil de 8
Le seuil de 8 délimite par convention le traumatisme crânien sévère et sert de repère pour la protection des voies aériennes. Le Collège des Enseignants de Neurologie en fait un repère décisionnel pour la protection des voies aériennes, en raison du risque d'inhalation. Ce repère n'est pas une indication automatique d'intubation.
Ce repère n'est pas un automatisme. Quatre éléments pèsent autant que le chiffre.
- La cinétique du score, en hausse, stable ou en baisse
- La saturation en oxygène et l'efficacité de la ventilation
- La présence de vomissements ou d'un encombrement
- Le délai de transport jusqu'au plateau technique
Un chiffre relevé une seule fois ne suffit donc jamais à décider.
Reconnaître ce basculement fait partie des compétences travaillées en formation aux détresses vitales.
Le total ne pose pas non plus le diagnostic de coma. Ce diagnostic reste clinique et associe le score à des troubles de la vigilance et de l'éveil constatés au lit du patient.
En cas de doute sur une cotation ou sur la conduite à tenir, l'avis médical prime sur toute grille, y compris celle de ce guide.
Les quatre stades du coma et le score de Glasgow
La question revient souvent en formation. Avant l'échelle de Glasgow, les comas se décrivaient en quatre stades, une classification française encore citée dans les services.
| Stade | Autre nom | Ce qu'il décrit |
|---|---|---|
| 1 | Coma vigil, obnubilation | Perception partielle conservée, réaction aux stimulations répétées |
| 2 | Coma léger ou moyen | Communication impossible, réaction à la douleur proche du réflexe |
| 3 | Coma carus, coma profond | Décérébration ou absence de réponse, troubles neurovégétatifs |
| 4 | Coma dépassé | Aucune réponse, hypotonie, mydriase, abolition des fonctions végétatives |
Ces définitions sont reprises du chapitre du Collège des Enseignants de Neurologie sur les comas non traumatiques.
Aucune correspondance chiffrée ne relie ces stades au score de Glasgow. L'échelle s'y est substituée parce qu'elle décrit des réponses observables plutôt que des paliers, et qu'elle se répète dans le temps.
Glasgow 3, la limite basse
Glasgow 3 correspond à Y1-V1-M1, soit aucune réponse à aucun item. Ce total représente le minimum mathématique de l'échelle, et non l'absence de score.
Un Glasgow 3 se rencontre aussi chez un patient profondément sédaté ou curarisé. Le Collège des Enseignants de Neurologie classe ce niveau parmi les éléments du coma aréactif, à ne pas confondre avec un effet de sédation.
Pour les équipes qui prennent en charge des traumatisés, une formation en traumatologie permet de replacer le score dans la séquence complète du bilan lésionnel.
Ce que le total seul ne dit pas
Un total de 9 recouvre 18 combinaisons possibles de Y, V et M, avec des significations diagnostiques et pronostiques différentes. Toutes ne sont pas également réalistes en clinique, mais le chiffre global masque l'information la plus utile.
La SFMU le formule sans détour dans ses ressources de calcul : E2V2M5 est plus informatif que GCS égal à 9. Le premier patient garde une réponse motrice orientée, le second peut être en décérébration pour le même total.
Le poids de chaque item varie selon la gravité. Les auteurs de l'échelle l'établissent sur 54 000 patients. L'item moteur apporte le plus d'information dans les atteintes sévères, les items oculaire et verbal dans les atteintes légères et modérées.
La Société française de médecine d'urgence relaie de son côté plusieurs travaux qui retrouvent une meilleure valeur prédictive de l'item M seul que du total.
Le score participe au pronostic sans le déterminer à lui seul. Trois autres éléments pèsent dans les modèles combinés comme le GCS-P.
- L'âge du patient
- La réactivité pupillaire, côté par côté
- Les données du scanner cérébral
Détailler les trois items améliore aussi la reproductibilité entre deux observateurs. Une transmission écrite Y3-V2-M4 se compare sans ambiguïté à la mesure suivante, là où deux « Glasgow 9 » successifs peuvent recouvrir deux tableaux opposés.
Les items non testables et les situations trompeuses
Un item non testable ne se cote pas 1 par défaut. Attribuer le point minimum à un patient intubé revient à lui inventer une absence de réponse verbale qui n'a jamais été mesurée.
La notation de référence est NT, pour non testable, suivie du motif. Les abréviations VT, YC et VD circulent dans les services français sans être un standard international.
Les auteurs de l'échelle demandent en outre de ne pas rapporter de total quand un item est NT. Le chiffre ferait paraître le patient plus grave qu'il ne l'est.
| Situation | Item concerné | Notation | Ce que l'on transmet |
|---|---|---|---|
| Patient intubé ou trachéotomisé | Réponse verbale | NT, ou VT dans l'usage français | Total partiel, avec la mention de l'intubation et de son heure |
| Œdème périorbitaire, fracture du massif facial | Ouverture des yeux | NT, ou YC dans l'usage français | Cause locale précisée, Y non interprétable |
| Aphasie après AVC | Réponse verbale | NT, ou VD dans l'usage français | Trouble du langage sans trouble de la vigilance |
| Hémiplégie | Réponse motrice | Meilleure réponse des deux côtés | Déficit du côté atteint décrit séparément |
| Sédation ou curarisation | Les trois items | Score noté sous sédation | Molécule, dose et heure de la dernière administration |
Le cas de l'AVC et de l'aphasie
Deux éléments perturbent le score chez un patient victime d'AVC, le déficit moteur et l'aphasie. La méthode demande d'observer les deux côtés et de retenir la meilleure réponse motrice, qui est en pratique celle du côté valide.
Le déficit latéralisé se documente séparément. Sans cela, le score chute pour une raison qui n'a rien à voir avec la vigilance. Le Collège des Enseignants de Neurologie décrit ce piège pour l'AVC.
L'aphasie n'indique pas un trouble de la conscience. Elle empêche une évaluation valide de la réponse verbale, qui se note alors NT avec la mention de l'aphasie, plutôt que de recevoir un V1 artificiel.
Le score de Glasgow ne remplace pas les échelles spécifiques de l'AVC, abordées dans les formations consacrées à l'accident vasculaire cérébral.
Le cas de la personne âgée avec troubles cognitifs
Une désorientation chronique fait chuter l'item verbal sans qu'aucun événement aigu ne soit survenu. Le score relevé se compare alors à l'état habituel du patient, pas à la valeur théorique de 15.
Cet état habituel se recueille auprès de l'entourage ou dans le dossier. Les auteurs de l'échelle citent d'ailleurs le déficit intellectuel préexistant parmi les facteurs qui gênent l'évaluation.
Le cas du patient sédaté
En réanimation, un score bas sous sédation ne renseigne que sur la profondeur de la sédation. Pour ce contexte, des échelles dédiées comme la RASS complètent l'évaluation neurologique.
La règle pratique tient en une ligne. Un Glasgow relevé sous sédation se note avec la mention de la sédation, et ne se compare qu'à un autre score relevé dans les mêmes conditions. Les auteurs de l'échelle rangent la sédation et la curarisation parmi les facteurs d'interférence.
La surveillance neurologique et les seuils d'alerte
La surveillance d'un traumatisé crânien ne se limite pas au score de Glasgow. Les recommandations de la SFMU listent les données à recueillir ensemble, à chaque passage.
- Score de Glasgow détaillé en Y, V et M
- Taille et réactivité des pupilles
- Motricité des quatre membres
- Fréquence respiratoire et fréquence cardiaque
- Pression artérielle, température et saturation en oxygène
Les valeurs de référence de ces paramètres sont regroupées dans notre page sur les normes des constantes vitales. Un écart discret s'y repère avant de devenir parlant.
Le rythme de recueil vient du référentiel britannique NICE, repris par la SFMU en 2012 pour la surveillance hospitalière.
- Toutes les 30 minutes tant que le score n'a pas atteint 15
- Puis toutes les 30 minutes pendant deux heures
- Puis toutes les heures pendant quatre heures
- Puis toutes les deux heures
Une baisse d'un point du score de Glasgow qui persiste au moins 30 minutes impose une réévaluation médicale immédiate. Une baisse d'un point sur l'item moteur pèse davantage que sur les deux autres.
Le référentiel NICE ajoute deux seuils. Une baisse de 3 points ou plus sur l'ouverture des yeux ou la réponse verbale, et de 2 points ou plus sur la réponse motrice.
Le même niveau d'urgence s'applique à une agitation nouvelle, à des céphalées ou vomissements qui s'aggravent, et à l'apparition d'une anisocorie ou d'un déficit moteur.
Un chiffre situe l'enjeu. Chez les adultes admis pour un traumatisme crânien léger, avec un score de 13 à 15, environ 7 % présentent une lésion intracérébrale sévère. Le chiffre vient de la méta-analyse citée dans les recommandations de 2022. Le décès ou l'intervention par un neurochirurgien concerne 0,9 % de ces patients.
Le retour à domicile depuis les urgences suppose un score revenu à 15. Les recommandations de 2022 y ajoutent l'absence d'intoxication, de vomissements répétés, de céphalées importantes persistantes et de déficit neurologique.
La transmission du score dans le dossier
Une transmission exploitable tient en une ligne et comporte quatre informations. Le total, le détail des trois items, l'heure du relevé et les conditions de mesure.
La forme retenue par le Collège des Enseignants de Neurologie est directe : Glasgow 9 Y3-V2-M4. Les recommandations de la SFMU vont dans le même sens et demandent que les trois items soient décrits lors de toute évaluation et de toute transmission.
- L'heure exacte du relevé, pas le créneau de la relève
- Le total et le détail, sous la forme Glasgow 11 Y3-V3-M5
- Les items non testables avec leur raison, VT pour une intubation, YC pour un œdème
- L'état des pupilles, taille et réactivité, côté par côté
- La sédation en cours, molécule et heure de la dernière dose
- La comparaison avec le relevé précédent, stable, en hausse ou en baisse
Cette rigueur de notation sert directement le patient. Un score noté sans son détail ne permet pas de repérer une dégradation motrice isolée. Le référentiel NICE donne d'ailleurs plus de poids à une baisse de l'item moteur.
Ce format se travaille au même titre que les autres écrits professionnels, notamment lors d'une formation aux transmissions ciblées.
Les erreurs de cotation les plus fréquentes
Les erreurs recensées dans la littérature de clinimétrie portent presque toujours sur les mêmes points. Les connaître suffit à corriger la plupart des écarts entre deux évaluateurs.
- Retenir la plus mauvaise réponse motrice en cas d'asymétrie, alors que la règle impose de retenir la meilleure. L'erreur concerne un quart des évaluateurs en neurotraumatologie.
- Coter 1 un item non testable, en particulier la réponse verbale d'un patient intubé. Le total devient faussement alarmant, et les auteurs de l'échelle demandent de ne pas le rapporter.
- Transmettre le total seul, sans le détail. Deux scores identiques peuvent décrire un patient qui localise la douleur et un patient en décérébration.
- Confondre M5 et M4. La localisation implique que la main vienne vers le point stimulé. Un simple retrait relève de M4.
- Coter le côté déficitaire chez un patient hémiplégique, ce qui attribue à la vigilance un déficit qui relève de la lésion motrice.
- Oublier de mentionner la sédation. Un score obtenu sous sédation ou curarisation est confondu par ces traitements et ne s'interprète pas comme une mesure isolée de la conscience.
Quand deux soignants trouvent un score différent, la cotation se reprend ensemble, item par item, en refaisant la séquence complète. L'écart vient presque toujours de l'un des six points ci-dessus.
Les versions dérivées du score de Glasgow
Trois adaptations complètent l'échelle d'origine. Chacune répond à une limite précise du score classique, l'âge du patient, l'atteinte du tronc cérébral et la profondeur des comas.
Les versions pédiatriques
La réponse verbale d'origine suppose un langage constitué. La SFMU distingue donc une version adulte et deux versions pédiatriques, l'une pour les moins de 5 ans, l'autre pour les moins de 2 ans.
Plusieurs versions pédiatriques coexistent. Le site officiel de l'échelle publie la version d'Adélaïde, la SFMU en annexe deux grilles françaises, et le Dictionnaire de l'Académie nationale de médecine une troisième.
La grille ci-dessous est la version française de l'Académie. Vérifiez laquelle votre service applique avant de comparer deux scores.
Chez l'enfant de moins de 5 ans, les trois items se cotent sur des comportements observables. La grille ci-dessous suit l'entrée du Dictionnaire médical de l'Académie nationale de médecine, édition 2019.
| Critère | Points | Réponse observée chez l'enfant de moins de 5 ans |
|---|---|---|
| Ouverture des yeux (Y) | 4 | Ouverture spontanée des yeux. |
| 3 | Ouverture au bruit. | |
| 2 | Ouverture à la douleur. | |
| 1 | Aucune réaction. | |
| Réponse verbale (V) | 5 | Réponse normale pour l'âge de l'enfant. |
| 4 | Irritabilité, pleurs. | |
| 3 | Cris ou pleurs déclenchés par la douleur. | |
| 2 | Grognements. | |
| 1 | Aucune réaction. | |
| Réponse motrice (M) | 6 | Motricité spontanée. |
| 5 | Évitement au toucher. | |
| 4 | Évitement à la douleur. | |
| 3 | Flexion stéréotypée. | |
| 2 | Extension stéréotypée, rigidité de décérébration. | |
| 1 | Aucune réaction. |
Le GCS-P, le score avec les pupilles
Le GCS-P a été décrit en 2018 par Paul Brennan, Gordon Murray et Graham Teasdale. Le principe consiste à soustraire du total de Glasgow le nombre de pupilles non réactives à la lumière, soit 0, 1 ou 2 points.
Le résultat s'étend de 1 à 15 au lieu de 3 à 15. Un patient coté Glasgow 6 avec deux pupilles aréactives obtient ainsi un GCS-P de 4, ce qui distingue deux situations que le score classique confondait.
Le barème complet figure sur la page des auteurs consacrée au GCS-P. Le score a été décrit dans le Journal of Neurosurgery en 2018.
L'échelle de Glasgow-Liège
Aussi appelée score de Liège, l'échelle de Glasgow-Liège a été proposée en 1982 par Jacques D. Born et son équipe, pour affiner l'évaluation des comas profonds. Aux trois items d'origine s'ajoute la cotation des réflexes du tronc cérébral, de 0 à 5 points.
Le total va donc de 3 à 20, et se note Y4-V5-M6-R5. Les réflexes disparaissent dans un ordre craniocaudal, du fronto-orbiculaire à l'oculocardiaque. L'abolition du dernier, cotée R0, figure parmi les éléments cliniques explorés dans le diagnostic de mort encéphalique.
Ce diagnostic ne se déduit jamais d'un seul réflexe. Il repose sur un ensemble de critères cliniques et sur des examens complémentaires encadrés par la réglementation.
Le score de Glasgow dans la formation des soignants
La cotation du score de Glasgow s'apprend et s'entretient. Les recommandations de la SFMU demandent explicitement que les ambulanciers et les sapeurs-pompiers soient formés à son utilisation. Tout traumatisé crânien doit être évalué selon les principes de bonne pratique de secourisme.
Ces principes correspondent aux contenus des formations aux gestes et soins d'urgence de niveau 1 et 2. Le détail du programme et des publics concernés figure sur notre page consacrée à l'attestation de formation aux gestes et soins d'urgence de niveau 2.
Comme pour l'échelle de Norton ou les autres grilles du quotidien, la régularité d'emploi fait la fiabilité de la cotation.
Les soignants qui utilisent le score de façon occasionnelle sont les plus exposés aux écarts de cotation. Trois gestes simples rétablissent la reproductibilité.
- Réviser la grille à intervalle régulier, en équipe plutôt que seul
- Afficher la cotation au poste de soins, à portée de regard
- S'entraîner sur des cas concrets, y compris des items non testables
Droits d'utilisation et cadre réglementaire
Le score de Glasgow s'utilise sans licence ni redevance pour le soin et la recherche. Les conditions figurent sur le site officiel de l'échelle, hébergé par le Royal College of Physicians and Surgeons of Glasgow.
Une échelle libre d'usage en soin et en recherche
L'échelle, l'aide d'évaluation structurée, le GCS-P et les chartes pronostiques s'emploient gratuitement pour le soin clinique et la recherche clinique. Aucune licence n'est requise pour ces deux usages.
La page des permissions ne dit rien des autres usages. Une reproduction dans un document diffusé, un logiciel, un support de formation vendu ou une publication commerciale sort du champ décrit.
La seule obligation porte sur la mention des droits, précisée sur la page des permissions du site officiel, liée en fin de guide. Le copyright revient à l'université de Glasgow pour l'échelle, à Sir Graham Teasdale pour l'aide d'évaluation, le GCS-P et les chartes.
Ce régime distingue le score de Glasgow d'autres outils d'évaluation courants. Le Mini Mental State Examination, par exemple, est sous licence exclusive depuis 2001, avec autorisation préalable et redevance selon l'usage.
La cotation relève du rôle propre infirmier
Le code de la santé publique range l'observation de l'état de conscience parmi les actes du rôle propre. L'article R. 4311-5 cite, à son 19°, le recueil des observations et l'appréciation des paramètres de surveillance.
La liste nomme expressément les réflexes pupillaires et les observations des manifestations de l'état de conscience. Coter un Glasgow et le tracer relève donc de l'initiative infirmière, sans prescription préalable.
Cette compétence emporte la responsabilité de la trace écrite. L'article R. 4311-3 charge l'infirmier de la conception, de l'utilisation et de la gestion du dossier de soins infirmiers.
| Situation | Ce qui s'applique | Ce qu'il faut faire |
|---|---|---|
| Coter un patient en soin courant | Usage gratuit, aucune licence requise | Rien de particulier, l'échelle se cite par son nom |
| Publier un travail de recherche clinique | Usage de recherche couvert par la gratuité annoncée | Mentionner le copyright de l'université de Glasgow |
| Reproduire l'aide d'évaluation, le GCS-P ou les chartes | Copyright de Sir Graham Teasdale | Créditer l'auteur sur le document diffusé |
| Tracer la cotation dans le dossier | Rôle propre infirmier, article R. 4311-5 du code de la santé publique | Noter l'heure, le détail Y-V-M et les conditions de mesure |
| Afficher une grille au poste de soins | Usage de soin, couvert par la gratuité annoncée | Reprendre la mention du copyright sur l'affiche |
| Reproduire la grille hors soin et recherche | Hors du champ décrit sur la page des permissions | Demander un accord écrit au titulaire des droits avant diffusion |
La gratuité annoncée vise deux usages, le soin et la recherche. Tout le reste appelle une demande écrite au titulaire des droits.
Sur tout support qui reprend l'échelle, la page des permissions demande de créditer les droits. La formule tient en une ligne.
Glasgow Coma Scale © University of Glasgow. GCS Aid, GCS-P © Sir Graham Teasdale.
Nous rapportons ce que le titulaire des droits et le code de la santé publique ont écrit. Les conditions de reproduction et de diffusion des supports de l'échelle se vérifient auprès du titulaire des droits avant toute reproduction ou diffusion commerciale. Avant, pas après.
Questions fréquentes
Quel est le score de Glasgow normal ?
Un score de Glasgow normal vaut 15, soit Y4-V5-M6. Le patient ouvre les yeux spontanément, répond de façon orientée et obéit aux ordres simples. Un score de 15 n'exclut pas une lésion hémorragique intracrânienne, ce qui explique le recours aux critères d'imagerie.
Qu'est-ce que Glasgow 15 ?
Glasgow 15 correspond au maximum de l'échelle. Ce total additionne une ouverture des yeux spontanée (4), une réponse verbale orientée (5) et une obéissance aux ordres (6). Après un traumatisme crânien léger, un score à 15 fait partie des critères de retour à domicile, sans en être le seul.
Que signifie un score de Glasgow de 8 ?
Un score de 8 ou moins classe le traumatisme crânien en sévère. Un score inférieur à 8 sert de repère majeur pour évaluer la protection des voies aériennes, sans constituer une indication automatique d'intubation. Ce chiffre ne pose pas à lui seul le diagnostic de coma.
Comment calculer le score de Glasgow ?
Le calcul additionne trois notes : ouverture des yeux sur 4 points, réponse verbale sur 5 points, réponse motrice sur 6 points. On retient la meilleure réponse obtenue pour chaque item, jamais la plus mauvaise, et on note le détail Y-V-M à côté du total.
Quel est le score minimum de Glasgow ?
Le score minimum est de 3 points, obtenu avec Y1-V1-M1. Ce total correspond à une absence de réponse aux trois items. Un score de 0 n'existe pas, puisque l'absence totale de réponse à un item vaut déjà 1 point par construction de l'échelle.
Quelle différence entre le score de Glasgow et l'échelle AVPU ?
L'AVPU classe la vigilance en quatre niveaux seulement, patient alerte, réactif à la voix, réactif à la douleur, ou aréactif. Cette échelle sert au repérage rapide en premier contact. Le score de Glasgow apporte une graduation fine et un suivi chiffré de l'évolution.
Comment note-t-on le score d'un patient intubé ?
La réponse verbale se note NT, pour non testable, et non 1 point. Les auteurs de l'échelle demandent de ne pas rapporter de total dans ce cas. On transmet Y et M avec le motif du NT et son heure.
Un score de Glasgow bas signifie-t-il toujours un coma ?
Non. Un patient aphasique ou catatonique peut garder les yeux ouverts avec un total bas sans être comateux. Le diagnostic de coma associe le score à des troubles de la vigilance et de l'éveil constatés cliniquement.
- Observez les deux côtés, retenez la meilleure réponse et documentez le déficit à part.
- Notez NT avec son motif dès qu'un item n'est pas testable, et ne rapportez pas de total.
- Comparez chaque relevé au précédent, une valeur isolée ne dit rien de la tendance.
- Relevez les pupilles, la motricité des membres et les constantes dans le même passage.
- Mentionnez la sédation en cours, molécule et heure, à côté du score que vous transmettez.
- Traitez ce guide comme une aide pratique, jamais comme un protocole, et suivez celui de votre service.
Deux référentiels français encadrent la prise en charge du traumatisme crânien léger. Le texte en vigueur et celui qu'il remplace.
SFMU et SFAR, recommandations de pratiques professionnelles 2022
Stratification du risque, place des biomarqueurs, délai d'imagerie, réversion des anticoagulants et critères de retour à domicile. Ce texte se substitue à celui de 2012 pour l'adulte.
Télécharger le PDFSociété française de médecine d'urgence
Référence historique, encore utile pour le rythme de surveillance hospitalière et pour les versions pédiatriques du score, non reprises en 2022.
Télécharger le PDFDans le guide, chaque chiffre est suivi du nom de sa source. Les sites officiels sont liés directement dans le texte, là où l'information sert.
Les articles scientifiques, qui n'ont pas tous de version en accès libre, sont listés ici avec leur référence complète.
- Description initiale de l'échelle. Teasdale G, Jennett B, Assessment of coma and impaired consciousness, a practical scale, The Lancet, 1974.
- Ajout du sixième niveau moteur. Teasdale G, Jennett B, Assessment and prognosis of coma after head injury, Acta Neurochirurgica, 1976.
- Addition des trois items en un total. Teasdale G et coll., Adding up the Glasgow Coma Score, Acta Neurochirurgica Supplementum, 1979, volume 28, pages 13 à 16.
- Écarts de cotation entre examinateurs. Prasad K, The Glasgow Coma Scale, a critical appraisal of its clinimetric properties, Journal of Clinical Epidemiology, 1996, repris par la Société française de médecine d'urgence.
- Score pupillaire GCS-P. Brennan P, Murray G, Teasdale G, Simplifying the use of prognostic information in traumatic brain injury, Journal of Neurosurgery, 2018, volume 128, pages 1612 à 1620.
- Échelle de Glasgow-Liège. Born J. D. et coll., université de Liège, 1982, présentation reprise par le Collège des Enseignants de Neurologie.
- Grille de cotation de référence. Société française d'anesthésie et de réanimation, fiche score de Glasgow, d'après Teasdale 1979.
- Traumatisme crânien léger de l'adulte. SFMU et SFAR, avec SFBC, SFR et SOFMER, recommandations de pratiques professionnelles, 2022. Texte SFMU de 2012 pour le rythme de surveillance hospitalière et les versions pédiatriques du score.
- Version pédiatrique de moins de 5 ans. Académie nationale de médecine, dictionnaire médical, édition 2019.
- Rôle propre infirmier et dossier de soins. Articles R. 4311-3 et R. 4311-5 du code de la santé publique.
- Droits d'utilisation. Copyright de l'université de Glasgow pour l'échelle, de Sir Graham Teasdale pour les outils, page des permissions du site officiel de l'échelle.
Information importante. Ce guide repose sur les sources officielles disponibles à ce jour et poursuit un objectif d'information professionnelle. Il ne remplace ni un protocole de service, ni une formation, ni un avis médical individuel. Les références principales sont détaillées ci-dessus. Si vous repérez une donnée à actualiser, contactez la rédaction.
