Un site internet médical présente en ligne un cabinet ou un établissement de santé : le praticien, les soins proposés et les informations pratiques.
Avec les outils d'intelligence artificielle, un site vitrine se construit aujourd'hui vite et à bas coût, même sans temps libre ni goût pour l'informatique. Le choix se joue donc sur l'objectif du site, sa conformité et sa maintenance, davantage que sur la technique.

- 6 professions à ordre ont vu leurs règles de communication assouplies par les décrets du 22 décembre 2020.
- Aucune déclaration préalable à la CNIL pour les traitements courants d'un cabinet : il tient un registre et applique le RGPD.
- Hébergeur certifié HDS requis quand un prestataire héberge pour vous des données de santé de patients.
- Référencement payant interdit aux médecins, dentistes, sages-femmes, infirmiers, kinés et podologues : ni Google Ads, ni annuaire payant.
Sommaire
- Les avantages d'un site internet médical
- Site internet et plateformes de rendez-vous : Doctolib, Maiia, Resalib
- Les 4 types de site internet médical
- Définir vos objectifs avant de créer le site
- Les professions concernées par les décrets de décembre 2020
- Les informations autorisées sur les sites médicaux professionnels
- Les informations à communiquer sur un site internet médical
- Les solutions pour créer un site web dans le domaine de la santé
- Les outils en ligne pour créer et faire vivre un site médical
- Prix d'un site internet médical
- Lancer un site internet médical : nos 6 conseils
- Les vérifications de conformité avant la mise en ligne
- Maintenance et refonte d'un site internet médical
- Les qualités du meilleur site médical
- Exemples de 3 sites internet de professionnel de la santé
- Questions fréquentes sur la création d'un site internet santé
Les avantages d'un site internet médical
Un site internet médical sert d'abord à informer les patients sans passer par le téléphone du cabinet. Créer un site internet médical a plusieurs avantages :
- Il communique des informations accessibles par les patients à tout moment et de n'importe où.
- Il diminue les appels des patients au secrétariat pour des questions pouvant être réglées par une information générale (horaires et lieu des consultations).
- Il fait la promotion de votre offre de soins.
- Un site web médical permet une mise à jour rapide des informations, ce qui permet un gain de temps et d'argent.
- Il permet de communiquer différents types d'informations : texte, images, vidéos.
- Vos patients seront mieux informés en arrivant en consultation.
- Un site internet santé favorise une bonne e-réputation.
- Vous attirez de nouveaux patients en mettant en avant votre expertise, donc votre notoriété et votre crédibilité.
Pour un praticien qui s'installe, le site se prépare en même temps que les démarches d'ouverture d'un cabinet médical. Il est ainsi en ligne le jour des premières consultations.
Site internet et plateformes de rendez-vous : Doctolib, Maiia, Resalib
Un profil sur une plateforme de rendez-vous et un site internet ne remplissent pas le même rôle. La plateforme gère l'agenda. Le site présente le cabinet et répond aux questions des patients avant qu'ils réservent.
Les plateformes les plus utilisées sont présentées dans nos fiches Doctolib, Maiia et Resalib.
| Critère | Profil sur une plateforme | Site internet du cabinet |
|---|---|---|
| Rôle principal | Réserver un créneau | Présenter le cabinet et informer les patients |
| Contenu | Fiche au format imposé : adresse, horaires, motifs de consultation | Pages libres : soins, parcours, équipe, accès, articles, recrutement |
| Propriété | Profil hébergé par la plateforme, lié à l'abonnement | Site et nom de domaine à votre nom, si le contrat le prévoit |
| Visibilité dans Google | Le profil ressort surtout sur votre nom | Le site peut ressortir sur la spécialité, la ville et les questions des patients |
| Si vous changez d'outil | Le profil disparaît avec l'abonnement | Le site reste en ligne et garde son adresse |
Les deux se complètent. Le site affiche le bouton de réservation de la plateforme, et le profil de la plateforme renvoie vers le site.
Un profil peut suffire
Agenda déjà plein, patientèle locale, aucun besoin d'expliquer une pratique ni de recruter.
Le site devient utile
Spécialité à expliquer, soins non remboursés, accès difficile, préparation des consultations, recrutement d'un collaborateur ou d'un remplaçant.
Les 4 types de site internet médical
Un site de professionnel de santé relève de l'un de ces quatre formats. Ils diffèrent par l'objectif, le contenu et le temps d'entretien.
| Type de site | Objectif principal | Contenu type | Entretien à prévoir |
|---|---|---|---|
| Site vitrine | Être trouvé et informer les patients | 4 à 6 pages : accueil, praticien, soins, informations pratiques, contact, mentions légales | Horaires, fermetures, changements d'équipe |
| Site vitrine avec prise de rendez-vous | Permettre la réservation sans appeler le secrétariat | Pages de la vitrine et bouton de réservation relié au logiciel d'agenda | Motifs de consultation et créneaux à tenir à jour |
| Site thématique avec articles | Informer le grand public et faire connaître une expertise | Vitrine et articles de prévention ou d'éducation à la santé, sourcés | Publication régulière, relecture et mise à jour des articles |
| Site de structure (maison de santé, centre, clinique) | Présenter une équipe et orienter le patient vers le bon praticien | Pages par professionnel et par spécialité, parcours du patient | Coordination entre praticiens, DPO si données de santé à grande échelle |
Le site thématique demande surtout du temps de rédaction. Chaque article engage la responsabilité déontologique de son auteur (voir le conseil n° 6 plus bas).
Les formats se combinent. Un cabinet peut commencer par une vitrine avec prise de rendez-vous, puis ajouter une rubrique d'articles quand il dispose du temps de rédaction nécessaire.
Définir vos objectifs avant de créer le site
L'objectif décide du type de site, du budget et du prestataire. Fixez-en un ou deux avant de demander un devis, puis vérifiez le contenu qu'il suppose.
| Objectif | Ce qu'il faut sur le site | Indicateur à suivre |
|---|---|---|
| Être trouvé par les patients du secteur | Pages par soin avec la ville, fiche d'établissement Google à jour | Appels et demandes d'itinéraire depuis la fiche Google |
| Réduire les appels au secrétariat | Horaires, accès, documents à apporter, secteur de conventionnement | Nombre d'appels pour des questions pratiques |
| Faciliter la prise de rendez-vous | Bouton de réservation visible sur chaque page | Part des rendez-vous pris en ligne |
| Informer et faire de la prévention | Articles sourcés, rubrique de questions des patients | Visites des articles dans Google Search Console |
| Recruter un collaborateur, un remplaçant ou un associé | Page de présentation du cabinet, de l'équipe et du plateau technique | Candidatures reçues |
| Présenter une structure pluriprofessionnelle | Pages par professionnel, parcours du patient | Demandes orientées vers le bon praticien |
Les 7 étapes pour y arriver
- Fixer un ou deux objectifs prioritaires.
- Choisir le type de site qui y répond.
- Lister les pages et rédiger les contenus. Le praticien reste l'auteur responsable de chaque texte.
- Choisir la solution : outil d'IA ou logiciel de création de site (CMS) en autonomie, plateforme santé, prestataire indépendant ou agence.
- Contrôler la conformité (voir les vérifications avant la mise en ligne).
- Mettre en ligne, puis relier le site à la fiche Google et au profil de prise de rendez-vous.
- Planifier la maintenance et les mises à jour des contenus.
Les professions concernées par les décrets de décembre 2020
Six décrets du 22 décembre 2020 ont été publiés au Journal officiel du 24 décembre. Ils suppriment de ces codes de déontologie l'interdiction de « tous procédés directs ou indirects de publicité ». Chaque profession dispose désormais d'articles propres sur sa communication professionnelle.
| Profession | Décret du 22 décembre 2020 | Articles du code de la santé publique |
|---|---|---|
| Médecins | n° 2020-1662 | R. 4127-19-1 et suivants |
| Chirurgiens-dentistes | n° 2020-1658 | R. 4127-215-1 et suivants |
| Sages-femmes | n° 2020-1661, code refondu par le décret n° 2025-1426 du 30 décembre 2025 | R. 4127-349 dans le code refondu |
| Infirmiers | n° 2020-1660 | R. 4312-68-1 et suivants |
| Masseurs-kinésithérapeutes | n° 2020-1663 | R. 4321-67-1 et suivants |
| Pédicures-podologues | n° 2020-1659 | R. 4322-39-1 et suivants |
Ces textes ne visent que ces six professions. Un pharmacien, un orthophoniste ou un ostéopathe vérifie les règles propres à sa profession avant de mettre un site en ligne.
Un cabinet groupé ou une maison de santé peut devoir désigner un délégué à la protection des données (DPO). Pour les médecins, la FAQ de l'Ordre sur la protection des données fixe des conditions cumulatives, dont un système d'information partagé et au moins 10 000 patients par an dans le cabinet groupé.
Ce DPO est la seule démarche à effectuer auprès de la CNIL : sa désignation se fait en ligne, sur le téléservice de la CNIL.

Les informations autorisées sur les sites médicaux professionnels
Les informations transmises via un site web médical doivent respecter le Code de déontologie ainsi que les recommandations du conseil de l'Ordre.
Deux niveaux de règles s'appliquent et se lisent ensemble :
- Le code de déontologie fait partie du code de la santé publique. C'est une obligation réglementaire : un manquement peut conduire à une sanction disciplinaire devant l'Ordre. Pour les médecins, il s'agit des articles R. 4127-1 à R. 4127-112.
- Les recommandations de l'Ordre expliquent comment appliquer ces articles, par exemple pour les annuaires, les réseaux sociaux ou les hashtags. Le code impose d'en tenir compte. Pour les médecins, elles figurent dans les commentaires de l'Ordre sur la communication professionnelle.
Chaque profession a son propre Ordre, qui publie ses recommandations. Nos fiches présentent par exemple l'Ordre des médecins et l'Ordre des chirurgiens-dentistes.
Pour un médecin, l'article R. 4127-19-1 du code de la santé publique autorise la communication sur un site internet. Elle porte sur ses compétences et pratiques professionnelles, son parcours et ses conditions d'exercice. Le même article pose quatre limites :
- la communication est loyale et honnête
- elle ne fait pas appel à des témoignages de tiers
- elle ne repose pas sur des comparaisons avec d'autres médecins ou établissements
- elle n'incite pas à un recours inutile à des actes de prévention ou de soins
Assurez-vous de respecter la liste des informations autorisées à être communiquées en ligne dans notre dossier spécial sur la communication digitale pour les professionnels de santé.
Un médecin ne peut pas afficher d'avis, de notes, de remerciements ou de témoignages de patients sur son site. L'article R. 4127-19-1 exclut les témoignages de tiers, et les commentaires de l'Ordre des médecins citent aussi les notations et les remerciements.
Les photos « avant / après » qui laissent croire à un résultat garanti sont également proscrites. Les codes de déontologie des sages-femmes et des pédicures-podologues excluent eux aussi les témoignages de tiers.
Si votre modèle de site (WordPress, Wix ou site généré par l'IA) contient une rubrique « Avis » ou « Témoignages », supprimez-la avant la mise en ligne.
Les avis laissés sur votre fiche Google relèvent d'une autre question, et ils sont à double tranchant. Un avis négatif reste visible tant qu'il n'est pas retiré, et une réponse maladroite peut l'amplifier.
Toute réponse reste soumise au secret professionnel : elle ne confirme même pas que l'auteur est un patient. Notre article sur les avis Google des médecins détaille la conduite à tenir. En cas de doute, interrogez votre conseil départemental de l'Ordre.
Les informations à communiquer sur un site internet médical
Un site web médical efficace s'organise selon les rubriques suivantes :
- La présentation du cabinet médical : adresse, coordonnées (téléphone et mail), horaires des consultations, photos du cabinet.
- Le secteur de conventionnement.
- Les spécialités du professionnel de santé, y compris les études, les diplômes et les expériences.
- Des informations pratiques sur le déroulement de la consultation.
- Des informations d'actualité sur le cabinet médical (fermeture, changement d'horaires).
- Des services pratiques comme la prise de rendez-vous en ligne. Il est possible d'associer le site internet avec des applications spécifiques de gestion d'agenda en ligne.
- Des informations utiles à destination du grand public par l'intermédiaire d'un blog. Toute information doit être sourcée. Vous pourrez ainsi y partager :
- des actualités médicales
- des informations sur des pathologies et leurs symptômes
- une explication de votre spécialité
- des actions de prévention
La prise de rendez-vous en ligne est devenue un usage courant. D'après le Baromètre du numérique 2024, 67 % des Français ont pris un rendez-vous médical sur internet au cours des douze derniers mois. L'enquête a été menée par le Crédoc en juillet 2023 pour l'Arcep, l'Arcom, le CGE et l'ANCT.
Un bouton de réservation visible dès la page d'accueil répond à cet usage. Il se branche sur un logiciel de rendez-vous médical plutôt que sur un simple formulaire de contact, qui obligerait le secrétariat à tout ressaisir.
Les solutions pour créer un site web dans le domaine de la santé
Entre les consultations, la gestion du cabinet et les démarches administratives, le temps d'un médecin ou d'un dentiste pour son site est compté. L'informatique n'est pas son métier, et rien ne l'oblige à le devenir.
Les outils d'IA changent l'équation. Une vitrine correcte se génère en une séance de travail, pour quelques euros par mois, à trois conditions : relire les textes, vérifier la conformité et prévoir l'entretien.
Il existe cinq solutions, réparties en deux familles :
Faire soi-même, seul ou accompagné
Logiciel de création de site (CMS), outil d'IA ou plateforme santé en abonnement. Budget : de quelques euros à quelques dizaines d'euros par mois, plus votre temps.
Confier le site à un professionnel
Prestataire indépendant ou agence de communication spécialisée en santé. Budget : à partir d'environ 1 000 € HT, selon ce que couvre le devis.
Créer son site internet seul
La création d'un site internet par ses propres moyens exige quelques connaissances de base et un peu de temps.
En effet, il faut apprendre à utiliser un CMS, le logiciel qui fait fonctionner le site.
Les plus utilisés sont WordPress et Wix. Tous deux proposent des modèles de sites prêts à personnaliser. Le praticien reste responsable du contenu publié, même avec un modèle tout prêt.
CMS : le mot à connaître
Un CMS (content management system, « système de gestion de contenu ») est le logiciel qui fait fonctionner un site. Il permet d'ajouter une page, de changer un horaire ou de publier un article depuis votre navigateur, sans écrire de code. WordPress et Wix sont les plus connus.
Un CMS maison est un logiciel développé par une agence pour ses propres clients. Il est simple à utiliser, mais plus difficile à quitter si vous changez de prestataire.
Notre conseil : évitez le CMS maison. Si vous quittez l'agence, votre site risque de rester chez elle. Choisissez plutôt un CMS courant comme WordPress : n'importe quel autre prestataire pourra reprendre votre site.
Générer un site vitrine avec l'IA
Deux familles d'outils d'intelligence artificielle facilitent aujourd'hui la création d'un site vitrine :
- les générateurs de sites produisent un site complet à partir d'une description écrite du cabinet. C'est le cas de Lovable, et de ChatGPT depuis le modèle GPT-6 Astra lancé par OpenAI en septembre 2026 : sa fonction Sites crée, héberge et partage un site à partir d'une simple demande, pour les abonnements payants
- les assistants IA, comme Claude d'Anthropic ou ChatGPT, rédigent les textes, génèrent le code HTML d'une page et guident pas à pas la configuration de WordPress
Les 5 contrôles avant de publier un site créé avec l'IA
Le gain de temps est réel, mais ces vérifications restent à votre charge.
Propriété
Le site se relie à votre propre nom de domaine et son contenu s'exporte si vous changez d'outil.
Lisibilité
Le texte des pages apparaît dans leur code source. Google sait lire les pages construites en JavaScript, les robots des assistants IA ne l'exécutent pas tous.
Textes
L'IA écrit des formules génériques, parfois des promesses (« le meilleur soin », « résultats garantis ») contraires à la déontologie. Chaque phrase se relit.
Données
En pratique, un formulaire médical suppose un hébergeur certifié HDS.
Obligations légales
Mentions légales et politique de confidentialité s'ajoutent à la main.
Passer par une plateforme santé en abonnement
Entre le « tout seul » et l'agence, des plateformes dédiées aux professionnels de santé fournissent des modèles de sites prêts à remplir, l'hébergement et la maintenance, contre un abonnement mensuel.
- Ocab, édité par l'agence HealthCie : vous remplissez vous-même votre vitrine à partir de modèles.
- Simplébo : un chef de projet vous accompagne pour construire le site.
- Les éditeurs d'agenda médical : certains proposent un site vitrine relié à leur outil de prise de rendez-vous.
Leurs tarifs figurent dans la section prix, plus bas.
Déléguer la création à un prestataire indépendant
De nombreux graphistes, webdesigners, rédacteurs web et autres prestataires de services proposent la création de sites internet. Certains sont spécialisés dans la santé, ce qui est préférable pour être sûr de prendre en compte les spécificités et la réglementation liées à ce secteur.
De manière générale :
- le webdesigner est spécialisé dans l'aspect visuel du site
- l'UX designer est chargé de l'ergonomie et de l'expérience utilisateur
- le développeur web est le technicien faisant fonctionner le site et sa structure
- le rédacteur web est en charge des contenus et de leur optimisation pour les moteurs de recherche
Faire appel à une agence de communication spécialisée en santé
Ces agences, aussi appelées « agences santé », travaillent pour les professionnels et établissements de santé. Elles proposent des solutions clés en main sur mesure.
- Avantage : vos interlocuteurs sont habitués au secteur médical et connaissent la réglementation à respecter.
- Limite : elles sont néanmoins parfois coûteuses.
Voici une sélection de 5 agences santé. Tarifs publiés sur leurs sites en septembre 2026, à confirmer avant toute demande de devis.
| Agence | Ce qu'elle propose | Tarifs |
|---|---|---|
| DigiSanté digisante.fr | Agence digitale santé depuis 2014 : sites, contenus, réseaux sociaux. | Sur devis |
| Artès Web artesweb.fr | Sites clés en main pour médecins, spécialistes et dentistes, avec suivi et référencement. | Sur devis |
| HealthCie healthcie.fr | Sites sur mesure, référencement, réseaux sociaux. Édite aussi Ocab, des sites en abonnement. | Sur devis (Ocab : moins de 20 € par mois) |
| Answebmed answebmed.com | Agence de communication médicale : sites, référencement, rédaction. | Vitrine de base : 2 500 à 4 000 € |
| Esculape Médias esculape-medias.fr | Agence santé depuis 2009 : sites, réseaux sociaux, rédaction, formation. | Pack de 3 pages : 1 120 € HT |
Les 5 points à vérifier dans le devis ou le contrat
À contrôler avant de signer, quel que soit le prestataire choisi.
Nom de domaine
Il est déposé à votre nom, pas à celui du prestataire. Sans cela, le site et son adresse restent entre ses mains.
Accès administrateur
Vous recevez les identifiants du site et de l'hébergement, pas seulement un accès à l'éditeur de contenu.
Hébergement
L'hébergeur est certifié HDS dès que le site recueille des données de santé : formulaire médical, documents, motif de rendez-vous. Ce poste change le budget : demandez qu'il figure en ligne distincte.
Réversibilité
Le contrat prévoit la récupération du site et de ses contenus si vous changez de prestataire, avec le délai et le coût éventuel.
Maintenance
Mises à jour, sauvegardes et certificat de sécurité sont chiffrés : inclus dans l'offre ou vendus en option.
Les outils en ligne pour créer et faire vivre un site médical
Un praticien qui gère son site seul s'appuie sur quelques outils en ligne, dont plusieurs gratuits. Chacun comporte une limite propre au secteur de la santé.
| Outil | Usage | Point de vigilance en santé |
|---|---|---|
| ChatGPT avec GPT-6 Astra (fonction Sites) | Créer, héberger et partager un site à partir d'une simple demande écrite | Site hébergé par OpenAI : vérifier le nom de domaine et la récupération des contenus |
| WordPress ou Wix | Construire et modifier les pages sans coder, à partir de modèles | Savoir où sont stockées les réponses aux formulaires du site |
| Claude, assistant IA d'Anthropic | Rédiger les pages, générer le code d'un site vitrine, aider à configurer WordPress | Relire chaque texte généré |
| Fiche d'établissement Google (Google Business Profile) | Apparaître sur Google Maps et dans les recherches locales | Répondre aux avis sans jamais évoquer un patient ni ses soins |
| Lovable (lien partenaire, crédits offerts à l'inscription) | Générer un site avec l'IA à partir d'une description écrite, sans coder, puis le modifier en discutant avec l'outil | Vérifier le nom de domaine et la récupération des contenus |
| QuillBot | Reformuler un paragraphe, corriger l'orthographe et la grammaire | Relire chaque information médicale |
| Modèle de registre de la CNIL | Tenir le registre des traitements exigé par le RGPD | Y inscrire le formulaire de contact et l'agenda en ligne |
| Widget d'un logiciel de rendez-vous | Prise de rendez-vous en ligne depuis le site | Choisir un éditeur dont l'hébergeur est certifié HDS |
Le lien Lovable est un lien partenaire : lonasante.com peut recevoir une contrepartie si vous vous inscrivez, sans surcoût pour vous. Notre sélection d'outils n'en dépend pas.
Un outil de reformulation ou d'intelligence artificielle ne vérifie pas l'exactitude médicale. Le code de déontologie des médecins demande des informations « scientifiquement étayées » : chaque texte reformulé se relit et se source avant publication.
Aucun nom, compte rendu ou cas de patient ne se colle dans ces outils. Ces données sortiraient du cabinet, en contradiction avec le secret médical.
Prix d'un site internet médical
Les tarifs affichés par type de solution
Le prix d'un site internet médical va de quelques euros par mois en abonnement à plusieurs milliers d'euros en agence.
Les tarifs suivants sont ceux affichés sur les pages publiques des prestataires, consultées en septembre 2026, hors options.
| Type de solution | Exemple de tarif affiché | À prévoir en plus |
|---|---|---|
| WordPress en autonomie | Logiciel gratuit | Hébergement, thème, extensions et temps passé |
| Site généré par ChatGPT (GPT-6 Astra, fonction Sites) | Inclus dans l'abonnement ChatGPT Plus (20 $ par mois) | Relecture, nom de domaine, mentions légales, temps passé |
| Plateforme de site vitrine pour professionnels de santé | Ocab (HealthCie) : 9,95 € ou 19,90 € par mois selon les pages de l'éditeur | Rédaction des textes et photos par le praticien |
| Site accompagné par un chef de projet, en abonnement | Simplébo : à partir de 60 € HT par mois | Options de référencement et de contenus |
| Petit site d'agence santé (3 pages) | Esculape Médias : 1 120 € HT | Hébergement et maintenance selon contrat |
| Site sur mesure par une agence, paiement unique | adcom+ : à partir de 2 000 € HT | Maintenance à votre charge, modifications à 50 € HT de l'heure |
| Même agence, formule en abonnement | adcom+ : 79 € HT par mois | Maintenance, mises à jour et support inclus |
| Nom de domaine en .medecin.fr | OVHcloud : 19,99 € HT la première année | Validation par l'Ordre des médecins |
Chez adcom+, l'abonnement à 79 € HT par mois dépasse le paiement unique de 2 000 € HT au bout de 26 mois. En contrepartie, il inclut la maintenance, facturée à l'heure dans la formule sans abonnement. Comparez donc les offres sur la durée d'utilisation prévue du site, maintenance comprise.
Un devis à 2 000 € pour un site vitrine : ce qui doit le justifier
Un site vitrine de cinq pages se produit désormais à bas coût avec un outil d'IA ou une plateforme santé. Face à ces solutions, 2 000 € HT pèse lourd pour une simple vitrine. Ce montant reste pourtant dans la fourchette basse des agences santé, qui publient des vitrines de 1 120 € HT à 4 000 €.
La question est donc ce que le devis contient. Comparez-le à ces six postes, que vous devriez sinon assumer vous-même :
Rédaction
Textes adaptés à votre pratique et relus au regard de la déontologie.
Photos
Photos du cabinet et de l'équipe, plutôt que des images de banque.
Référencement local
Fiche Google, pages par soin et par ville.
Prise de rendez-vous
Intégration du module et contrôle de l'hébergement HDS.
Propriété
Les points du contrat vus plus haut : nom de domaine, accès administrateur, réversibilité.
Autonomie et suivi
Formation à la mise à jour et maintenance chiffrée.
Un devis limité à « création du site » et « design » ne permet pas de comparer. Demandez la décomposition poste par poste avant de signer.
Tout dépend ensuite du projet. Un site de maison de santé avec plusieurs praticiens, un site thématique avec articles ou une refonte avec reprise de contenus demandent plus de travail, et un budget plus élevé se discute alors.

Lancer un site internet médical : nos 6 conseils
Six conseils couvrent le lancement d'un site. Ouvrez chaque carte pour lire le détail :
1Image du cabinetConcevoir un design sur mesure
Concevoir un design sur mesure
Un site internet médical doit être à votre image et il est important de travailler son design de manière personnalisée.
Un accompagnement sur mesure par un graphiste expérimenté et spécialisé est conseillé pour définir une charte graphique adaptée à vos besoins et à votre image.
Pensez également à l'ergonomie de votre site web : il doit être accessible aux personnes ayant un handicap, notamment les personnes malvoyantes.
2Données personnellesPenser au RGPD
Penser au RGPD
Les obligations liées au RGPD s'appliquent à toutes les structures, publiques ou privées, dès qu'il existe un traitement de données personnelles. C'est le cas dans un cabinet médical, dès le simple recueil d'un nom et d'un moyen de contact.
Depuis l'entrée en application du RGPD le 25 mai 2018, aucune déclaration n'est à faire auprès de la CNIL. Le cabinet tient en revanche un registre des traitements, conservé en interne, selon la fiche de la CNIL destinée aux professionnels de santé libéraux.
Sur le site, cela se traduit par :
- une politique de confidentialité
- un bandeau de gestion des cookies
- des formulaires limités aux données utiles
L'hébergement dépend ensuite de ce que le site recueille, selon l'article L. 1111-8 du code de la santé publique et l'Agence du numérique en santé :
Site vitrine
Horaires, adresse et soins : aucune donnée de santé, hébergement classique.
Formulaire médical
Motif de consultation, ordonnance ou résultat d'examen : hébergeur certifié HDS requis pour le prestataire qui stocke ces données.
3Adresse du siteChoisir un nom de domaine adapté à votre pratique
Choisir un nom de domaine adapté à votre pratique
Votre nom de domaine doit faire référence à votre domaine d'expertise. À noter que les médecins peuvent obtenir un nom de domaine avec l'extension « .medecin.fr », sous quatre conditions :
- être docteur en médecine ou société d'exercice (SEL, SELARL, SCP)
- suivre le format nom-prenom-specialite.medecin.fr, sans pseudonyme ni nom de ville
- fournir son numéro RPPS au bureau d'enregistrement
- signer au préalable une charte qualité adressée au conseil départemental de l'Ordre
L'Ordre des médecins valide ensuite l'enregistrement.
4VisibilitéAvoir un bon référencement
Avoir un bon référencement
Le contenu du site internet santé doit être correctement écrit, avec un champ sémantique bien développé et des mots clés choisis judicieusement. Trois leviers soutiennent ensuite ce référencement naturel :
- Le référencement local : vous devez être visible par les personnes proches de vous géographiquement. La fiche d'établissement Google (Google Business Profile, anciennement Google My Business) sert à cela.
- Les plateformes connues : indiquez l'adresse url de votre site dans votre profil Doctolib ou Maiia.
- Les contenus du blog : chaque article sourcé répond à une recherche précise de vos patients.
Méfiez-vous d'un prestataire qui vous garantit d'être premier sur « dentiste Marseille » ou « médecin + votre ville ». Google le dit lui-même : personne ne peut garantir une première place dans ses résultats.
Sur ces recherches, les premières places sont déjà prises. Pour « dentiste Marseille », Google affiche d'abord une carte avec des cabinets et centres dentaires, puis Doctolib, d'autres centres et un annuaire (relevé de septembre 2026). La seule façon d'acheter une position, la publicité payante, est interdite aux professions à ordre.
Même bien placé, un site ne garde pas sa position sans entretien : les classements bougent. La notoriété d'un cabinet se construit d'abord par la qualité des soins et le bouche-à-oreille. Les avis que vos patients laissent d'eux-mêmes sur votre fiche Google comptent aussi : Google indique en tenir compte dans son classement local.
5Réseaux sociauxUtiliser les réseaux sociaux
Utiliser les réseaux sociaux
Les réseaux sociaux permettent de partager une expertise, de vous démarquer et de promouvoir votre spécialité, dans une démarche de prévention et d'information. Sélectionnez celui qui correspond le mieux à votre personnalité :
- Instagram et TikTok s'adressent surtout au grand public.
- LinkedIn permet d'élargir son réseau de professionnels.
Les médecins surveillent aussi leurs hashtags. Ceux qui servent à gagner en visibilité et à cibler des patients comptent parmi les moyens de référencement prioritaire proscrits. L'Ordre le précise dans ses commentaires de l'article 19-1 du code de déontologie.
6DéontologieRespecter les règles déontologiques
Respecter les règles déontologiques
Ces règles pratiques complètent le cadre vu plus haut :
- Les informations médicales doivent être vérifiées et s'appuyer sur des publications scientifiques confirmées. Les sources doivent être mentionnées.
- Le contenu doit être mis à jour régulièrement en fonction des avancées médicales.
- Vous ne pouvez pas mettre en place de campagne de publicité sur les réseaux sociaux ou avec Google Ads (anciennement Google Adwords). Pour un médecin, l'article R. 4127-80 du code de la santé publique interdit d'obtenir « contre paiement ou par tout autre moyen » un référencement numérique prioritaire. La même interdiction s'applique aux chirurgiens-dentistes, sages-femmes, infirmiers (article R. 4312-69), masseurs-kinésithérapeutes (article R. 4321-123) et pédicures-podologues. Le texte vise directement les annonces payantes dans les résultats de recherche et les positions achetées dans un annuaire. L'Ordre des médecins l'étend à tous les usages d'internet, ce qui inclut selon lui les publications sponsorisées.
- Évitez tout conseil ou diagnostic individuel via le site : une question personnelle sur l'état de santé relève d'une consultation ou d'une téléconsultation.
- L'anonymat des patients doit être respecté.
- Évitez le chat en direct sur le site. Un échange individuel avec un patient passe par une messagerie sécurisée de santé (MSSanté) ou une téléconsultation.
Il est judicieux d'informer le conseil de l'Ordre de la création de votre site internet.
Les vérifications de conformité avant la mise en ligne
Sept points se contrôlent avant de rendre le site public. L'avant-dernier cite le texte des médecins. Le dernier vaut pour les six professions à ordre concernées par les décrets de 2020.
| Point à vérifier | Texte de référence | Ce qui doit figurer sur le site |
|---|---|---|
| Mentions légales | Loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN) de 2004 | Identité et coordonnées du praticien, nom et adresse de l'hébergeur |
| Politique de confidentialité | RGPD, information des personnes | Finalités, durée de conservation, droits des patients et moyen de les exercer |
| Cookies non nécessaires au fonctionnement | Recommandations de la CNIL | Bandeau permettant de refuser aussi facilement que d'accepter |
| Registre des traitements | RGPD, article 30 | Rien à publier : le registre est tenu au cabinet |
| Hébergement des données de santé | Code de la santé publique, article L. 1111-8 | Hébergeur certifié HDS si le site recueille des données de santé (formulaire médical, documents, motif de rendez-vous) |
| Contenu de la communication | Article R. 4127-19-1 (médecins) | Informations loyales, sans témoignages ni comparaisons |
| Visibilité payante | Article R. 4127-80 (médecins) et articles équivalents des cinq autres professions | Aucune annonce dans les résultats de recherche ni position achetée dans un annuaire |
Maintenance et refonte d'un site internet médical
Un site mis en ligne puis oublié vieillit vite : extensions non mises à jour, horaires faux, certificat expiré. La maintenance se prévoit dès le devis, au même titre que la création.
Ce que couvre la maintenance
Mises à jour techniques
Logiciel du site (CMS), thème et extensions, pour WordPress notamment.
Sauvegardes
Copies régulières, stockées hors du serveur du site.
Nom de domaine et HTTPS
Renouvellement du domaine et du certificat de sécurité.
Informations pratiques
Horaires, fermetures, praticiens, secteur de conventionnement.
Articles de santé
Relecture quand les recommandations évoluent.
Formule de maintenance
Incluse dans un abonnement, vendue au forfait annuel ou facturée à l'heure.
Refondre un site existant
Une refonte se justifie dans quatre cas :
- le site s'affiche mal sur smartphone
- ses textes sont antérieurs aux décrets du 22 décembre 2020 ou contiennent des témoignages de patients
- la technologie ou les extensions ne sont plus mises à jour
- le prestataire ne répond plus et vous n'avez pas les accès administrateur
Pendant la refonte, conservez les adresses des pages existantes ou redirigez-les (redirection 301) vers les nouvelles. Le site limite ainsi la perte de positions dans Google.
Un nom de domaine non renouvelé est suspendu, puis peut être enregistré par un tiers. Vérifiez qu'il est déposé à votre nom et que son renouvellement est automatique.
Les qualités du meilleur site médical
Le meilleur site médical sur internet est un espace d'informations fiables et reconnues à destination des patients et des professionnels.
Avec un design clair et aéré, il facilite la lecture. Il respecte toutes les recommandations en termes de déontologie.
Pour l'information de santé grand public, Santé.fr est le service public d'information en santé. Un site de cabinet peut y renvoyer plutôt que de réécrire des fiches sur les pathologies courantes.
Exemples de 3 sites internet de professionnel de la santé
Ces trois sites d'établissements de santé appliquent les bonnes pratiques évoquées précédemment.
Groupe Ramsay Santé
Ce que nous apprécions
- Navigation intuitive : structure claire, permettant aux utilisateurs (patients et professionnels de santé) de trouver rapidement des informations.
- Design professionnel : visuel épuré, sobre et rassurant, adapté à l'univers médical.
- Contenu qualitatif : informations fiables, actualisées régulièrement, avec des articles de santé, des actualités médicales et des conseils pratiques.
- Fonctionnalités avancées : services en ligne (prise de rendez-vous, recherche d'établissements), facilitant la relation patient et établissement.
Clinique Axium
Ce que nous apprécions
- Présentation des spécialités : mise en avant claire des services médicaux disponibles et des médecins spécialistes.
- Accessibilité de l'information : coordonnées et horaires faciles à trouver, facilitant l'accès aux soins.
- Confiance et crédibilité : présence des équipes médicales clairement affichée, renforçant la confiance des utilisateurs.
- Esthétique adaptée : site moderne, rassurant, avec une identité visuelle cohérente pour une clinique.
Hôpital Privé Ambroise Paré
Ce que nous apprécions
- Ergonomie réussie : navigation fluide avec un menu structuré permettant un accès rapide aux informations clés.
- Valorisation des équipes médicales : présentation détaillée des professionnels et de leurs spécialités, apportant transparence et confiance.
- Informations pratiques efficaces : données administratives claires, simplifiant les démarches des patients.
- Design attractif et sérieux : graphisme soigné, associant sobriété médicale et convivialité.
Questions fréquentes sur la création d'un site internet santé
Quel est le prix d'un site internet pour un médecin ?
Le prix d'un site internet pour un médecin va de moins de 20 € par mois sur une plateforme santé en abonnement à 1 120 € HT pour un petit site d'agence de 3 pages, et plusieurs milliers d'euros pour un site complet. S'ajoutent le nom de domaine et la maintenance. Un .medecin.fr coûte 19,99 € HT la première année chez OVHcloud. Si le site recueille des données de santé, l'hébergement doit être certifié HDS.
Un devis à 2 000 € pour un site vitrine est-il justifié ?
Cela dépend de ce qu'il contient. 2 000 € HT se situe dans la fourchette basse des agences santé, mais reste élevé face à une plateforme en abonnement ou à un site généré par l'IA. Le devis se défend s'il couvre un travail que vous ne ferez pas vous-même : rédaction relue au regard de la déontologie, photos, référencement local, prise de rendez-vous, formation. Vérifiez aussi que le nom de domaine est à votre nom et que les contenus sont récupérables.
Quelle différence entre un site vitrine et un site avec articles ?
Un site vitrine présente le cabinet, le praticien, les soins et les informations pratiques en quelques pages. Un site thématique y ajoute des articles de prévention ou d'éducation à la santé. Ces articles demandent du temps de rédaction, des sources et des mises à jour, car ils engagent la responsabilité déontologique de leur auteur.
Peut-on créer soi-même un site médical avec l'IA, WordPress ou Wix ?
Oui. Un assistant IA comme ChatGPT (modèle GPT-6 Astra) ou Claude, un générateur comme Lovable ou un logiciel de création de site (CMS) comme WordPress ou Wix permet de créer des pages sans coder. Le praticien reste responsable de sa déontologie et du RGPD. Il ajoute les mentions légales et une politique de confidentialité, relit chaque texte généré et vérifie que le site lui appartient. Un formulaire qui recueille des données de santé impose un hébergeur certifié HDS.
Quelle maintenance prévoir pour un site de cabinet médical ?
La maintenance d'un site de cabinet couvre les mises à jour techniques, les sauvegardes, le renouvellement du nom de domaine et du certificat de sécurité. Elle inclut aussi l'actualisation des horaires et des contenus. Elle est comprise dans les offres en abonnement, vendue au forfait ou facturée à l'heure, par exemple 50 € HT de l'heure chez adcom+.
Un professionnel de santé peut-il faire de la publicité Google Ads pour son site ?
Non, pour les six professions concernées par les décrets de 2020. L'article R. 4127-80 du code de la santé publique interdit au médecin d'obtenir, contre paiement ou par tout autre moyen, un référencement numérique prioritaire. Les codes de déontologie des chirurgiens-dentistes, sages-femmes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes et pédicures-podologues contiennent la même interdiction. Les annonces Google Ads et les positions achetées dans un annuaire entrent dans ce cadre. L'Ordre des médecins y ajoute tout procédé de mise en avant sur internet, dont les publications sponsorisées. Le référencement naturel reste autorisé.
Peut-on afficher des avis ou des témoignages de patients sur un site médical ?
Pas sur le site d'un médecin. L'article R. 4127-19-1 du code de la santé publique exclut les témoignages de tiers, et les commentaires de l'Ordre des médecins citent aussi les notes et les remerciements de patients. Un module d'avis intégré au site est donc à supprimer. Les codes de déontologie des sages-femmes et des pédicures-podologues excluent eux aussi les témoignages. Les avis Google, eux, sont publiés sans l'accord du praticien. S'il répond, sa réponse ne doit jamais confirmer que l'auteur est son patient.
Faut-il déclarer son site internet médical à la CNIL ?
Non. Depuis le 25 mai 2018, date d'application du RGPD, les professionnels de santé libéraux n'ont plus de formalité à accomplir auprès de la CNIL pour gérer leur cabinet. Ils tiennent un registre des traitements, conservé au cabinet, qui recense notamment le formulaire de contact et l'agenda en ligne. Seule exception : une structure qui doit désigner un délégué à la protection des données le déclare en ligne à la CNIL.
Un site de cabinet médical doit-il être hébergé chez un hébergeur HDS ?
Seulement si un prestataire héberge pour vous des données de santé de patients. Un site vitrine qui présente horaires, adresse et soins n'en contient pas. Un formulaire qui recueille un motif de consultation, une ordonnance ou un résultat d'examen déclenche l'obligation de l'article L. 1111-8 du code de la santé publique : l'hébergeur doit alors être certifié HDS.
Comment obtenir un nom de domaine en .medecin.fr ?
L'extension .medecin.fr est réservée aux docteurs en médecine et aux sociétés d'exercice comme les SEL, SELARL ou SCP. La demande passe par un bureau d'enregistrement, avec le numéro RPPS, au format nom-prenom-specialite.medecin.fr. Le praticien signe au préalable une charte qualité adressée à son conseil départemental, puis l'Ordre des médecins valide l'enregistrement.
Quels professionnels de santé peuvent avoir un site internet ?
Tout professionnel de santé peut avoir un site internet, dans le respect des règles de sa profession. Pour six professions à ordre, les décrets du 22 décembre 2020 ont assoupli la communication : médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes et pédicures-podologues. Leur communication reste encadrée par leur code de déontologie. Les autres professions de santé vérifient les règles propres à leur exercice avant toute mise en ligne.
Un profil Doctolib ou Maiia suffit-il, ou faut-il aussi un site internet ?
Un profil Doctolib, Maiia ou Resalib sert à réserver un créneau. Un site internet présente le cabinet, explique les soins et répond aux questions des patients. Un profil peut suffire à un praticien dont l'agenda est plein. Le site devient utile pour expliquer une spécialité, des soins non remboursés, un accès difficile ou pour recruter. Les deux se complètent : le site affiche le bouton de réservation.
- Référentiels de la CNIL pour la gestion des cabinets médicaux et paramédicaux
- CNIL : le registre des traitements pour les professionnels de santé
- Agence du numérique en santé : champ d'application de l'hébergement de données de santé
- Arcep : Baromètre du numérique, édition 2026
Les informations de ce guide ne remplacent pas l'avis du conseil de l'Ordre de votre profession ni celui d'un juriste.
